[:fr]Ophtalmologie : le CHU s’investit dans la recherche contre la DMLA[:]

[:fr]IVTLe CHU de Poitiers est très actif dans la recherche en ophtalmologie. Sous la houlette du Pr Nicolas Leveziel, chef du chef du service d’ophtalmologie, plusieurs études, portant notamment sur la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), sont en cours au CHU.

Cette maladie est la première cause de baisse d’acuité visuelle chez les patients de plus de 65 ans en France et touche environ 10% des personnes de plus de 60 ans et 25% des plus de 75 ans. « Nous menons actuellement deux protocoles institutionnels d’essais cliniques sur la DMLA exsudative (forme humide) et trois protocoles d’essais cliniques dans la DMLA atrophique (forme sèche). De plus, nous venons d’obtenir l’autorisation de l’agence de biomédecine pour pouvoir faire de la recherche fondamentale avec des cellules souches embryonnaires sur la thématique de la DMLA. Nous travaillons en partenariat avec l’Institut des cellules souches pour le traitement et l’étude des maladies monogéniques (I-Stem) afin de pouvoir éventuellement dupliquer des résultats intéressants.  »

Le CHU de Poitiers est centre de référence national pour deux des trois essais cliniques sur la DMLA atrophique. En parallèle, l’équipe du Pr Leveziel constitue des collections d’échantillons biologiques. Celles-ci seront très utiles pour développer des modèles cellulaires de la DMLA au sein de l’unité Inserm dirigée par le Pr Mohamed Jaber. Le but étant de mieux comprendre la maladie et, à terme, de pouvoir évaluer de nouvelles molécules.

Pour mener à bien ces investigations, l’équipe du Pr Leveziel est constituée d’une équipe médicale et de deux techniciens d’études cliniques qui prennent en charge la recherche clinique, ainsi que d’une doctorante et d’une ingénieure de recherche qui travaillent sur la recherche fondamentale.

En tant que promoteur, le CHU soutient cette thématique de recherche. En 2015, la direction de la recherche avait alloué une bourse à l’équipe du Pr Leveziel, un engagement qui vient d’être prolongé cette année avec l’attribution d’un budget lui permettant de recruter un technicien d’études cliniques à temps plein. « Le Pr Leveziel symbolise bien la recherche translationnelle qui fait le lien entre les recherches clinique et fondamentale, indique Harold Astre, le directeur de la recherche et de l’innovation du CHU. C’est important pour nous de valoriser ces chercheurs, qui représentent bien le dynamisme de l’unité Inserm dirigé par le Pr Jaber et, de façon plus large, l’ensemble des unités Inserm de notre site. De plus, le Pr Leveziel est très impliqué dans la communication auprès du grand public (il est président du comité scientifique d’une association de patients, l’association maculopathie myopique) et il a récemment coordonné un colloque organisé par l’association Retina France le 21 mai à Poitiers. »

Consultation d'ophtalmologie au CHU de Poitiers
Consultation d’ophtalmologie avec le Pr Nicolas Leveziel au CHU de Poitiers

La recherche clinique a besoin des patients
L’équipe du Pr Leveziel recrute des patients souffrant de toutes les formes de DMLA pour une participation éventuelle à des études cliniques. « Je remercie les patients qui acceptent de participer à ces recherches, car leur investissement permettra certainement d’obtenir de nouvelles avancées thérapeutiques », indique le Pr Leveziel. En plus de contribuer au progrès de la recherche, ces patients bénéficient d’un suivi renforcé. Si vous êtes touchés par la DMLA, vous pouvez contacter le secrétariat d’ophtalmologie du CHU de Poitiers au 05.49.44.43.27.

Vous aussi, vous pouvez soutenir les recherches du Pr Leveziel en donnant au fonds de dotation Aliénor du CHU de Poitiers.

Retrouver aussi les cinq autres projets soutenus par le fonds Aliénor :

  • La cancérologie : projet de recherche fondamentale du Pr Benoît Bataille sur l’étude de tumeurs cérébrales
  • Perturbateurs endocriniens : participation au financement d’un spectromètre de masse pour projet de recherche du Pr Virginie Migeot portant sur les perturbateurs endocriniens
  • Maison de santé publique : participation au financement de la création d’une maison de santé publique
  • Cardiologie et maladies vasculaires : projet de recherche clinique du Dr Sébastien Lévesque portant sur l’évaluation d’une technique d’imagerie innovante (OCT) pour la pose de stents coronaires
  • Robotique : participation au financement du robot RosaTM en neurochirurgie
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[:fr]Injection intravitréenne : en pointe pour combattre la dégénérescence maculaire liée à l’âge[:]

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Le Pr Nicolas Leveziel, chef du service ophtalmologie du CHU de Poitiers, en consultation
Le Pr Nicolas Leveziel, chef du service ophtalmologie du CHU de Poitiers, en consultation

Depuis 2008, le service d’ophtalmologie du CHU pratique des injections intravitréennes (IVT). Cette technique est principalement utilisée pour traiter la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) de forme humide. Quelque 1 300 IVT sont pratiquées chaque année au CHU. Un chiffre qui devrait augmenter avec de nouvelles indications thérapeutiques.

« Le praticien injecte dans le vitré, derrière le cristallin. Le médicament délivré dans la cavité vitréenne diffuse au contact des lésions. Avec de petites quantités, on obtient de bons résultats », résume le Dr Michèle Boissonnot, chef du pôle medipool au CHU. Technique récente, l’injection intravitréenne (IVT) est indiquée dans le traitement de certaines pathologies rétiniennes. Il s’agit essentiellement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) de forme humide ou exsudative, que l’on traite à l’aide de médicaments dits « anti-VEGF ». Le VEGF est une substance, fabriquée en excès dans l’œil lors de certains états pathologiques, facteur de croissance de vaisseaux anormaux sous la rétine. L’injection d’anti-VEGF permet de faire diminuer ces néo-vaisseaux. Deux médicaments anti-VEGF sont actuellement utilisés dans le traitement de la DMLA humide : Lucentis et Eylea. Des injections qui sont contre-indiquées en cas d’infarctus et d’accident cardiovasculaire récents, précise le praticien.

Clichés couleurs et angiographie à la fluorescéine. Œil droit (OD) : DMLA atrophique (flèche blanche). Œil gauche (OG) : DMLA exsudative (flèche blanche).
Clichés couleurs et angiographie à la fluorescéine. Œil droit (OD) : DMLA atrophique (flèche blanche). Œil gauche (OG) : DMLA exsudative (flèche blanche).

Les IVT peuvent également être préconisées dans le traitement des pathologies vasculaires rétiniennes entraînant des œdèmes, telles les occlusions veineuses rétiniennes (OVCR) ou la maculopathie œdémateuse du diabète. En dehors des anti-VEGF, des injections de corticoïdes et d’antibiotiques dans le vitré sont parfois réalisées en fonction des indications.

Un geste rapide
« Les IVT permettent de stabiliser la maladie ou de favoriser une bonne récupération si le diagnostic, posé à partir d’une angiographie à la fluorescéine, et le traitement sont faits précocement », rappelle le Dr Boissonnot. « Il est important de dédramatiser l’acte auprès des patients : ce n’est pas douloureux », insiste-t-elle. Ce geste « rapide », réservé aux rétinologues, s’effectue en ambulatoire, au bloc opératoire ou dans une salle dédiée. Le protocole est simple : instillation de collyres anesthésiques quelques minutes avant les soins, désinfection de l’œil à la povidone iodée dans les culs de sacs conjonctivaux, pose d’un champ autocollant stérile et d’un blépharostat puis injection du produit. « Des brûlures peuvent être ressenties dans les heures qui suivent et calmées avec des larmes artificielles », relève le Dr Michèle Boissonnot. La prise en charge nécessite « un traitement d’attaque » de trois injections mensuelles, qui se poursuit avec un traitement d’entretien qui peut durer plusieurs années. Le traitement entraîne une surveillance rapprochée du patient, avec mesure de l’acuité visuelle et tomographie en cohérence optique (OCT). S’ils sont rares, les risques de complications existent : hypertonie oculaire – généralement transitoire –, cataracte ou endophtalmie. Des douleurs persistantes quelques jours après l’injection doivent inciter à consulter en urgence.

En 2013, 1 300 IVT ont été pratiquées dans le service d’ophtalmologie du CHU. « Deux salles dédiées, installées au sein des consultations, permettront de doubler le nombre d’injections et de faire baisser les délais d’attente ce qui entraînera une prise en charge plus rapide avec, à la clé, de meilleurs résultats fonctionnels. »

Recherche clinique
Deux protocoles d’essais cliniques sur la DMLA et sur la rétinopathie diabétique sont actuellement en cours au CHU de Poitiers. Ils ont reçu l’accord du comité de protection de la personne humaine. Le premier, conduit en collaboration avec trois ophtalmologistes libéraux de la région, vise à évaluer l’effet d’une supplémentation orale en complément alimentaire sur la progression de la DMLA. Cette étude, qui a reçu un soutien financier de la région Poitou-Charentes, porte sur 500 patients. Le complément alimentaire sera donné à un groupe de patients souffrant de DMLA, tandis qu’un second groupe recevra un placébo. Dans tous les cas, les patients inclus dans cette étude seront suivis attentivement, ce qui permettra de détecter une atteinte plus précoce et de traiter plus rapidement ces patients. «Il s’agit d’évaluer l’effet de la prise orale du complément alimentaire dont les effets antioxydants peuvent être bénéfiques dans la DMLA », fait savoir le Pr Nicolas Leveziel, chef du service d’ophtalmologie du CHU.

Angiographie à la fluorescéine. Œil droit (OD) et gauche (OG) : rétinopathie diabétique proliférante. Les néovaisseaux sont bien visibles (flèches).
Angiographie à la fluorescéine. Œil droit (OD) et gauche (OG) : rétinopathie diabétique proliférante. Les néovaisseaux sont bien visibles (flèches).

Le second essai clinique en cours vise à évaluer l’effet des injections intravitréennes (IVT) sur la rétinopathie diabétique proliférante. « Le traitement de référence de la rétinopathie est actuellement la photocoagulation laser mais ce traitement entraîne une diminution du champ visuel car il détruit la rétine périphérique. Il s’agit donc de comparer ce traitement aux injections intravitréennes, qui pourraient permettre de conserver le champ des visuels des patients atteints de rétinopathie diabétique proliférante», explique le Pr Leveziel. L’étude vient de démarrer et 40 patients doivent être inclus. « Tout patient diabétique, ayant des néo-vaisseaux rétiniens n’ayant jamais été traités, peut participer à cette étude. » Sept injections intravitréennes seront pratiquées pour un groupe de patients, l’autre groupe devant être traité par photocoagulation laser. « On attend beaucoup de cette étude, dont les premiers résultats sont prévus à l’automne prochain », souligne le Pr Leveziel.[:]

[:fr]Journée interrégionale d’ophtalmologie : le CHU accueille le Grand Ouest[:en]Bonjour tout le monde ![:]

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Le Pr Nicolas Leveziel, chef du service ophtalmologie du CHU de Poitiers, en consultation
Le Pr Nicolas Leveziel, chef du service ophtalmologie du CHU de Poitiers, en consultation

Rétino’scopie, la journée annuelle de la Société d’ophtalmologie de l’Ouest de la France (Soof), se tiendra vendredi 10 octobre, à la faculté de médecine de Poitiers, dans l’amphithéâtre Come et Damien. Tous les professionnels, libéraux ou hospitaliers, de l’interrégion Hugo (Hôpitaux universitaires du Grand Ouest, soit Angers, Brest, Nantes, Poitiers, Rennes et Tours) sont conviés à cette journée organisée par la dynamique équipe du service ophtalmologie du CHU de Poitiers.

Le Pr Nicolas Leveziel et les Drsr Martial Mercié et Michelle Boissonnot se sont beaucoup investis dans la préparation de cet événement. Ils ont concocté un programme en lien avec les spécialités du CHU, avec pour thème principal la rétine. Ils interviendront tous les trois dans l’après-midi pour parler conduites pratiques et commenter des cas cliniques. Pour les conférences du matin, le Pr Leveziel a invité trois spécialistes parisiens, le Pr Gaudric et les Drs Querques et Quentel. Ils parleront de différentes pathologies rétiniennes.

Cette journée est aussi l’occasion pour les internes de l’interrégion de soutenir leur mémoire. Les meilleurs d’entre eux seront ensuite exposés à leurs ainés en fin de journée.

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