Liste des études ayant reçu un avis favorable d’un Comité Éthique et Scientifique. Toutes ces études sont menées par des professionnels du CHU de Poitiers, certaines en collaboration avec des partenaires extérieurs du CHU.
Les études réalisées sur données au CHU de Poitiers avant la mise en place de l’EDS sont listées ici.
- Toutes les recherches
- Anesthésie
- Biochimie
- Cardiologie
- Endocrinologie
- Gériatrie
- Hépato-gastro-entérologie
- Médecine interne
- Médecine vasculaire
- Néphrologie - Hémodialyse
- Oncologie
- Orthopédie - Traumatologie
- Rhumatologie
- Santé publique
- Service d'Information médicale
- Urgences
- Virologie
DATAPANC – Amélioration des séquences thérapeutiques des patients atteints d’un adénocarcinome pancréatique par l’émulation
L’adénocarcinome pancréatique (AP) est un cancer de très mauvais pronostic. Son incidence augmente régulièrement en France et dans le monde entier. Malgré l’amélioration des traitements ces dernières années, la survie globale de la majorité des patients reste inférieure à 12 mois. La recherche de facteurs prédictifs de réponse aux différents traitements disponibles pourrait permettre de mieux stratifier les séquences thérapeutiques en fonction des profils des patients. En effet, de nombreuses questions restent en suspens, par exemple la place de la radio-chimiothérapie en situation d’AP localisé, ou l’optimisation de l’ordre des chimiothérapies. Alors que les essais cliniques permettent de comparer l’efficacité et la tolérance de traitement à un temps donné, il est plus difficile de concevoir des essais pour évaluer des parcours thérapeutiques plus complexes. Cette étude a pour but de mieux identifier les prises en charge optimales aux différents moments clefs de l’évolution des patients atteints d’un adénocarcinome pancréatique et d’avoir une meilleure connaissance de cette pathologie.
INSTA-ICA – Indice de stase veineuse fémorale (ISFV) : un nouveau marqueur de congestion dans l’insuffisance cardiaque aiguë
L'insuffisance cardiaque est la première cause d'hospitalisation après 65 ans. Un patient sur quatre est réhospitalisé dans le mois qui suit son séjour, le plus souvent parce que la rétention d'eau n'a pas été complètement corrigée avant la sortie. Or cette rétention est difficile à mesurer : l'examen clinique et les examens habituels la sous-estiment. Notre équipe a mis au point une mesure par échographie de la veine de la cuisse, appelée indice de stase veineuse fémorale. Elle est rapide, indolore, réalisée au lit du patient et déjà utilisée dans les services participants. Cette étude réutilise les données déjà recueillies pendant l'hospitalisation et le suivi habituel de 300 patients dans cinq hôpitaux français, afin de vérifier si cette mesure, réalisée avant la sortie, permet de repérer les patients les plus à risque de décès ou de nouvelle hospitalisation pour insuffisance cardiaque dans les 6 mois. Aucun examen ni prélèvement supplémentaire n'est réalisé. L'objectif est de mieux ajuster le traitement avant la sortie et de réduire les réhospitalisations.
FUSE – Fusion of Omics and Machine Learning for Enhanced Diagnosis, Combiner les omics et l’intelligence artificielle pour la prochaine génération de diagnostics : un jumeau biologique pour améliorer le succès de la transplantation
En 2023, la pénurie d’organes en France a laissé plus de 5 000 malades en attente d'un rein. Pour abréger cette attente, il faut accepter de nouveaux donneurs, mais les chirurgiens manquent d'outils objectifs pour évaluer rapidement la qualité d'un greffon. Ce projet propose de combiner la biologie médicale de pointe et l'intelligence artificielle pour créer une solution unique : 1. **La photo moléculaire (Métabolomique) :** Grâce à des appareils de haute technologie hospitalière, les chercheurs analysent les molécules du rein pour obtenir une image ultra-fidèle de son état de santé à un instant T. 2. **L'application IA :** Comme ces données sont massives, une intelligence artificielle les trie pour concevoir un "jumeau biologique" du patient et prédire l'avenir de l'organe. Le résultat final sera une application web et smartphone. En y saisissant le taux de 10 à 15 molécules clés, le transplanteur obtiendra instantanément la probabilité de réussite de la greffe. Portée par l'Inserm de Poitiers, l'Université de Salamanque et les équipes médicales de Nouvelle-Aquitaine, cette innovation utilise les technologies de demain pour sécuriser les décisions et sauver davantage de vies.
COLAT – Latéralisation glénoïdienne dans les Prothèses Totales d’Épaules Inversées (PTEI) fractures : analyse de la consolidation des tubérosités et de l’impact fonctionnel
Étude multicentrique qui a pour but de comparer la consolidation des tubérosités humérales (zones de l’humérus où s'insèrent les muscles permettant la mobilisation de l’épaule) et la récupération des amplitudes articulaires entre : - un groupe de patients avec une prothèse d’épaule avec un centre de rotation latéralisé - un groupe de patients avec une prothèse d’épaule avec un centre de rotation non latéralisé après une fracture complexe de la tête humérale.
PAP-PHARM – Place du pharmacien d’officine dans la vaccination HPV en France
Les papillomavirus humains (human papillomaviruses - HPV) sont des virus strictement humains, ubiquitaires. Certains génotypes sont considérés comme à haut-risque d’évolution vers un cancer et sont responsables de 100% des cancers du col de l’utérus, mais également associés à d’autres cancers (anus, verge, vagin, sphère ORL). Depuis l’introduction du premier vaccin HPV en France en 2006, plusieurs évolutions ont permis d’étendre la couverture vaccinale de la population : abaissement de l’âge d’initiation de la vaccination, extension de la vaccination aux garçons, rappels possibles jusqu’à 26 ans, campagnes de vaccinations ciblées dans les collèges, prescription et vaccination par les pharmaciens d’officine. Ces derniers ont en effet la possibilité, depuis 2022, de prescrire et réaliser certains vaccins. L’arrêté du 08 août 2023 ainsi que le décret de la même date mettent à jour les vaccins éligibles à la vaccination par les pharmaciens, incluant le vaccin HPV. Cependant, la proportion de vaccins effectivement administrés par les pharmaciens d’officine reste non décrite à ce jour, ne permettant pas d’apprécier pleinement le rôle de ce professionnel de santé dans la prévention des infections par HPV. De plus, les dernières données disponibles sur le site de Santé Publique France de 2025 ciblent uniquement le taux de couverture à 1 ou 2 doses chez les filles et garçons de moins de 16 ans. Certaines études ont montré un bénéfice potentiel à la vaccination HPV chez des patients de plus de 26 ans (hors recommandations), notamment dans le cas de cancers HPV induits. Aucune donnée n’est publiée à ce jour sur le nombre de vaccins réalisés hors recommandation de prise en charge. Le présent projet chercher à décrire l’évolution de l’implication des pharmaciens dans la vaccination contre HPV en France.
SVITC – Évaluation du statut vitaminique (vitamine C) dans le Grand Ouest et la Nouvelle Aquitaine
La vitamine C est un élément important pour notre organisme, mais son dosage dans le sang est devenu un examen très fréquemment prescrit à l'hôpital en France (plus de 40 000 fois par an). Pourtant, la Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment mis en évidence que, dans la grande majorité des cas, ce dosage n'apporte pas d'aide réelle aux médecins pour adapter leurs traitements, sauf en cas de suspicion d'une maladie rare appelée le scorbut. Afin de mieux comprendre l'utilité réelle de cet examen, le CHU de Poitiers s'associe aux hôpitaux de Tours, Limoges, Nantes et Bordeaux. Ensemble, nous menons une étude pour évaluer précisément le taux de vitamine C chez des patients présentant des profils de santé bien spécifiques (personnes dénutries, dialysées, opérées d'une chirurgie de l'obésité ou souffrant de maladies intestinales). L'objectif est d'éviter les prises de sang inutiles et de mieux cibler les patients qui ont véritablement besoin d'un suivi.
DIAMS – Diagnostic par Intelligence Artificielle de l’aMylose cardiaque en Scintigraphie
L’amylose cardiaque à transthyrétine est une maladie du cœur, fréquente après 70 ans mais souvent non diagnostiquée, pour laquelle il existe désormais des traitements efficaces, d’autant plus qu’ils sont débutés tôt. Son diagnostic repose sur une scintigraphie osseuse, dont la lecture visuelle reste subjective et peu fiable aux stades précoces. Le projet DIAMS vise à développer un outil d’intelligence artificielle capable d’analyser automatiquement ces scintigraphies afin de rendre le diagnostic plus précis, plus reproductible et plus précoce, tout en réduisant le recours à des examens invasifs comme la biopsie du cœur. Le projet comporte aussi un volet consacré à l’électrocardiogramme, examen simple et très largement disponible, afin de développer un outil d’intelligence artificielle capable d’y repérer les signes de la maladie et de compléter ainsi l’analyse de la scintigraphie. L’étude, rétrospective, réunit sept centres hospitalo-universitaires français et deux centres privés, analyse les examens et données médicales de patients déjà pris en charge, sans modifier leurs soins. Les données utilisées sont pseudonymisées et sécurisées. À terme, l’outil sera partagé librement pour bénéficier à l’ensemble des centres français.
EVICIV – Etude en vie réelle sur la sécurité et la performance des chambres implantables veineuses Celsite®
La recherche a pour objectif de décrire la sécurité d’utilisation et la performance des chambres implantables veineuses Celsite® après implantation. Les complications liées aux dispositifs implantables seront collectées afin d’établir les preuves de sécurité (absence de complications) et de performance (capacité à délivrer un produit à travers le temps).
AGE-K-DIG – Incidence des cancers digestifs chez les moins de 50ans dans le Poitou-Charentes et évolution des caractéristiques de cette population : étude rétrospective de 2016 à 2024
Plusieurs études ont rapporté une augmentation de l’incidence des cancers chez les sujets jeunes, en particulier digestifs. Cependant, cette augmentation se révèle hétérogène pour les cancers colorectaux lorsqu’on analyse les dynamiques par sous-type morphologique ou stade. La question reste entière concernant les autres localisations digestives. De plus, l’évolution récente des facteurs de risque dans les cancers digestifs des sujets jeunes dans les pays européens/développés, en particulier concernant le syndrome métabolique, reste méconnue. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer, à partir de données d'un registre de population d'un pays européen/développé, l'évolution de l'incidence des cancers digestifs chez les sujets jeunes (< 50 ans) par localisation, sous-type histologique et stade entre 2016 et 2024. Les objectifs secondaires seront : (1) d’étudier la proportion et l’évolution des facteurs de risques connus/suspectés des cancers digestifs chez les sujets jeunes (syndrome métabolique, maladies prédisposantes, tabac, alcool, gènes impliqués…) entre les périodes 2016-2018 et 2022-2024 ; (2) d’étudier l’évolution du pronostic des cancers digestifs chez les sujets jeunes entre 2016 et 2024.
K1DLBCL2 – Pronostic et prise en charge des lymphomes B diffus à grandes cellules secondaires, étude populationnelle basée sur un registre des cancers
Le lymphome B diffus à grandes cellules (DLBCL) représente 25 à 30 % des lymphomes non hodgkiniens, avec environ 5 000 nouveaux cas diagnostiqués en France en 2018, principalement chez des patients âgés. Le DLBCL peut apparaître de novo ou secondairement à un autre cancer, possiblement en lien avec des anomalies de réparation de l’ADN. Les DLBCL secondaires représentent 5 à 10% de l’ensemble des DLBCL et ont une moins bonne survie (26% de mortalité vs. 19% pour les DLBCL de novo). Plusieurs hypothèses ont été émises pour expliquer ce moins bon pronostic. La première serait un sous-traitement. Une autre hypothèse pourrait être une présentation plus agressive au diagnostic. Enfin, il est possible qu’il existe un pronostic plus défavorable « intrinsèque » aux DLBCL secondaires – en dehors des facteurs pronostiques connus et du traitement utilisé – lié aux expositions antérieures aux traitements, à un système immunitaire défaillant ou à une résistance au traitement spécifique. Nous souhaitons donc évaluer l’impact sur la survie globale de différents facteurs d’intérêt dans les DLBCL secondaires : facteurs pronostiques connus, traitement (utilisation ou non du R-CHOP) et statut de novo vs. secondaire (« pronostic intrinsèque »).