Les recherches

Liste des études ayant reçu un avis favorable d’un Comité Éthique et Scientifique. Toutes ces études sont menées par des professionnels du CHU de Poitiers, certaines en collaboration avec des partenaires extérieurs du CHU.

Les études réalisées sur données au CHU de Poitiers avant la mise en place de l’EDS sont listées ici.

DATAPANC – Amélioration des séquences thérapeutiques des patients atteints d’un adénocarcinome pancréatique par l’émulation

En cours
Réf. 
Responsable(s) scientifique(s) :
Dr Camille EVRARD
Spécialité :
Oncologie digestive
Partenaire(s) :
Entrepôt de données de santé, CHU de Poitiers; RGCPC
Aspects réglementaires :
Avis CESREES du 09/04/2026, autorisation CNIL du 05/09/2026
Date de début / Avis comité :

L’adénocarcinome pancréatique (AP) est un cancer de très mauvais pronostic. Son incidence augmente régulièrement en France et dans le monde entier. Malgré l’amélioration des traitements ces dernières années, la survie globale de la majorité des patients reste inférieure à 12 mois. La recherche de facteurs prédictifs de réponse aux différents traitements disponibles pourrait permettre de mieux stratifier les séquences thérapeutiques en fonction des profils des patients. En effet, de nombreuses questions restent en suspens, par exemple la place de la radio-chimiothérapie en situation d’AP localisé, ou l’optimisation de l’ordre des chimiothérapies. Alors que les essais cliniques permettent de comparer l’efficacité et la tolérance de traitement à un temps donné, il est plus difficile de concevoir des essais pour évaluer des parcours thérapeutiques plus complexes. Cette étude a pour but de mieux identifier les prises en charge optimales aux différents moments clefs de l’évolution des patients atteints d’un adénocarcinome pancréatique et d’avoir une meilleure connaissance de cette pathologie.

K1DLBCL2 – Pronostic et prise en charge des lymphomes B diffus à grandes cellules secondaires, étude populationnelle basée sur un registre des cancers

En cours
Réf. 2026-07-02
Responsable(s) scientifique(s) :
Dr Thomas SYSTCHENKO
Spécialité :
Oncologie
Partenaire(s) :
Registre Général des Cancers Poitou-Charentes (RGCPC) Axe Scale-Epi, INSERM CIC-1402
Aspects réglementaires :
Avis CESRDS le 01/07/2026
Date de début / Avis comité :
01/07/2026

Le lymphome B diffus à grandes cellules (DLBCL) représente 25 à 30 % des lymphomes non hodgkiniens, avec environ 5 000 nouveaux cas diagnostiqués en France en 2018, principalement chez des patients âgés. Le DLBCL peut apparaître de novo ou secondairement à un autre cancer, possiblement en lien avec des anomalies de réparation de l’ADN. Les DLBCL secondaires représentent 5 à 10% de l’ensemble des DLBCL et ont une moins bonne survie (26% de mortalité vs. 19% pour les DLBCL de novo). Plusieurs hypothèses ont été émises pour expliquer ce moins bon pronostic. La première serait un sous-traitement. Une autre hypothèse pourrait être une présentation plus agressive au diagnostic. Enfin, il est possible qu’il existe un pronostic plus défavorable « intrinsèque » aux DLBCL secondaires – en dehors des facteurs pronostiques connus et du traitement utilisé – lié aux expositions antérieures aux traitements, à un système immunitaire défaillant ou à une résistance au traitement spécifique. Nous souhaitons donc évaluer l’impact sur la survie globale de différents facteurs d’intérêt dans les DLBCL secondaires : facteurs pronostiques connus, traitement (utilisation ou non du R-CHOP) et statut de novo vs. secondaire (« pronostic intrinsèque »).

ASCT1K2 – Risque de seconds cancers primitifs – en fonction de l’âge et de la réalisation d’une autogreffe de cellules souches – dans le myélome multiple, étude populationnelle basée sur un registre des cancers

En cours
Réf. 2026-07-01
Responsable(s) scientifique(s) :
Dr Thomas SYSTCHENKO
Spécialité :
Oncologie
Partenaire(s) :
Registre Général des Cancers Poitou-Charentes, Axe Scale-Epi, INSERM CIC-1402
Aspects réglementaires :
Avis CESRDS le 01/07/2026
Date de début / Avis comité :
01/07/2026

Les patients de moins de 70 ans - avec un diagnostic de myélome et éligibles à un traitement intensif - sont traités en première ligne par un schéma d’induction suivie d’une autogreffe de cellules souches. L’amélioration de la survie expose toutefois à un risque de cancers secondaires (7.4 % à 10 ans). Les données du registre SEER (Surveillance, épidémiologie et résultats finaux) montrent une hausse de certains cancers (notamment hématologiques) après autogreffe, tandis que d’autres registres comme le CIBMTR (Centre international de transplantation de sang et de moelle osseuse) ne retrouvent pas d’augmentation significative à 3 ans. Ces résultats discordants, dans un contexte d’innovations thérapeutiques, justifient une réévaluation du risque selon l’âge et par rapport à la population générale.

CaP-LR-Ouest – Etude épidémiologique des patients atteints de cancer du Poumon dans l’agglomération de La Rochelle et analyse du sur-risque dans la zone ouest de La Rochelle : étude rétrospective de 2012 à 2022.

En cours
Réf. 2026-01-01
Responsable(s) scientifique(s) :
Dr Thomas SYSTCHENKO Directeur du RGCPC et Pr Etienne-Marie JUTANT, PU-PH de pneumologie
Spécialité :
Oncologie
Partenaire(s) :
Aspects réglementaires :
Avis CESRDS le 23/02/2026
Date de début / Avis comité :
23/02/2026

Le cancer du poumon est l’un des cancers les plus fréquents et la première cause de décès par cancer en France avec une répartition hétérogène sur le territoire. En 2023, une étude menée par le registre des cancers Poitou-Charentes a mis en évidence un sur-risque de cancers du poumon dans certains quartiers de l’ouest de La Rochelle. Ce sur-risque, observé chez les hommes comme chez les femmes, persiste même après la prise en compte des différences sociales entre les quartiers. Notre étude a pour objectif de mieux comprendre cette situation. Elle consiste à recueillir les caractéristiques des patients de l’agglomération de La Rochelle ayant eu un cancer du poumon entre 2012 et 2022, dont les facteurs de risque connus, comme le tabagisme ou certaines expositions professionnelles. Une comparaison sera réalisée entre la zone en sur-risque et le reste de La Rochelle afin de déterminer s’il existe ou non des différences qui pourraient aider à cibler plus efficacement des actions politiques de prévention locales.

Valid-KPL3 – Validation d’un score prédictif de l’efficacité du traitement de troisième ligne dans le cancer du pancréas

En cours
Réf. 2025-12-01
Responsable(s) scientifique(s) :
Dr EVRARD Camille
Spécialité :
Oncologie
Partenaire(s) :
Aspects réglementaires :
Avis CESRDS le 18/12/2025
Date de début / Avis comité :
18/12/2025

Le cancer du pancréas (CP) est une maladie à pronostic défavorable, avec une survie globale médiane souvent inférieure à un an. Seules les deux premières lignes de traitement sont bien évaluées avec des recommandations publiées. La troisième ligne de traitement concerne maintenant environ 20 % des patients atteints d’un CP mais la décision de réaliser ce traitement de 3ème intention reste discutée en raison du rapport bénéfices/inconvénients pour le patient. Un score d’aide à la décision a été publié par l’équipe d’oncologie digestive du CHU de Poitiers (Evrard et al. The Oncologist, 2025, Vol. 30, No. 6), ce score nécessite maintenant d’être validé sur une cohorte externe.