Les recherches

Liste des études ayant reçu un avis favorable d’un Comité Éthique et Scientifique. Toutes ces études sont menées par des professionnels du CHU de Poitiers, certaines en collaboration avec des partenaires extérieurs du CHU.

Les études réalisées sur données au CHU de Poitiers avant la mise en place de l’EDS sont listées ici.

PAP-PHARM – Place du pharmacien d’officine dans la vaccination HPV en France

En cours
Réf. 
Responsable(s) scientifique(s) :
Dr DEROCHE Luc
Spécialité :
Laboratoire de virologie et mycobactériologie
Partenaire(s) :
SNDS et Service SIM du CHU de Poitiers
Aspects réglementaires :
Date de début / Avis comité :
01/09/2026

Les papillomavirus humains (human papillomaviruses - HPV) sont des virus strictement humains, ubiquitaires. Certains génotypes sont considérés comme à haut-risque d’évolution vers un cancer et sont responsables de 100% des cancers du col de l’utérus, mais également associés à d’autres cancers (anus, verge, vagin, sphère ORL). Depuis l’introduction du premier vaccin HPV en France en 2006, plusieurs évolutions ont permis d’étendre la couverture vaccinale de la population : abaissement de l’âge d’initiation de la vaccination, extension de la vaccination aux garçons, rappels possibles jusqu’à 26 ans, campagnes de vaccinations ciblées dans les collèges, prescription et vaccination par les pharmaciens d’officine. Ces derniers ont en effet la possibilité, depuis 2022, de prescrire et réaliser certains vaccins. L’arrêté du 08 août 2023 ainsi que le décret de la même date mettent à jour les vaccins éligibles à la vaccination par les pharmaciens, incluant le vaccin HPV. Cependant, la proportion de vaccins effectivement administrés par les pharmaciens d’officine reste non décrite à ce jour, ne permettant pas d’apprécier pleinement le rôle de ce professionnel de santé dans la prévention des infections par HPV. De plus, les dernières données disponibles sur le site de Santé Publique France de 2025 ciblent uniquement le taux de couverture à 1 ou 2 doses chez les filles et garçons de moins de 16 ans. Certaines études ont montré un bénéfice potentiel à la vaccination HPV chez des patients de plus de 26 ans (hors recommandations), notamment dans le cas de cancers HPV induits. Aucune donnée n’est publiée à ce jour sur le nombre de vaccins réalisés hors recommandation de prise en charge. Le présent projet chercher à décrire l’évolution de l’implication des pharmaciens dans la vaccination contre HPV en France.