Le 13 janvier 2025 avait lieu, au Palais de justice de Poitiers, sous la présidence du procureur de la République, Cyril Lacombe, la signature d’un protocole de prise en charge des enfants mineurs dans un contexte de féminicide ou d'homicide au sein du couple. Le CHU de Poitiers, représenté par sa directrice générale, Anne Costa, en était l’un des signataires.
Depuis quelques années déjà, le CHU de Poitiers se mobilise contre toutes les formes de violences et plus particulièrement les violences faites aux femmes et aux enfants. Une maison dédiée aux femmes victimes de violences, la maison de Freyja, et l’unité d’accueil pédiatrique des enfants en danger sont ainsi entrées en fonctionnement en 2023. L’établissement poursuit son engagement en signant le protocole relatif à la prise en charge des mineurs présents Iors d’un homicide commis au sein du couple. Les enfants sont en effet les victimes directes de violences, devenant orphelins de l’un ou des deux parents décédés. Ils sont même parfois témoins directs du passage à l’acte. Le principal enjeu du protocole est de reconnaître la souffrance de ces enfants, d’y apporter une réponse adaptée et de les protéger. Il organise les interventions et précise les obligations des différents acteurs, pour permettre, dans l’urgence, la prise en charge en milieu hospitalier spécialisé de l’enfant. Il s’appuie sur un dispositif expérimental mis en place en Seine-Saint-Denis qui a démontré a ses effets bénéfiques aussi bien pour les enfants que pour les professionnels intervenant dans ces situations dramatiques et difficiles. Le protocole a déjà été mis en œuvre l’année dernière au CHU de Poitiers.
Les acteurs essentiels du dispositif dans la Vienne étaient donc présents le 13 janvier pour la signature du protocole au Palais de Justice de Poitiers. En plus du CHU de Poitiers, étaient également signataires, le président du tribunal judiciaire, le département de la Vienne, le centre hospitalier Laborit, la direction interdépartementale de la police nationale de la Vienne, le groupement de gendarmerie de la Vienne, le service départemental d’incendie et de secours de la Vienne, l’agence régionale de santé et l’association « Un Hôpital pour les enfants ».