Les carrefours de la santé se sont installés à Châtellerault le temps d’une soirée

70 personnes ont répondu présent pour assister aux carrefours de la santé qui se sont déroulés, pour la première fois, à Châtellerault, dans la salle de la Gornière, ce mercredi 4 décembre.

Un voyage au centre du cerveau a été proposé au public pendant cette soirée.

Tout d’abord avec l’intervention du professeur Rémy Guillevin, neuroradiologue et responsable de la plateforme ultra haut champ du CHU de Poitiers, qui a évoqué le jumeau numérique et l’avancée que permet l’intelligence artificielle sur la prédiction de la réponse thérapeutique à une pathologie neurologique.

Il a, lors de cette soirée, démontré l’importance de donner des modèles à l’intelligence artificielle pour répondre à des questions sur la santé de l’individu, et notamment une offre de soin personnalisée.

L’intelligence artificielle est un outil, un compagnon d’analyse qui permet d’analyser plus vite que l’homme une plus grande masse de données. Mais l’humain vérifie toujours ce que l’intelligence artificielle produit.

Cet outil de jumeau numérique permet de limiter les actes invasifs grâce à la biopsie virtuelle. Cela permet notamment de catégoriser l’ensemble de la tumeur et pas seulement une partie comme avec la biopsie classique.

Le radiologue décode ensuite auprès du spécialiste les données ressorties pas l’intelligence artificielle.

Cela permet également une prédiction thérapeutique à l’echelle de l’être humain, en l’occurrence du patient et non plus par rapport à des statistiques. La solution proposée est personnalisée.

Le jumeau numérique permet donc d’avoir une copie virtuelle de soit même et de personnaliser la médecine de demain jusqu’à, peut-être, la prédiction de l’arrivée de certaines maladies. Se pose alors la question de l’éthique : doit-on dire à une personne qu’il risque de déclencher une maladie dans 10 ou 15 ans ?

Ensuite, le docteur Adrien Julian s’est intéressé à la maladie d’Alzheimer : quelle est-elle ? Comment se déclare-t -elle et peut-on réellement la prédire ?

Ainsi la question se pose de savoir ce qu’est réellement la maladie d’Alzheimer : est-elle caractérisée par les marqueurs biologiques qu’elle implique ou par la perte de mémoire ? En effet, certaines personnes ont les lésions biologiques de la maladie mais ne déclencheront jamais les symptômes.

Pour diagnostiquer une maladie neurodégénérative, il est nécessaire de prendre en compte plusieurs marqueurs : la mémoire, le langage, le calcul, l’attention, etc. C’est ici la force du projet de recherche Imasmart, de pouvoir regarder de nombreux marqueurs sans que l’utilisateur de l’application ne s’en rende compte. Ainsi, Imasmart nous compare désormais à nous-même et plus à des statistiques ce qui rend le diagnostic plus précis. L’application Imasmart est une aide au diagnostic pour le neurologue.

Le projet Imasmart ouvre de nouvelles perspectives dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer. En combinant les avancées de l’intelligence artificielle et la puissance des smartphones, les chercheurs espèrent développer des outils de diagnostic plus précis et plus accessibles. Bien que des défis restent à relever, cette approche pourrait révolutionner la prise en charge de cette maladie et améliorer la qualité de vie de millions de personnes.

carrefour Guillevin
carrefour santé Julian