Pour la deuxième année consécutive, dans le cadre de la journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs, l'unité de coordination des prélèvements d'organes du CHU de Poitiers a organisé une journée pour les familles de donneurs. Cet événement a eu lieu le samedi 21 juin à la Vie la Santé.
Six familles se sont réunies dans le salon de la Vie la Santé, autour d’un café, pour une matinée conviviale. « Notre objectif, comme l’année précédente, était de réunir familles et professionnels dans un cadre informel, loin des services de soins où les souvenirs douloureux peuvent ressurgir, afin d’échanger sur nos pratiques et sur leurs besoins », explique Carolle Le Costoëc, infirmière coordinatrice des prélèvements d’organes.
Emmanuelle De Lavalette Ferguson, directrice du pôle digestif-urologie-néphrologie-endocrinologie, Agnès Barrau, cadre de santé de la coordination hospitalière de prélèvements multi-organes et de tissus, et Laurent Boursier, cadre infirmier et animateur de réseau SRA Grand Ouest-Agence de la biomédecine, ont ouvert la matinée par une présentation des activités de la coordination des prélèvements, avant de laisser place aux échanges.
L’ensemble des participants, familles et professionnels ont tiré un bilan positif de cette démarche. « C’est la deuxième année que nous organisons cette rencontre et c’est une nouvelle fois un succès. Il est important pour nous de comprendre les motivations des familles à donner leur accord et de nous remettre en question dans nos pratiques, la manière dont nous présentons le don, les informations dont les familles ont besoin, etc. », indique Céline Sabourault, infirmière coordinatrice des prélèvements d’organes. « C’est grâce aux donneurs et à leurs proches que nous pouvons sauver des vies. Il est important pour nous de les remercier et de prendre en compte leurs remarques ».
« Se positionner de son vivant, c’est faire preuve d’altruisme envers la population et de bienveillance pour sa famille », précise Agnès Barrau. « Si nous devions faire passer un message à la population, ce serait celui de se positionner sur le don d’organes et de tissus. Car le faire savoir autour de soi, c’est faciliter la décision de ses proches ! ».