Regard médical : Pr Pierre Corbi, président de la commission médicale d’établissement

Portrait Pierre Corbi

Le Pr Pierre Corbi a été réélu président de la commission médicale d’établissement le 3 février.

Quel a été votre parcours au CHU de Poitiers ?

Je suis arrivé au CHU de Poitiers en 1993 en tant que praticien hospitalier contractuel au sein du service de chirurgie cardiothoracique et vasculaire. Je suis à aujourd’hui chef de ce service. J’ai été à l’origine et ai mené le projet du centre cardio-vasculaire inauguré en 2016. J’ai été vice-président de la commission médicale d’établissement de 1999 à 2003. Après un premier mandat de président, je viens d’être réélu pour quatre ans.

Quel bilan faites-vous de votre premier mandat ?

C’est un beau bilan. Le premier point important qui en ressort est le fait que nous ayons fait progresser le CHU. Nous avons affronté différentes crises, notamment des problèmes de recrutement et une crise épidémiologique. Nous nous en sommes sortis de façon très honorable. Nous sommes parvenus à avoir, malgré tout, une politique d’essor et de recrutement médical et paramédical. Une dynamique très positive s’est mise en place au niveau de l’investissement humain et de l’attractivité du CHU, et ce dans une politique d’investissement.

Le deuxième point de satisfaction porte sur la recherche qui représente l’une de mes préoccupations principales. Il faut souligner le bilan positif de cette année au CHU avec de nombreux projets en cours.

Le troisième point concerne les sites hospitaliers du territoire qui ont été encore plus impactés par les crises. Nous travaillons avec eux pour les en sortir et les accompagner pour restructurer leurs activités.

Pourquoi vous êtes-vous présenté pour un deuxième mandat ?

J’ai terminé ce premier mandat sur une impression de bilan assez positif et dynamique grâce au travail mené en étroite collaboration avec Anne Costa, directrice générale. Un bilan positif également sur le plan humain et sur une gestion au plus près de la gouvernance, en lien avec tous les acteurs de l’établissement. Nous avons entamé des collaborations qui nous permettent d’avoir de très bonnes relations avec le centre hospitalier Henri-Laborit, les établissements de santé du G5 et les partenaires du groupement de coopération sanitaire GCS-NOVA qui réunit les CHU de Poitiers, Limoges et Bordeaux. Beaucoup de projets ont été initiés tels que le projet Enovapath, de greffe d’ilots béta de pancréas, des projets pour lesquels je me suis fortement impliqué. En me présentant, je veux pouvoir continuer à y prendre part. Je pense qu’il y a encore des choses à faire, notamment sur le management, la recherche et sa diffusion. Et puis, il y a l’application du projet d’établissement qui a été défini l’année dernière.

Comment allez-vous vous répartir les rôles avec le Dr Anne Jossart, la vice-présidente ?

Anne Jossart, médecin en physique et réadaptation, est une professionnelle très dynamique. Elle a beaucoup d’idées. Elle s’implique dans la vie institutionnelle du CHU. Je lui avais proposé de se présenter en tant que vice-présidente, portant ainsi la voix de nombreux collègues. Elle a remporté l’élection et j’en suis ravi. Elle souhaite s’investir plus particulièrement sur la médecine physique et réadaptation et sur les soins de suite et de réadaptation. Elle est très intéressée par les problèmes de formations médicales, c’est pourquoi elle va s’investir pleinement sur la commission dédiée. Elle est particulièrement attentive et elle a une certaine expertise sur tout un axe du projet d’établissement qui est la relation ville-hôpital.

En tant que président de la commission médicale d’établissement, que souhaitez-vous pour le CHU de Poitiers ?

Je souhaite que le CHU soit un établissement attractif, visible, innovant, bien équipé, et tout simplement beau, et qu’il rayonne particulièrement sur ses trois missions : les soins, les activités de recherche et l’enseignement.