Nathalie Berthonnet occupe, depuis le 1er octobre 2025, les fonctions de faisant fonction de cadre supérieure de santé sur le site de Montmorillon du CHU de Poitiers. Un nouveau défi pour cette professionnelle qui a gravi tous les échelons avec une ligne directrice claire : l'engagement pour son hôpital et la proximité avec les équipes sur le terrain.
Diplômée infirmière en 1990, Nathalie Berthonnet intègre l’hôpital de Montmorillon la même année. Durant trois décennies, elle explore la diversité des soins : chirurgie, réanimation, long séjour, avant de se fixer plus longuement aux urgences et au SMUR. En 2005, elle prend les fonctions de faisant fonction de cadre de santé, au départ en retraite de la cadre en poste. « Lorsque celle-ci m’a proposé de la remplacer, j’ai franchi le pas pour explorer une nouvelle facette de mon métier. Avant de me décider définitivement, il était important pour moi d’essayer », se souvient-elle. L’essai s’est transformé puisqu’elle obtient son diplôme de cadre de santé à l’institut de formation des cadres de santé de Poitiers, en 2009.
Fidèle à ses racines professionnelles, Nathalie réintègre le site de Montmorillon pour encadrer plusieurs services. Sa carrière franchit une nouvelle étape en 2025. Suite au départ de Flore-Amélie Wohler, cadre supérieure de santé du site, Stéphane Michaud, coordonnateur général des soins, lui propose de lui succéder. « J’ai accepté de prendre ces nouvelles fonctions en raison de mon attachement profond à l’établissement. Je l’ai vu grandir et, avec l’ensemble des professionnels, nous nous sommes mobilisés lorsqu’il était menacé de fermeture. Et puis, je me suis dit : c’est un bon challenge pour finir une carrière. Toutefois, j’ai hésité parce que j’appréciais le contact plus direct avec les équipes que j’encadrai, les urgences, l’unité médico-chirurgical de jour et les infirmières de consultations », précise-t-elle.
En 2026, Nathalie Berthonnet aura, entre autres comme projets, la mise en œuvre du label usager au sein de l’unité médico-chirurgical, la poursuite du déploiement du management par les valeurs ou la construction de chemins cliniques. Découvrant peu à peu les spécificités de ses nouvelles fonctions, elle souligne le soutien de Cécile Beneux, directrice du site, ainsi que du Dr Aldine Thévenot, cheffe de pôle.
Faisant partie de cette génération qui a connu l’évolution profonde de l’hôpital, et notamment la fusion avec le CHU de Poitiers en 2016, Nathalie Berthonnet porte un regard lucide sur le chemin parcouru. « Aujourd’hui, avec le nouveau centre médico-chirurgical, nous avons des conditions de travail et d’accueil excellentes. Les agents le disent. Les patients le disent. Les visiteurs le disent. Il faut avoir connu l’avant pour mesurer notre chance ».
Son expérience au sein de l’établissement est une force pour ses nouvelles missions. À la tête d’une équipe paramédicale de près de 250 agents, elle voit son rôle de cadre supérieure comme un prolongement naturel de son engagement : « En tant que cadre, on prend soin de son équipe pour qu’elle prenne soin des patients. Là, c’est une autre strate, mais la philosophie reste la même ». En effet, le bien-être et la qualité de vie des professionnels au travail constituent l’une des priorités de Nathalie Berthonnet. Et c’est justement pour cela qu’elle va travailler à poursuivre la création d’un espace, le salon des professionnels, qui sera un lieu de détente pour les agents. Il comptera un espace de collation ainsi qu’un espace pour la réalisation d’activités de bien-être. Il ouvrira ses portes pour offrir aux personnels un véritable espace de déconnexion.
Si Nathalie Berthonnet est arrivée à Montmorillon par hasard, elle reste sur le site par passion. « La population montmorillonnaise est très attachée à son hôpital, notamment les personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer au CHU de Poitiers situé à près de 50 km. J’habite Montmorillon depuis plus de 30 ans. J’y ai de la famille et des amis. Je me dis que moi-même, quand je serai à la retraite, j’aimerais bien me faire soigner sur le site de Montmorillon », conclut-elle.