Infirmière sur le site de Montmorillon, Agnès Dumonteil proposait déjà des séances de toucher-massage aux patients. Depuis janvier 2026, elle offre, en plus, des séances d’hypnose au bloc opératoire.
Agnès Dumonteil a commencé sa carrière sur le site de Montmorillon en tant qu’agent des services hospitaliers en 2003. En 2013, après avoir intégré l’institut de formation en soins infirmiers, elle revient exercer à Montmorillon, où elle travaille dans divers services de l’établissement : chirurgie, soins de suite, chimiothérapie et ambulatoire. C’est durant sa formation qu’elle découvre les soins de confort, par l’intermédiaire de la sophrologie, et se forme ensuite au toucher-massage, qu’elle pratique encore aujourd’hui à 50 % de son temps. Un planning a été élaboré afin que les patients de tous les services du pôle de Montmorillon puissent en bénéficier. Les patients apprécient particulièrement la détente, l’apaisement retrouvés lors du soin de toucher-massage, notamment sur les zones les plus sollicitées que sont le dos, les épaules et les jambes.
Avec la pandémie de covid-19, le toucher-massage devient impossible. « J’avais quand même besoin d’apporter du bien-être aux patients. Pour moi, la prise en charge du patient va bien au-delà des soins médicaux. C’est une approche globale, où le bien-être et le confort sont aussi essentiels que les traitements eux-mêmes », précise Agnès Dumonteil. Elle se tourne alors vers l’hypnose, une pratique qu’elle connaissait déjà un peu grâce à une collègue infirmière anesthésiste. Elle suit un diplôme universitaire d’hypnose à Nantes, où elle apprend les bases de cette discipline. Une fois formée, elle propose ponctuellement des séances d’hypnose aux patients jusqu’en janvier 2026, date à laquelle l’établissement lui a alloué 40 % de son activité professionnelle pour cela en plus des 50 % de toucher-massage.
Pour l’hypnose, Agnès Dumonteil intervient principalement au bloc opératoire, où elle accompagne les patients avant, pendant et après les interventions chirurgicales. Cependant, elle réalise aussi des séances d’hypnose dans tous les services du pôle. Par exemple, elle accompagne des patients lors de la réalisation d’un pansement douloureux ou lorsqu’ils sont très angoissés.
Agnès Dumonteil intervient en général à la demande des équipes soignantes, mais celle-ci peut émaner du patient lui-même. « Les séances commencent par une anamnèse, sauf en cas d’urgence où je passe directement à une communication hypnotique. À la fin de la séance, j’ai souvent un retour positif : un sourire, un « je me suis sentie bien », « je ne me suis aperçue de rien » … Un certain confort a été apporté. Ça montre que ça a été efficace et donne tout son sens à l’application de l’hypnose dans les soins » souligne Agnès Dumonteil. Elle précise d’ailleurs que les chirurgiens et les anesthésistes constatent l’impact positif de l’hypnose au bloc opératoire.
Elle propose des séances d’hypnose ou de communication hypnotique, adaptées à chaque situation. « Je vais m’adapter, modifier ce que j’ai besoin de faire pour pouvoir les accompagner au mieux. Parfois, je suis sollicitée pour des séances de toucher-massage et je réalise qu’une séance d’hypnose est plus adaptée à la situation ou le contraire. Le toucher-massage ou la communication hypnotique transforment le soin en une rencontre : il offre au patient ou au résident une parenthèse d’apaisement face à la douleur ou à l’anxiété, tout en redonnant à ma pratique d’infirmière son essence profonde, basée sur l’écoute et la présence active ».