Traitements

Chaque patient étant différent, il n’y a pas de « traitement type » superposable à toutes les pathologies mais bien une palette de possibilités thérapeutiques sur laquelle nous nous appuyons pour offrir une prise en charge sur-mesure à chacun.

Les traitements conservateurs n’agissent pas sur la pathologie elle-même, mais sur ses symptômes et notamment la douleur, à l’aide de différents moyens thérapeutiques.

Selon l’assurance maladie, 8 personnes sur 10 souffrent ou souffriront au moins une fois dans leur vie du dos.

Options de traitement
(Liste non-exhaustive)

  • Traitements antalgiques (paracétamol, codéine, tramadol, morphine, etc.)
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
  • Traitements ciblés sur les douleurs neuropathiques (antiépileptiques, antidépresseur)
  • Moyens de neurostimulations externes de type TENS ou SCENAR ;
  • Kinésithérapie :  les méthodes McKenzie et Mézières, mais aussi les méthodes traditionnelles de gainage, d’assouplissements et de travail de la posture
  • Ostéopathie (douce)
  • Acupuncture, la mésothérapie
  • Moyens de contention : ceinture lombaire, coutil baleiné, corset amovible
  • Infiltrations écho ou scano-guidées : épidurales, articulaires, foraminales, etc.

Grâce aux liens privilégiés que nous avons tissés avec différents acteurs de la santé du dos, il est également possible d’envisager une prise en charge spécialisée auprès :

– d’un centre anti-douleur afin de bénéficier de l’expertise d’un médecin algologue et de procéder avec lui à une optimisation thérapeutique : neurostimulation externe, patch de capsaïcine, emplâtre de Lidocaïne, etc.

– d’un centre de rééducation et de médecine physique afin d’adhérer à une prise en charge type « école du dos » sur une période de 4 à 6 semaines ;

– de la maison de santé publique du CHU de Poitiers, la Villa Santé, pour adhérer à un ou plusieurs de leurs ateliers d’éducation thérapeutique.

Vie la santé CHU Poitiers
Vie la santé CHU Poitiers
Prévention mal de dos

Campagne de prévention de l’Assurance Maladie

N’oublions pas que l’activité physique régulière reste le meilleur partenaire santé de votre dos.

Ce message a été très largement relayé par l’Assurance Maladie à travers leur slogan : « Mal de dos ? Le bon traitement, c’est le mouvement ».

En cas d‘échec des traitements conservateurs, la seule option disponible est alors celle du traitement chirurgical. Les objectifs des différentes chirurgies varient en fonction de la pathologie. Dans chaque cas, les principes, les objectifs ainsi que les risques potentiels de l’intervention chirurgicale sont toujours clairement expliqués au patient.

Nous privilégions toujours les techniques mini-invasives afin de diminuer les risques de complications et de vous permettre de reprendre plus rapidement vos activités.

Grands principes chirurgicaux

décompression neurologique
Arthrodèse

Décompression neurologique

Réduction de la compression neurologique dûe à une hernie discale ou à un rétrécissement du canal vertébral

Arthrodèse

Immobilisation d’une partie de la colonne en « soudant » des vertèbres entre elles : on parle de fusion

réduction correction déformation

Réduction ou correction d’une déformation

Rétablissement de l’équilibre vertébral déstabilisé par la pathologie : glissement en avant dans les antélisthésis, déformation dans les 3 plans de l’espace dans les scolioses, etc.

Remplacement prothétique arthroplastie

Remplacement prothétique (arthroplastie)

Remplacement du disque malade (discopathie) par une prothèse chez le sujet jeune pour limiter la raideur et la dégradation des niveaux adjacents

Une même chirurgie peut faire appel à plusieurs principes chirurgicaux. Par exemple la prise en charge chirurgicale d’un spondylolisthésis va associer la réduction du glissement à une arthrodèse entre les 2 vertèbres. Il peut également y être associé un geste de décompression.

Spondylolisthésis

Représentation d’un spondylolisthésis

Voies d’abord

voies abord chirurgie colonne vertébrale

Les différentes voies d’abord

Bien que l’on imagine le rachis à la partie postérieure du corps, en fonction de la pathologie traitée, un abord antérieur peut être optimal. Les voies d’abord varient donc suivant le type de chirurgie :

  • Postérieures : par l’arrière de la vertèbre. La cicatrice se trouve alors au niveau du dos ;
  • Latérales ou antéro-latérales : par le côté de la vertèbre. La cicatrice se trouve au niveau du flanc ;
  • Antérieures : pour atteindre la partie avant d’une vertèbre, il est nécessaire d’accéder à celle-ci par voie abdominale ou cervicale avec une petite cicatrice au niveau du ventre ou de la face antérieure du cou.

Chirurgie mini-invasive

Les techniques mini-invasives permettent d’accéder à la zone à opérer à travers une ou plusieurs petites incisions au niveau de la peau. Elles réduisent les lésions musculaires créées par la nécessité de détacher les muscles attachés à la colonne dans les chirurgies ouvertes.

La chirurgie mini-invasive vise à réduire au maximum
le « traumatisme » opératoire.

Les techniques mini-invasives permettent ainsi de diminuer :

  • les saignements durant l’intervention : moins de transfusions ;
  • les douleurs post-opératoires : moins de consommation d’antalgiques ;
  • la durée du séjour hospitalier et de votre convalescence.

Moins traumatiques que les techniques classiques, elles permettent une récupération plus rapide.

Les approches chirurgicales classiques, dites ouvertes (open) peuvent impliquer de devoir désinsérer des muscles attachés à la colonne pour permettre au chirurgien d’accéder à la colonne vertébrale. Ce type d’abord chirurgical reste nécessaire lors de la prise en charge de certaines pathologies, notamment pour la plupart des chirurgies de correction de scoliose ou de déformation chez les adultes.

Les techniques mini-invasives nécessitent l’utilisation :

  • de matériel et d’ancillaire spécifiques permettant de préserver au mieux les structures anatomiques et notamment les muscles ;
  • de techniques radiologiques per-opératoires performantes (amplificateur de brillance, scanner O-arm) afin de contrôler avec précision le déroulement de l’intervention et notamment le positionnement des implants.

Le principe de cette chirurgie est de décomprimer une racine nerveuse en retirant une hernie discale.

L’objectif de cette chirurgie est de retirer la douleur de sciatique ou crurale aiguë.

Il y a en revanche peu de bénéfice à espérer de cette chirurgie sur d’éventuelles douleurs lombaires associées. Il n’y a donc pas d’indication à enlever une hernie discale lorsque le patient souffre de lombalgies isolées (c’est-à-dire sans sciatique ou cruralgie).

Dans quels cas ?

Échec du traitement médical
Atteintes neurologiques
Sciatique ou cruralgie

Déroulement de l’opération

L’intervention se déroule sous anesthésie générale.

Le chirurgien accède au canal rachidien entre deux vertèbres par une mini-incision au niveau du dos. La racine nerveuse est réclinée afin d’accéder au disque intervertébral et à la hernie discale. La hernie discale est alors retirée à l’aide de pinces spécifiques, sans endommager le disque.

L’utilisation d’un écarteur spécifique nous permet de réaliser cette chirurgie par voie mini-invasive. Le microscope ou les loupes chirurgicales peuvent être utilisés pour améliorer la précision du geste chirurgical.

Post-opératoire

Le premier lever est réalisé le jour même. Cette intervention chirurgicale est réalisée la plupart du temps en ambulatoire (entrée et sortie de l’hôpital le même jour). Pour des raisons d’ordre médical ou liées à l’éloignement géographique du patient, il peut être nécessaire d’être hospitalisé pour la nuit.

Après retrait de la hernie, la douleur de sciatique disparaît dans la plupart des cas.

Toutefois, il peut persister des troubles sensitifs ou moteurs résultant souvent d’une attente trop longue entre l’apparition des symptômes et l’intervention ; c’est la douleur neuropathique.

Nous privilégions chaque fois que possible les techniques chirurgicales les plus innovantes en nous appuyant sur les dernières évolutions technologiques (navigation per-opératoire sous scanner, surveillance neurophysiologique, chirurgie mini-invasive, …) permettant une sécurité maximale de la chirurgie ainsi qu’une récupération la plus rapide possible.

Enlever une hernie discale ne protège pas contre la récidive (environ 10% des cas). Il est donc indispensable, après une telle opération, de respecter son dos grâce à quelques conseils simples.

Technologies utilisées

Ecarteur mini-invasif

Microscope

Amplificateur de brillance

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment ses complications potentielles en cliquant sur le lien suivant.

Le principe de cette chirurgie est de décomprimer une racine nerveuse en retirant une hernie discale par un abord endoscopique.

L’objectif de cette chirurgie est de retirer la douleur de sciatique ou crurale aiguë.

Dans quels cas ?

Échec du traitement médical
Atteintes neurologiques

Déroulement de l’opération

L’intervention se déroule sous anesthésie générale.

Le chirurgien accède au canal rachidien entre deux vertèbres par une incision < 1cm au niveau du dos. L’endoscope est mis en place. Il s’agit d’un appareil fin de 8 mm de diamètre, permettant de voir et de travailler dans le canal vertébral à l’aide d’une caméra.

La racine nerveuse sera réclinée afin d’accéder au disque intervertébral et à la hernie discale. La hernie discale sera alors retirée à l’aide de micro-pinces spécifiques, sans endommager le disque.

Exérèse hernie endoscopie

Post-opératoire

Le premier lever est réalisé le jour-même.

Cette intervention chirurgicale est réalisée la plupart du temps en ambulatoire (entrée et sortie de l’hôpital le même jour). Pour des raisons d’ordre médical ou liées à l’éloignement géographique du patient, il peut être nécessaire d’être hospitalisé pour la nuit.

Avantages de la technique endoscopique comparativement à une technique conventionnelle :

Cicatrice minimale (<1cm) ;

Diminution du traumatisme musculaire et donc nette diminution des douleurs postopératoires ;

Risque d’infection et un risque d’hématome pratiquement nuls ;

Reprise des activités habituelles plus précoce.

Après retrait de la hernie, la douleur de sciatique disparaît dans la plupart des cas. Toutefois, il peut persister des troubles sensitifs ou moteurs résultant souvent d’une attente trop longue entre l’apparition des symptômes et l’intervention ; c’est la douleur neuropathique.

En revanche, il y a peu de bénéfices à espérer d’une chirurgie d’exérèse de hernie discale sur d’éventuelles douleurs lombaire associées, même avec cette technique endoscopique. En conséquence, il n’y a habituellement pas d’indication à enlever une hernie discale lorsque le patient souffre de lombalgie isolée (c’est à dire SANS sciatique ou cruralgie).

Enlever une hernie discale ne protège pas contre la récidive (environ 10% des cas). Il est donc indispensable, après une telle opération, de respecter son dos grâce à quelques conseils simples.

Technologies utilisées

Chirurgie endoscopique

Amplificateur de brillance

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment ses complications potentielles en cliquant sur le lien suivant.

L’arthrodèse cervicale consiste à souder définitivement deux ou plusieurs vertèbres cervicales entre elles en retirant le disque intervertébral et en le remplaçant par un dispositif appelé cage intersomatique.

L’objectif de cette chirurgie est purement neurologique, c’est-à-dire que l’intervention vise à décomprimer la moelle épinière et les nerfs pour soulager les douleurs de névralgies.

Il y a donc peu de bénéfice à espérer de cette chirurgie sur d’éventuelles douleurs cervicales associées.

Arthrodèse cervicale

Arthrodèse cervicale

Déroulement de l’opération

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Elle est réalisée par voie antérieure, car cela permet de préserver les muscles cervicaux, et de retirer le disque et la hernie sans avoir à écarter la moelle épinière. Dans un but esthétique, l’incision de quelques centimètres se fait le plus souvent dans un pli du cou, décalée vers la gauche ou vers la droite.

Le microscope ou les loupes chirurgicales peuvent être utilisés pour améliorer la précision du geste chirurgical.

Post-opératoire

Le premier lever est réalisé le jour même. Un drain est souvent mis en place au niveau du foyer opératoire. La sortie s’effectue habituellement dans les 24 à 48h après l’intervention.

L’intervention est peu douloureuse, mais il est fréquent de ressentir une légère douleur à la déglutition (comme lors d’une angine) pouvant persister quelques jours après la chirurgie.

Technologies utilisées

Ecarteur mini-invasif

Microscope

Amplificateur de brillance

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment ses complications potentielles en cliquant sur le lien suivant.

L’arthroplastie cervicale consiste à retirer un disque intervertébral dégénéré et à le remplacer par une prothèse discale.

L’avantage de la prothèse de disque par rapport à l’arthrodèse est qu’elle permet de maintenir la mobilité intervertébrale.

Toutefois, tous les patients ne peuvent bénéficier d’une prothèse discale, dont les indications doivent respecter un cahier des charges assez strict.

Arthroplastie cervicale

Arthroplastie cervicale

L’objectif de cette chirurgie est purement neurologique, c’est-à-dire que l’intervention vise à décomprimer la moelle épinière et les nerfs pour soulager les douleurs de névralgies.

Il y a donc peu de bénéfice à espérer de cette chirurgie sur d’éventuelles douleurs cervicales associées.

Déroulement de l’opération

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Elle est réalisée par voie antérieure. Dans un but esthétique, l’incision de quelques centimètres se fait le plus souvent dans un pli du cou, décalée vers la gauche ou vers la droite.

Post-opératoire

Le premier lever est réalisé le jour même. Un drain est souvent mis en place au niveau du foyer opératoire. La sortie s’effectue habituellement dans les 24 à 48h après l’intervention.

L’intervention est peu douloureuse, mais il est fréquent de ressentir une légère douleur à la déglutition (comme lors d’une angine) pouvant persister quelques jours après la chirurgie.

Technologies utilisées

Ecarteur mini-invasif

Microscope

Amplificateur de brillance

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment ses complications potentielles en cliquant sur le lien suivant.

L’arthrodèse lombaire consiste à souder définitivement deux ou plusieurs vertèbres lombaires entre elle.

L’objectif de cette chirurgie est purement neurologique, c’est-à-dire que l’intervention vise à décomprimer la moelle épinière et les nerfs pour soulager les douleurs de névralgies.

Il y a donc peu de bénéfice à espérer de cette chirurgie sur d’éventuelles douleurs cervicales associées.

Arthrodèse lombaire voie postérieure

Arthrodèse lombaire par voie postérieure

Dans quels cas ?

Discopathies, instabilités de la colonne (spondylolisthésis), déformations de la colonne (scoliose), tumeurs, etc.

Vis arthrodèse

Exemple de vis utilisées pour une arthrodèse

Déroulement de l’opération

Cette intervention par voie postérieure peut être réalisée par une technique classique avec une seule cicatrice médiane dans le dos, ou par une technique mini-invasive. Dans ce cas, l’accès à la colonne vertébrale se fait grâce à un système d’écarteur spécifique à travers 2 petites cicatrices décalées de la ligne médiane.

L’intervention commence par la mise en place de vis à l’arrière de la colonne. Ce geste est sécurisé grâce à un système de navigation avec scanner per-opératoire. Ensuite, un ou plusieurs gestes complémentaires peuvent être réalisés, parmi lesquels :

  • une décompression neurologique (canal lombaire étroit, sténose foraminale, etc.) ;
  • une discectomie (exérèse du disque intervertébral) et mise en place d’une cage intersomatique. Cet implant va permettre de restaurer la hauteur et les courbures entre les vertèbres.

Le chirurgien positionnera ensuite des tiges qui serviront à solidariser les vis entre elles et à corriger une éventuelle instabilité (spondylolisthésis) ou déformation (scoliose) de la colonne. En fin de chirurgie, une partie de l’os retiré de vos vertèbres au moment de la libération des nerfs sera mis en place autour des tiges et des vis. Cet os servira de greffe osseuse et permettra d’assurer une solidité définitive à l’opération en agissant comme une colle naturelle à prise lente autour des implants. La durée de cette consolidation est de l’ordre de 6 mois.

Post-opératoire

Le premier lever est réalisé le jour même. Un drain peut être mis en place au niveau du foyer opératoire. La sortie s’effectue généralement entre le 2e et le 3e jour post-opératoire en fonction notamment du motif de l’arthrodèse et du nombre de niveaux traités. Dans tous les cas, la sortie ne s’effectuera pas avant le retour complet à l’autonomie (se lever, se laver, s’habiller et se déplacer seul).

La diminution de la mobilité vertébrale par l’arthrodèse est souvent redoutée par les patients. En pratique, ce n’est pas un problème, car les disques soudés sont souvent très usés et donc déjà peu mobiles avant l’intervention. De plus, les autres niveaux et les hanches peuvent compenser la diminution de mobilité.

En revanche, le blocage ou la soudure d’une ou plusieurs vertèbres peut dans certains cas entraîner un excès de travail des disques voisins et accélérer leur vieillissement.

Technologies utilisées

Ecarteur mini-invasif

Navigation

Potentiels évoqués per-opératoire

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment ses complications potentielles en cliquant sur le lien suivant.

L’arthrodèse lombaire consiste à souder définitivement deux ou plusieurs vertèbres lombaires entre elles en retirant le disque intervertébral et en le remplaçant par un dispositif appelé cage intersomatique. Cet implant va permettre de restaurer la hauteur et la courbure naturelle (lordose) entre les vertèbres.

arthrodèse lombaire voie antérieure

Arthrodèse lombaire par voie antérieure

L’accès à la colonne vertébrale par voie antérieure permet de préserver les muscles de la colonne vertébrale, et de retirer le disque pathologique en minimisant les risques neurologiques, car les nerfs sont situés en arrière.

Il est à noter que, bien que la cicatrice soit située au niveau de l’abdomen, il ne s’agit pas d’une intervention de chirurgie digestive, c’est-à-dire, que :

  • la taille de la cicatrice est située sous le nombril et se limite à quelques centimètres pour un niveau ;
  • le chirurgien ne touche pas aux viscères qui restent contenus dans leur enveloppe, appelé le péritoine.

Déroulement de l’opération

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. L’incision peut être réalisée soit de manière verticale, soit de manière horizontale, au niveau de la ceinture d’un pantalon.

Une fois le disque retiré, le chirurgien effectue des manœuvres de correction visant à restaurer la hauteur et la lordose (cambrure) naturelle entre les vertèbres.

L’implant est ensuite positionné, en remplacement du disque intervertébral. Ce dernier est préalablement rempli à l’aide d’un substitut osseux, réhydraté par des cellules osseuses prélevées en percutané au niveau d’une crête iliaque.

Ce substitut osseux servira de greffe et permettra d’assurer une solidité définitive à l’opération en agissant comme une colle naturelle à prise lente à l’intérieur de l’implant. La durée de cette consolidation est de l’ordre de 4 à 6 mois.

Post-opératoire

Le premier lever est réalisé le jour même. Il vous sera prescrit une ceinture abdominale qui sera à conserver pendant 1 mois après la chirurgie. La sortie s’effectue généralement entre le 1er et le 2e jour post-opératoire. Dans tous les cas, la sortie ne s’effectuera pas avant le retour complet à l’autonomie (se lever, se laver, s’habiller et se déplacer seul).

La diminution de la mobilité vertébrale par l’arthrodèse est souvent redoutée par les patients. En pratique, ce n’est pas un problème, car les disques soudés sont souvent très usés et donc déjà peu mobiles avant l’intervention. De plus, les autres niveaux et les hanches peuvent compenser la diminution de mobilité.

Technologies utilisées

Ecarteur mini-invasif

Amplificateur de brillance

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment ses complications potentielles en cliquant sur le lien suivant.

L’arthrodèse lombaire consiste à souder définitivement deux ou plusieurs vertèbres lombaires entre elles en retirant le disque intervertébral et en le remplaçant par un dispositif appelé cage intersomatique. Cet implant va permettre de restaurer la hauteur et la courbure naturelle (lordose) entre les vertèbres.

L’accès à la colonne vertébrale par voie latérale, permet de préserver les muscles de la colonne vertébrale, et de retirer le disque pathologique en minimisant les risques neurologiques, car les nerfs sont situés en arrière.

Elle peut être réalisée des vertèbres L1 à L5.

Bien que la cicatrice soit située sur le côté de l’abdomen, il ne s’agit pas d’une intervention de chirurgie digestive, c’est-à-dire, que le chirurgien ne touche pas aux viscères, lesquels restent contenus dans leur enveloppe, appelée le péritoine.

Déroulement de l’opération

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. L’incision est  réalisée parallèlement au disque intervertébral après repérage à l’amplificateur de brillance.

Le chirurgien va passer en arrière de la poche qui contient les viscères et en avant du muscle psoas.

Une fois le disque retiré, le chirurgien effectue des manœuvres de correction visant à restaurer la hauteur et la lordose (cambrure) naturelle entre les vertèbres. L’implant est ensuite positionné, en remplacement du disque intervertébral. Cette dernière est préalablement remplie par du substitut osseux, réhydraté par des cellules osseuses prélevées en percutané au niveau d’une crête iliaque. Ce substitut osseux servira de greffe et permettra d’assurer une solidité définitive à l’opération en agissant comme une colle naturelle à prise lente à l’intérieur de la cage. La durée de cette consolidation est de l’ordre de 4 à 6 mois.

L’implant est ensuite fixé par un système de plaque vissée. Il est parfois nécessaire d’y adjoindre une ostéosynthèse percutanée par voie postérieure.

Cette seconde chirurgie sera réalisée soit dans le même temps opératoire au cours de la même anesthésie soit dans un second temps opératoire environ 1 à 2 semaines après la première chirurgie.

Post-opératoire

Le premier lever est réalisé le jour-même. Il vous sera prescrit une ceinture abdominale qui sera à conserver pendant 1 mois après la chirurgie. La sortie s’effectue généralement entre le 1er et le 3ème jour post-opératoire. Dans tous les cas, cette sortie ne s’effectuera pas avant le retour complet à l’autonomie (se lever, se laver, s’habiller et se déplacer seul).

La diminution de la mobilité vertébrale par l’arthrodèse est souvent redoutée par les patients. En pratique ce n’est pas un problème, car les disques soudés sont souvent très usés et donc déjà peu mobiles avant l’intervention. De plus, les autres niveaux et les hanches peuvent compenser la diminution de mobilité.

Technologies utilisées

Ecarteur mini-invasif

RAAC

Amplificateur de brillance

Navigation

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment sur ses complications potentielles en cliquant sur le lien suivant.

L’arthrodèse lombaire par voie combinée consiste à souder définitivement deux ou plusieurs vertèbres lombaires entre elles, grâce à la mise en place de vis et de tiges par voie postérieure et d’une cage intersomatique en remplacement du disque par voie antérieure.

Cette chirurgie permet d’associer les principales qualités d’une chirurgie par voie postérieure à celles d’une chirurgie par voie antérieure mini-invasive.

arthrodèse lombaire par voie combinée

Radiographie sagittale

Elle est indiquée pour certaines formes de spondylolisthésis ou de déformations rachidiennes (scoliose et/ou cyphose).

Déroulement de l’opération

Il s’agit donc d’une chirurgie en 2 étapes :

  • Une 1ère étape par voie postérieure (le plus souvent mini-invasive) pour corriger une éventuelle instabilité (spondylolisthésis) ou déformation (scoliose) avec mise en place de vis et de tiges. Ce geste est sécurisé grâce à un système de navigation avec scanner per-opératoire ;
  • Une 2ème étape par voie antérieure mini-invasive pour exérèse du disque (discectomie) et mise en place d’une cage intersomatique et de substitut osseux. Cette greffe osseuse permettra d’assurer une solidité définitive à l’opération en agissant comme une colle naturelle à prise lente à l’intérieur de la cage. La durée de cette consolidation est de l’ordre de 6 mois (# arthrodèse lombaire par voie antérieure mini-invasive).

En fonction de nombreux critères (âge du patient, motif de la chirurgie, nombre de niveaux à traiter, …) ces 2 temps chirurgicaux peuvent être réalisés le même jour (au cours de la même anesthésie) ou en différés (de quelques jours ou quelques semaines).

Post-opératoire

Lorsque l’indication est un spondylolisthésis : le premier lever est réalisé le jour-même. Le plus souvent il ne sera pas nécessaire de drainer. Il vous sera prescris une ceinture abdominale qui sera à conserver pendant 1 mois après la chirurgie. La sortie s’effectue généralement à partir du  2ème jour post-opératoire.

Lorsque l’indication est une correction de déformation : les suites opératoires (premier lever, drainage, nécessité d’une contention, …) sont dépendantes du nombre de niveaux traités, de la réalisation ou non de gestes d’ostéotomie et de l’âge du patient.

Dans tous les cas, la sortie ne s’effectuera pas avant le retour complet à l’autonomie (se lever, se laver, s’habiller et se déplacer seul).La diminution de la mobilité vertébrale par l’arthrodèse est souvent redoutée par les patients. En pratique ce n’est pas un problème, car les disques soudés sont souvent très usés et donc déjà peu mobiles avant l’intervention. De plus, les autres niveaux et les hanches peuvent compenser la diminution de mobilité.

En revanche, le blocage ou la soudure d’une ou plusieurs vertèbres peut dans certains cas entraîner un excès de travail des disques voisins et accélérer leur vieillissement.

Technologies utilisées

Ecarteur mini-invasif

Amplificateur de brillance

Navigation

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment ses complications potentielles en cliquant sur les liens suivants : lien 1, lien 2.

L’arthroplastie discale consiste à remplacer le disque intervertébral usé par une prothèse.

Celle-ci rétablit la hauteur entre les vertèbres et permet de garder une mobilité la plus proche possible de celle d’un disque normal.

Arthroplastie lombaire

Prothèse de disque

L’avantage de la prothèse de disque par rapport à l’arthrodèse est qu’elle permet de maintenir la mobilité intervertébrale.
Toutefois, tous les patients ne peuvent bénéficier d’une prothèse discale, dont les indications doivent respecter un cahier des charges assez strict.

L’accès à la colonne vertébrale est réalisé par voie antérieure. Cela permet de préserver les muscles de la colonne vertébrale, et de retirer le disque pathologique en minimisant les risques neurologiques, car les nerfs sont situés en arrière.
Il est à noter que, bien que la cicatrice soit située au niveau de l’abdomen, il ne s’agit pas d’une intervention de chirurgie digestive, c’est-à-dire, que :
– la taille de la cicatrice est située sous le nombril et se limite à quelques centimètres ;
– le chirurgien ne touche pas aux viscères qui restent contenus dans leur enveloppe, appelé le péritoine.

Déroulement de l’opération

L’intervention se déroule sous anesthésie générale.

L’incision peut être réalisée soit de manière verticale, soit de manière horizontale, au niveau de la ceinture d’un pantalon.

Une fois le disque retiré, la prothèse est positionnée sous contrôle d’un système de radiologie per-opératoire.

Post-opératoire

Le premier lever est réalisé le jour même. Il vous sera prescrit une ceinture abdominale qui sera à conserver pendant 1 mois après la chirurgie.

La sortie s’effectue généralement entre le 1er et le 2e jour post-opératoire. Dans tous les cas, la sortie ne s’effectuera pas avant le retour complet à l’autonomie (se lever, se laver, s’habiller et se déplacer seul).

Dans certains cas où les 2e ou 3e derniers disques lombaires sont à l’origine de la douleur, une chirurgie hybride associant arthrodèse et prothèse peut être envisagée.

Technologies utilisées

Ecarteur mini-invasif

Amplificateur de brillance

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment ses complications potentielles en cliquant sur le lien suivant.

La prothèse d’arc postérieur consiste à retirer et à remplacer la partie arrière des vertèbres par une prothèse.

Cette chirurgie permet de libérer largement la partie postérieure du canal lombaire tout en conservant une bonne mobilité intervertébrale grâce à la mise en place d’un implant mobile.

Prothèse arc supérieur

L’avantage de la prothèse d’arc postérieur par rapport à l’arthrodèse est qu’elle permet d’assurer une bonne stabilité intervertébrale tout en restaurant la mobilité intervertébrale.

Toutefois, tous les patients ne peuvent bénéficier de cette technique et les indications doivent respecter un cahier des charges assez strict.

Déroulement de l’opération

L’intervention se déroule sous anesthésie générale.

Après avoir réalisé une incision dans le dos, il sera réalisé une décompression neurologique en retirant les éléments osseux et ligamentaires situés à la  partie arrière du canal lombaire (= arc postérieur).

Le chirurgien positionnera ensuite la prothèse d’arc postérieur qui sera unie à la colonne vertébrale par des vis préalablement misent en place. Ce geste est sécurisé grâce à un système de navigation avec scanner per-opératoire.

Si besoin, il pourra être réalisé un geste complémentaire pour corriger une éventuelle instabilité (spondylolisthésis).

Post-opératoire

Le premier lever est réalisé le jour-même. Un drain peut être mis en place au niveau du foyer opératoire. La sortie s’effectue généralement entre le 2ème et le 3ème jour post-opératoire. Dans tous les cas, la sortie ne s’effectuera pas avant le retour complet à l’autonomie (se lever, se laver, s’habiller et se déplacer seul).

Prothèse arc supérieur

Radiographie de face d’une prothèse d’arc postérieur

Radiographie de profil d’une prothèse d’arc postérieur

Pour des raisons techniques, la mise en place d’une prothèse d’arc postérieur est limitée à un seul niveau intervertébral.

Dans les cas ou plusieurs niveaux seraient à traiter, une chirurgie hybride associant arthrodèse et prothèse d’arc postérieur peut être envisagée.

Technologies utilisées

Navigation

Potentiels évoqués per-opératoire

Cette intervention chirurgicale a pour but d’élargir la partie postérieure du canal lombaire afin de libérer le passage des nerfs dans la colonne vertébrale.

L’objectif est de soulager les douleurs des membres inférieurs (sciatique et/ou cruralgie) liées à la compression des nerfs dans le canal lombaire. Il n’y a en revanche que peu de bénéfice à espérer de cette chirurgie sur les douleurs dans le bas du dos (lombalgies).

Déroulement de l’opération

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Le chirurgien accède au canal rachidien entre deux vertèbres par une mini-incision au niveau du dos.

Classiquement, il sera réalisé une décompression ciblée du canal lombaire par exérèse de l’excédent des ligaments et de l’arthrose en arrière du canal lombaire. C’est la technique de recalibrage.

Dans les cas de rétrécissement sévère ou d’atteinte multi-étagée, l’intervention consistera en une en une décompression plus large du canal lombaire par exérèse des lames, c’est-à-dire la partie des vertèbres venant fermer la partie postérieure du canal lombaire : c’est la technique de laminectomie.

Post-opératoire

Le premier lever est réalisé le jour-même, sauf en cas d’ouverture de l’enveloppe du système nerveux (brèche durale) qui peut être très fragilisée, notamment en cas de rétrécissement sévère.

Un drain peut être mis en place au niveau du foyer opératoire. La sortie s’effectue généralement entre le 2ème et le 3ème jour post-opératoire en fonction notamment de la sévérité et de l’étendu du rétrécissement du canal lombaire.

Dans tous les cas, cette sortie ne s’effectuera pas avant le retour complet à l’autonomie (se lever, se laver, s’habiller et se déplacer seul).

Technologies utilisées

Ecarteur mini-invasif

Amplificateur de brillance

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment ses complications potentielles en cliquant sur le lien suivant.

Cette intervention consiste à enlever une partie du corps vertébral pour élargir un canal cervical rétréci par l’arthrose. La partie de la vertèbre retirée est ensuite remplacée par un dispositif appelé cage de reconstruction corporéale.

L’accès à la colonne vertébrale est réalisé par voie antérieure. Cela permet de préserver les muscles cervicaux, et de retirer la portion du corps vertébral venant rétrécir le canal cervical sans avoir à écarter la moelle épinière.

corporectomie cervicale

Corporectomie cervicale

Le microscope ou les loupes chirurgicales peuvent être utilisés pour améliorer la précision du geste chirurgical.

L’objectif de cette chirurgie est purement neurologique, c’est-à-dire que l’intervention vise à décomprimer la moelle épinière pour éviter l’aggravation d’une myélopathie cervicarthrosique. Il y a donc peu de bénéfice à espérer de cette chirurgie sur d’éventuelles douleurs cervicales associées.

Déroulement de l’opération

L’intervention se déroule sous anesthésie générale.

Une incision oblique de quelques centimètres est décalée vers la gauche ou vers la droite. Le rachis est alors exposé. Les 2/3 médians du ou des corps vertébraux sont retirés dans l’optique de décomprimer en arrière la moelle épinière et les nerfs latéralement.

La cage est ensuite positionnée et l’ensemble est stabilisé par une plaque et des vis antérieures.

Post-opératoire

Le premier lever est réalisé le jour-même. Un drain peut être mis en place au niveau du foyer opératoire. Le port d’un collier cervical souple sera nécessaire dans les suites de l’intervention. La sortie s’effectue habituellement au 2e  jour post-opératoire.

L’intervention est peu douloureuse, mais il est fréquent de ressentir une légère douleur à la déglutition (comme lors d’une angine) pouvant persister quelques jours après la chirurgie.

Technologies utilisées

Ecarteur mini-invasif

Microscope

Amplificateur de brillance

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment ses complications potentielles en cliquant sur le lien suivant.

Cette intervention chirurgicale a pour but d’élargir la partie postérieure du canal cervical afin de libérer le passage de la moelle épinière dans la colonne vertébrale.

Le microscope ou les loupes chirurgicales peuvent être utilisés pour améliorer la précision du geste chirurgical.

L’objectif de cette chirurgie est purement neurologique, c’est-à-dire que l’intervention vise à décomprimer la moelle épinière pour éviter l’aggravation d’une myélopathie cervicarthrosique. Il y a donc peu de bénéfice à espérer de cette chirurgie sur d’éventuelles douleurs cervicales associées.

Laminectomie laminoplastie cervicale

Radiographie sagittale

Le microscope ou les loupes chirurgicales peuvent être utilisés pour améliorer la précision du geste chirurgical.

L’objectif de cette chirurgie est purement neurologique, c’est-à-dire que l’intervention vise à décomprimer la moelle épinière pour éviter l’aggravation d’une myélopathie cervicarthrosique. Il y a donc peu de bénéfice à espérer de cette chirurgie sur d’éventuelles douleurs cervicales associées.

Déroulement de l’opération

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Le chirurgien accède au canal cervical par voie postérieure grâce à une incision au niveau de la nuque.

En cas de rétrécissement modéré, il sera réalisé une décompression partielle en venant écarter les structures osseuses et ligamentaires qui forment la partie postérieure du canal cervical. C’est la technique de laminoplastie.

En cas de rétrécissement sévère, l’intervention consistera en une décompression plus large par exérèse des lames, c’est-à-dire les portions des vertèbres venant fermer la partie postérieure du canal cervical : c’est la technique de laminectomie cervicale. Dans certains cas, il est possible d’associer à cette laminectomie une arthrodèse par voie postérieure, c’est-à-dire que le chirurgien peut venir souder les vertèbres entre-elles à l’aide de vis et de tiges.

Post-opératoire

Le premier lever est réalisé le jour-même. Un drain est souvent mis en place au niveau du foyer opératoire. Le port d’un collier cervical souple sera nécessaire dans les suites de l’intervention. La sortie s’effectue habituellement entre le 2e et le 3e jour post-opératoire.

Technologies utilisées

Ecarteur mini-invasif

Microscope

Amplificateur de brillance

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment ses complications potentielles en cliquant sur le lien suivant.

Cette intervention chirurgicale a pour objectif de corriger la déformation scoliotique de la colonne vertébrale et de maintenir la correction obtenue en réalisant une arthrodèse, c’est à dire en soudant définitivement entre-elles les vertèbres incluses dans la scoliose

Scoliose avant chirurgie
Scoliose avant chirurgie arthrodèse

Scoliose avant et après chirurgie

Le choix des vertèbres à inclure dans l’arthrodèse dépend du type de scoliose et est déterminé après une planification opératoire minutieuse.

L’indication chirurgicale est retenue en fonction de nombreux critères :
âge du patient, stade de sa croissance, localisation, angulation et évolution de la scoliose, efficacité ou non du traitement par corset, retentissement de la scoliose sur l’équilibre global de la colonne vertébrale, phénomènes douloureux, estimation du rapport bénéfice/risque, …

Déroulement de l’opération

Cette intervention par voie postérieure sera le plus souvent réalisée par une technique classique avec une seule cicatrice médiane.

Dans certains cas, cette chirurgie pourra être réalisée par une technique mini-invasive, permettant de préserver les muscles de la colonne vertébrale et donc de retrouver une fonction plus rapide.

L’intervention commence par la mise en place du système d’enregistrement per-opératoire de l’activité des nerfs pour vérifier l’absence de complications neurologiques, notamment lors des manœuvres de correction.

L’unité de chirurgie de la colonne vertébrale du CHU de Poitiers est l’un des rares centres dans le monde à proposer ce type de prise en charge des scolioses très novateur, grâce à l’expertise acquise par nos chirurgiens dans les meilleurs centres internationaux.

Une fois la voie d’abord réalisée, le chirurgien vient positionner des vis à l’arrière de la colonne. Ce geste est sécurisé grâce à un système de navigation avec scanner per-opératoire.

Le chirurgien positionnera ensuite des tiges (en alliage de Titane ou en Chrome-Cobalt) dont les courbures sont adaptées à la forme de votre colonne vertébrale. Ces tiges, serviront à solidariser les vis entre-elles et à corriger la déformation scoliotique.

En fin de chirurgie de l’os prélevé sur la partie arrière de vos vertèbres sera mis en place autour des tiges et des vis. Cet os servira de greffe osseuse et permettra d’assurer une solidité définitive à l’opération en agissant comme une colle naturelle à prise lente autour des implants. La durée de cette consolidation est de l’ordre de 6 mois.

Post-opératoire

Le premier lever est habituellement réalisé le lendemain de la chirurgie. Il n’y a pas besoin de corset, les tiges et les vis mises en place étant suffisamment solides pour maintenir la colonne vertébrale. En cas de chirurgie classique, un drain sera mis en place au niveau du foyer opératoire. En cas de chirurgie mini-invasive, le drainage n’est pas nécessaire. La sortie s’effectue généralement au 5e jour post-opératoire. Dans tous les cas, la sortie ne s’effectuera pas avant le retour complet à l’autonomie (se lever, se laver, s’habiller et se déplacer seul).

L’éviction scolaire est de 1 mois. L’arrêt de sport est habituellement de 6 mois. Passé ce délai, il n’y aura aucune contre-indication sportive, à condition que le rachis lombaire inférieur ait été laissé libre en dessous de l’arthrodèse.

La diminution de la mobilité vertébrale par l’arthrodèse est souvent redoutée par les patients. En pratique cette perte de mobilité est modérée, à condition que le rachis lombaire inférieur (qui est la partie la plus mobile de la colonne vertébrale) ait été laissé libre en dessous de l’arthrodèse.

Cette intervention chirurgicale a pour objectif de corriger progressivement la déformation scoliotique de la colonne vertébrale tout en maintenant la mobilité entre les différents segments de la colonne vertébrale.

Le choix des vertèbres à traiter dépend du type de scoliose et est déterminé après une planification opératoire minutieuse.

L’indication chirurgicale est retenue en fonction de nombreux critères :
âge du patient, stade de sa croissance, localisation, angulation et évolution de la scoliose, efficacité ou non du traitement par corset, retentissement de la scoliose sur l’équilibre global de la colonne vertébrale, phénomènes douloureux, estimation du rapport bénéfice/risque, …

Ce type de prise en charge des scolioses est très novateur et reste actuellement maitrisé par seulement une poignée de centres dans le monde. Ceci est rendu possible dans notre service grâce à l’expertise acquise par nos chirurgiens de la scoliose au cours de formations effectuées dans les meilleurs centres internationaux.

Déroulement de l’opération

L’intervention commence par la mise en place du système d’enregistrement per-opératoire de l’activité des nerfs (potentiels évoqués). Ce dispositif sera utilisé durant toute la chirurgie, afin de vérifier l’absence de complications neurologiques, notamment lors des manœuvres de correction.

Un chirurgien cardio-thoracique pratique de petites incisions cutanées en dessous de l’aisselle du patient. Grace à l’utilisation d’une vidéo-assistance (endoscopie), il s’introduit dans le thorax et expose progressivement la face latérale des vertèbres. Le chirurgien de la colonne vertébrale vient alors positionner des vis entre les différentes vertèbres impliquées dans la courbure de la scoliose. Ce geste est sécurisé grâce à un système de navigation avec scanner per-opératoire.

Le chirurgien utilisera ensuite un câble (sorte de gros lacet) qu’il viendra positionner en tension entre les  vis afin de commencer à corriger la scoliose pendant l’intervention.

Ce câble va jouer un rôle de « corset interne » et va permettre de poursuivre progressivement la correction de la scoliose tout au long de la croissance de l’enfant.

Post-opératoire

Le premier lever est habituellement réalisé le lendemain de la chirurgie. Il n’y a pas besoin de corset, le câble et les vis misent en place étant suffisamment solide pour maintenir la colonne vertébrale. La sortie s’effectue généralement au 5e jour post-opératoire. Dans tous les cas, la sortie ne s’effectuera pas avant le retour complet à l’autonomie (se lever, se laver, s’habiller et se déplacer seul).

L’éviction scolaire de 1 mois. L’arrêt de sport est habituellement de 6 mois. Passé ce délai, il n’y aura aucune contre-indication sportive, à condition que le rachis lombaire inférieur ait été laissé libre en dessous de l’arthrodèse.

Cette intervention chirurgicale a pour objectif de corriger la déformation scoliotique de la colonne vertébrale et de maintenir la correction obtenue en réalisant une arthrodèse, c’est à dire en soudant définitivement entre-elles les vertèbres incluses dans la scoliose

Scoliose de l'adulte
Scoliose de l'adulte
Scoliose de l'adulte
Scoliose de l'adulte

Radiographies de scoliose de l’adulte

Le choix des vertèbres à inclure dans l’arthrodèse dépend du type de scoliose et est déterminé après une planification opératoire minutieuse.

L’indication chirurgicale est retenue en fonction de nombreux critères :
âge du patient, stade de sa croissance, localisation, angulation et évolution de la scoliose, efficacité ou non du traitement par corset, retentissement de la scoliose sur l’équilibre global de la colonne vertébrale, phénomènes douloureux, estimation du rapport bénéfice/risque, …

Déroulement de l’opération

Cette intervention par voie postérieure sera le plus souvent réalisée par une technique classique avec une seule cicatrice médiane.

Dans certains cas, la partie thoracique de la correction de la scoliose pourra être réalisée par une technique mini-invasive, permettant de préserver les muscles de la colonne vertébrale et donc de diminuer le taux de complications post-opératoires (notamment hémorragiques et infectieuses).

L’intervention commence par la mise en place du système d’enregistrement per-opératoire de l’activité des nerfs pour vérifier l’absence de complications neurologiques, notamment lors des manœuvres de correction.

L’unité de chirurgie de la colonne vertébrale du CHU de Poitiers est l’un des rares centres dans le monde à proposer ce type de prise en charge des scolioses très novateur, grâce à l’expertise acquise par nos chirurgiens dans les meilleurs centres internationaux.

Une fois la voie d’abord réalisée, le chirurgien vient positionner des vis à l’arrière de la colonne. Ce geste est sécurisé grâce à un système de navigation avec scanner per-opératoire.

Ensuite, un ou plusieurs gestes complémentaires peuvent être réalisés, parmi lesquels :

une décompression neurologique (canal lombaire étroit, sténose foraminale, …) ;

– une discectomie (exérèse du disque intervertébral) et mise en place d’une cage intersomatique. Cet implant va permettre de restaurer la hauteur et les courbures entre les vertèbres ;

des ostéotomies postérieures. Il s’agit de gestes de résections osseuses qui permettent de faciliter la correction de la scoliose et la restauration de l’équilibre global de la colonne vertébrale ;

Le chirurgien positionnera ensuite des tiges (en alliage de Titane ou en Chrome-Cobalt) dont les courbures sont adaptées à la forme de votre colonne vertébrale. Ces tiges, serviront à solidariser les vis entre-elles et à corriger la déformation scoliotique.

En fin de chirurgie de l’os prélevé sur la partie arrière de vos vertèbres sera mis en place autour des tiges et des vis. Cet os servira de greffe osseuse et permettra d’assurer une solidité définitive à l’opération en agissant comme une colle naturelle à prise lente autour des implants. La durée de cette consolidation est de l’ordre de 6 mois.

Post-opératoire

Il est parfois nécessaire de réaliser dans les semaines suivantes cette chirurgie une arthrodèse lombaire par voie antérieure mini-invasive complémentaire. Le but est d’obtenir un gain de correction et une solidité supplémentaire en remplaçant les disques usés par des cages intersomatiques.

Le premier lever est habituellement réalisé dans les 24 à 48h suivants la chirurgie. Un drain sera mis en place au niveau du foyer opératoire. La sortie s’effectue généralement entre le 5e et le 7e jour post-opératoire en fonction notamment de l’âge du patient, de la sévérité de la scoliose, et du nombre de niveaux traités. Dans tous les cas, la sortie ne s’effectuera pas avant le retour complet à l’autonomie (se lever, se laver, s’habiller et se déplacer seul).

La diminution de la mobilité vertébrale par l’arthrodèse est souvent redoutée par les patients. En pratique, il est vrai que, si la correction de la scoliose nécessite une fixation longue étendue à la charnière lombo-sacrée, le retentissement fonctionnel sera important et devra être intégré dans la balance bénéfices-inconvénients avant toute décision chirurgicale.

Il faut tout de même savoir que, même si la totalité de la colonne thoracique et lombosacrée doit être fixée, le patient conservera une capacité à se pencher en avant, grâce à la mobilité de ses hanches. Il devra cependant s’adapter pour certains gestes simples de la vie quotidienne comme pour enfiler des chaussettes ou faire ses lacets.

Cette intervention chirurgicale a pour objectif de corriger la déformation en cyphose (= penché en avant) de la colonne vertébrale et de maintenir la correction obtenue en réalisant une arthrodèse, c’est à dire en soudant définitivement entre-elles les vertèbres incluses dans la scoliose.

Cyphose

Radiographie d’une cyphose

Il s’agit habituellement de chirurgies lourdes, car la correction de la déformation en cyphose impose souvent une fixation étendue de la colonne vertébrale et la réalisation de gestes d’ostéotomies (résection osseuse d’une partie de la vertèbre).

L’indication chirurgicale est retenue en fonction de nombreux critères : âge du patient, sévérité de la déformation et son retentissement sur l’équilibre global de la colonne vertébrale, compression neurologique associée, impact des douleurs sur l’autonomie et sur la qualité de vie, estimation du rapport bénéfice/risque,…

Déroulement de l’opération

Cette intervention par voie postérieure sera le plus souvent réalisée par une technique classique avec une seule cicatrice médiane.

Dans certains cas, la partie thoracique de la correction de la cyphose pourra être réalisée par une technique mini-invasive, permettant de préserver les muscles de la colonne vertébrale et donc de diminuer le taux de complications post-opératoires (notamment hémorragiques et infectieuses).

L’intervention commence par la mise en place du système d’enregistrement per-opératoire de l’activité des nerfs (potentiels évoqués). Ce dispositif sera utilisé durant toute la chirurgie, afin de vérifier l’absence de complications neurologiques, notamment lors des manœuvres de correction.

L’unité de chirurgie de la colonne vertébrale du CHU de Poitiers est l’un des rares centres dans le monde à proposer ce type de prise en charge très novateur, grâce à l’expertise acquise par nos chirurgiens dans les meilleurs centres internationaux.

Une fois la voie d’abord réalisée, le chirurgien vient positionner des vis à l’arrière de la colonne. Ce geste est sécurisé grâce à un système de navigation avec scanner per-opératoire.

Ensuite, un ou plusieurs gestes complémentaires peuvent être réalisés, parmi lesquels :

une décompression neurologique (canal lombaire étroit, sténose foraminale, …) ;

– une discectomie (exérèse du disque intervertébral) et mise en place d’une cage intersomatique. Cet implant va permettre de restaurer la hauteur et les courbures entre les vertèbres ;

des ostéotomies postérieures. Il s’agit de gestes de résections osseuses qui permettent de faciliter la correction de la scoliose et la restauration de l’équilibre global de la colonne vertébrale ;

Le chirurgien positionnera ensuite des tiges (en alliage de Titane ou en Chrome-Cobalt) dont les courbures sont adaptées à la forme de votre colonne vertébrale. Ces tiges, serviront à solidariser les vis entre-elles et à corriger la déformation en cyphose.

En fin de chirurgie de l’os prélevé sur la partie arrière de vos vertèbres sera mis en place autour des tiges et des vis. Cet os servira de greffe osseuse et permettra d’assurer une solidité définitive à l’opération en agissant comme une colle naturelle à prise lente autour des implants. La durée de cette consolidation est de l’ordre de 6 mois.

Post-opératoire

Il est parfois nécessaire de réaliser dans les semaines suivantes cette chirurgie une arthrodèse lombaire par voie antérieure mini-invasive complémentaire. Le but est d’obtenir un gain de correction et une solidité supplémentaire en remplaçant les disques usés par des cages intersomatiques.

Le premier lever est habituellement réalisé dans les 24 à 48h suivants la chirurgie. Un drain sera mis en place au niveau du foyer opératoire. La sortie s’effectue généralement entre le 5e et le 7e jour post-opératoire en fonction notamment de l’âge du patient, de la sévérité de la déformation, et du nombre de niveaux traités. Dans tous les cas, la sortie ne s’effectuera pas avant le retour complet à l’autonomie (se lever, se laver, s’habiller et se déplacer seul).

La diminution de la mobilité vertébrale par l’arthrodèse est souvent redoutée par les patients. En pratique, il est vrai que la correction de la cyphose nécessite souvent une fixation longue et étendue à la charnière lombo-sacrée, responsable d’un retentissement fonctionnel important. Ce paramètre doit être intégré dans la balance bénéfice-risque avant toute décision chirurgicale.

Il faut tout de même savoir que, même si la totalité de la colonne thoracique et lombosacrée doit être fixée, le patient conservera une capacité à se pencher en avant, grâce à la mobilité de ses hanches. Il devra cependant s’adapter pour certains gestes simples de la vie quotidienne comme pour enfiler des chaussettes ou faire ses lacets.

Vous trouverez plus de précisions concernant cette chirurgie et notamment ses complications potentielles en cliquant sur le lien suivant.

Le principe du traitement d’une fracture vertébrale est de corriger la déformation liée au traumatisme et de stabiliser la colonne vertébrale le temps de sa consolidation

La majorité des fractures du rachis présentent un risque d’aggravation secondaire (douleur, déformation de la colonne vertébrale, déficit neurologique, …) en l’absence de traitement adapté. L’objectif de la chirurgie est de prévenir ce risque.

La réalisation de ces interventions mini-invasives nécessite l’utilisation de systèmes de radiologie ou de scanner per-opératoire, afin de guider le bon positionnement des implants à travers des cicatrices de quelques centimètres au maximum.

Les chirurgiens de l’unité de chirurgie de la colonne du CHU de Poitiers ont été parmi les premiers en France à développer les techniques mini-invasives dans la traumatologie vertébrale et à les utiliser dans la pratique courante.

Cette expertise clinique acquise depuis de nombreuses années, confortée maintenant par de nombreux travaux scientifiques, fait de notre centre l’un des leaders nationaux dans la prise en charge des fractures du rachis.

Cyphoplastie ou expansion intra vertébrale (fractures du rachis thoraco-lombaire)

La chirurgie commence par la mise en place de canules (aiguilles) dans le corps de la vertèbre fracturée, à travers 2 petites incisions (1 cm). Des ballonnets sont ensuite introduits dans le corps vertébral à travers les canules, puis déployés (= gonflés) afin de corriger la déformation liée à la fracture. Une fois le résultat souhaité obtenu, les ballonnets sont retirés et la stabilisation (= solidité) est assurée par l’injection d’une résine acrylique, appelée « ciment ».

cyphoplastie

Radiographie d’une cyphoplastie

Le premier lever est habituellement réalisé le jour-même de l’intervention. Il n’est pas nécessaire de porter une contention complémentaire (ceinture lombaire ou corset). La sortie s’effectue dans les 24h post-opératoires.

Ostéosynthèse postérieure par voie mini-invasive (fractures du rachis thoraco-lombaire)

En cas d’atteinte de la partie arrière de la vertèbre, la cyphoplastie seule peut ne pas être suffisante. Il est alors possible de mettre en place des vis de part et d’autre de la vertèbre fracturée, à travers de petites incisions. Les vis sont ensuite reliées par des tiges dont les courbures sont adaptées à la forme souhaitée de votre colonne vertébrale. Ces tiges, serviront à corriger la déformation traumatique et à solidariser les vis entre-elles de manière à dériver les contraintes dans le matériel. Cette technique peut être utilisée seule ou le plus souvent en association à une cyphoplastie.

Ostéosynthèse

Radiographie d’ostéosynthèse

Le premier lever est réalisé dans les 24h post-opératoires. Habituellement, il n’est pas nécessaire de porter une contention (ceinture lombaire ou corset) complémentaire, car le ciment injecté est suffisant pour assurer la solidité. La sortie s’effectue généralement entre le 2ème et le 3ème jour post-opératoire, en fonction principalement de la sévérité initiale de la fracture.

Arthrodèse et ostéosynthèse antérieure par voie mini-invasive (fractures du rachis cervical)

Dans le cadre des lésions traumatiques du rachis cervical, il est fréquent qu’une voie d’abord antérieure soit privilégiée. Cet abord permet de travailler directement sur la vertèbre (ou le disque lésé) tout en préservant les muscles cervicaux.

Il est alors réalisé un geste de stabilisation avec la mise en place de vis et d’une plaque d’ostéosynthèse fixée directement dans le corps des vertèbres adjacentes à la fracture.

En cas de lésion discale associée, il sera également réalisé un remplacement du disque lésé par la mise en place d’un implant appelé cage intersomatique.

Le premier lever est réalisé le jour-même. Un drain est souvent mis en place au niveau du foyer opératoire. La sortie s’effectue habituellement dans les 48 à 72h post-opératoire.

En cas de compression de la moelle épinière ou les racines nerveuses, entraînant un déficit neurologique (perte de force et/ou de sensibilité pouvant à l’extrême conduire à de la para- ou de tétraplégie), la chirurgie sera réalisée par une technique conventionnelle pour pouvoir réaliser un geste de décompression neurologique (laminectomie).

arthrodèse
Ostéosynthèse

Radiographie d’arthrodèse et d’ostéosynthèse

Technologies utilisées

Ecarteur mini-invasif

Amplificateur de brillance

Navigation