{"id":23820,"date":"2016-05-24T18:43:48","date_gmt":"2016-05-24T16:43:48","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/chu-poitiers\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/"},"modified":"2016-05-24T18:43:48","modified_gmt":"2016-05-24T16:43:48","slug":"hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/","title":{"rendered":"H\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie : dans une logique de rapidit\u00e9 et de recours"},"content":{"rendered":"<p>En mars dernier \u00e9tait inaugur\u00e9, au niveau -2 de la tour Jean-Bernard du CHU de Poitiers, le nouveau plateau de consultations du p\u00f4le &#8220;Dune&#8221; qui regroupe la chirurgie visc\u00e9rale, l\u2019h\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie et l\u2019urologie. Cette restructuration, qui permet de proposer une offre de soins ambulatoires efficiente et pertinente aux patients, ne fait que renforcer un mode de fonctionnement \u00e9tabli de longue date au sein du service d\u2019h\u00e9pato-gastro- ent\u00e9rologie, comme l\u2019explique le professeur Christine Silvain, chef du service : &#8220;En effet, nous avons toujours eu comme ambition et comme particularit\u00e9 d\u2019offrir une prise en charge des pathologies digestives de fa\u00e7on globale, transversale, et dans un temps assez court. Ce nouvel espace pluridisciplinaire, avec ses salles d\u2019actes techniques d\u2019exploration fonctionnelle en h\u00f4pital de jour (maladie du foie, pelvip\u00e9rin\u00e9alogie&#8230;), celles de consultations et la pr\u00e9sence des chirurgiens visc\u00e9raux et des attach\u00e9s de recherche, va encore plus faciliter le parcours du patient et accro\u00eetre la dynamique m\u00e9dicale ainsi que la recherche clinique.&#8221;<\/p>\n<p>Un autre projet en cours de concr\u00e9tisation s\u2019inscrit dans cette m\u00eame logique : la cr\u00e9ation en 2018, au rez-de-chauss\u00e9e de la tour Jean-Bernard, d\u2019un centre d\u2019explorations th\u00e9rapeutiques interventionnelles. Il regroupera des salles d\u2019op\u00e9ration d\u00e9di\u00e9es et une unit\u00e9 d\u2019hospitalisation ambulatoire pour les endoscopies digestives et pulmonaires (voir ci-dessous).<\/p>\n<table style=\"background-color: #b2a8cc;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Un centre d\u2019explorations th\u00e9rapeutiques interventionnelles en 2018<\/strong><\/p>\n<p>En 2018, un centre d\u2019explorations th\u00e9rapeutiques interventionnelles verra le jour au rez-de-chauss\u00e9e de la tour Jean-Bernard. Il regroupera toutes les activit\u00e9s d\u2019endoscopie interventionnelle du service d\u2019h\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie ainsi que celles de la pneumologie. Ce centre pourra \u00e9galement r\u00e9pondre aux besoins de chirurgie mini-invasive en gyn\u00e9cologie, ORL, ophtalmologie ou encore en urologie.<\/p>\n<p>Ce projet est n\u00e9 de la conjonction de plusieurs besoins, comme l\u2019explique le docteur Thierry Barrioz. &#8220;Tout d\u2019abord face \u00e0 l\u2019explosion de notre activit\u00e9 d\u2019endoscopie, nos locaux \u00e9taient devenus trop \u00e9troits et n\u2019\u00e9taient plus adapt\u00e9s \u00e0 la technicit\u00e9 de nos examens. De plus, la pneumologie, qui fait de plus en plus d\u2019endoscopies interventionnelles, avait pour projet de d\u00e9m\u00e9nager au niveau de la tour Jean-Bernard. Il paraissait donc logique que l\u2019on regroupe nos activit\u00e9s. Et enfin, par rapport \u00e0 nos diff\u00e9rents besoins d\u2019anesth\u00e9sie, le souhait \u00e9tait de mutualiser, en une unit\u00e9 de lieu, du personnel d\u2019anesth\u00e9sie.&#8221;<\/p>\n<p>Avec le d\u00e9m\u00e9nagement des consultations d\u2019urologie, de chirurgie visc\u00e9rale et d\u2019h\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie (niveau -2) et celles attendues prochainement de la chirurgie digestive vasculaire et de la chirurgie plastique, ce futur centre va pouvoir ainsi s\u2019\u00e9taler sur l\u2019ensemble du plateau laiss\u00e9 libre au rez-de-chauss\u00e9e.<\/p>\n<p>Il comptera huit salles d\u2019op\u00e9ration. &#8220;Elles ne n\u00e9cessiteront pas de gros \u00e9quipements type bloc op\u00e9ratoire, mais une technicit\u00e9 de chirurgie ambulatoire &#8220;. Ce qui doublera pour le service le nombre de salles d\u2019interventions. Le centre comptera aussi une unit\u00e9 d\u2019hospitalisation ambulatoire avec une salle de r\u00e9veil d\u00e9di\u00e9e. &#8220;On va, gr\u00e2ce \u00e0 cette structure, augmenter nos taux de patients en ambulatoire. En ayant des lits d\u00e9di\u00e9s, nous allons pouvoir offrir une meilleure surveillance au sein d\u2019une structure adapt\u00e9e.&#8221;<\/p>\n<p>Les int\u00e9r\u00eats de ce centre seront de plusieurs ordres. &#8220;Nous allons presque doubler notre activit\u00e9 (chaque ann\u00e9e, le service r\u00e9alise 8 000 actes d\u2019endoscopie) avec une priorit\u00e9 port\u00e9e sur l\u2019endoscopie de recours diagnostique et th\u00e9rapeutique. Ce qui induira n\u00e9cessairement une diminution des d\u00e9lais d\u2019attente pour avoir ces examens complexes.&#8221;<\/p>\n<p>Autre gros avantage : des examens communs d\u2019endoscopie avec les pneumologues pourront \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s, notamment du m\u00e9diastin, qui d\u00e9boucheront ainsi sur des bilans pr\u00e9-op\u00e9ratoires de tumeurs plus pr\u00e9cis et moins invasifs. &#8220;En outre, sur certaines proc\u00e9dures, telles que les fistules \u0153sotrach\u00e9ales qui n\u00e9cessitent l\u2019intervention des deux services pour la pose de proth\u00e8ses \u0153sophagiennes et trach\u00e9ales, nous interviendrons ensemble le m\u00eame jour. Les avantages seront ind\u00e9niables en termes de gain de temps et d\u2019efficacit\u00e9.&#8221;<\/p>\n<p>De plus, ce centre va lib\u00e9rer des blocs de chirurgie tout un tas de petites interventions qui ne n\u00e9cessitent pas forc\u00e9ment un \u00e9quipement de ce type. &#8220;D\u2019autant que nous sommes de plus en plus prescripteurs de chirurgies lourdes concernant le pancr\u00e9as ou les voies biliaires.&#8221;<\/p>\n<p>Le centre aura aussi un r\u00e9el impact sur l\u2019information et la formation. &#8220;Il b\u00e9n\u00e9ficiera de connexions informatiques qui permettront des transferts d\u2019images et de vid\u00e9os pr\u00e9cieuses pour les r\u00e9unions m\u00e9dico-chirurgicales. En outre, cette technologie sera b\u00e9n\u00e9fique pour l\u2019organisation de formations dans nos amphith\u00e9\u00e2tres mais aussi pour la r\u00e9alisation de workshops par le biais de la vid\u00e9o-transmission. Des congr\u00e8s d\u2019endoscopie live pourront \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9s.&#8221; Autant d\u2019atouts qui assoiront encore plus les activit\u00e9s d\u2019endoscopie du CHU de Poitiers sur le plan national.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Ces nouvelles organisations confortent encore plus cette particularit\u00e9 du service qui se traduit aussi au quotidien &#8220;par la pr\u00e9sence d\u2019infirmi\u00e8res coordinatrices disponibles pour les m\u00e9decins de ville et du service, par des examens avec un niveau de technicit\u00e9 \u00e9lev\u00e9 et une r\u00e9flexion pluridisciplinaire sur les traitements \u00e0 mettre en oeuvre&#8221;, poursuit le professeur Christine Silvain. Chaque ann\u00e9e, le service d\u2019h\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie r\u00e9alise plus de 9 000 consultations et 8 000\u00a0actes d\u2019endoscopie. Il prend en charge toutes les pathologies digestives en vue d\u2019un traitement m\u00e9dical ou endoscopique et offre des soins sp\u00e9cialis\u00e9s aux patients atteints de pathologies gastro-intestinales (maladies chroniques inflammatoires de l\u2019intestin, cancers digestifs, h\u00e9morragies digestives), maladies du pancr\u00e9as (pancr\u00e9atites aigu\u00ebs et chroniques, tumeurs b\u00e9nignes et malignes) mais aussi h\u00e9patiques (h\u00e9patites aigu\u00ebs et chroniques, cirrhoses et cancers du foie).<\/p>\n<p>Une volont\u00e9 de rapidit\u00e9 de prise en charge efficiente qui prend tout son sens au regard d\u2019une des activit\u00e9s importantes du service : l\u2019oncologie digestive. Elle regroupe le diagnostic et le traitement des cancers de la totalit\u00e9 de l\u2019appareil digestif : oesophage, estomac, colon-rectum et canal anal, mais aussi pancr\u00e9as, foie et voies biliaires. &#8220;Les cancers digestifs sont les plus fr\u00e9quents en France&#8221;, souligne le professeur David Tougeron, gastro-ent\u00e9rologue, sp\u00e9cialiste en oncologie digestive qui coordonne les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques multidisciplinaires pour les patients atteints de cancers digestifs. &#8220;L\u2019oncologie digestive est une discipline transversale. Elle fait intervenir les radiologues, les chirurgiens, les oncologues ou encore les radioth\u00e9rapeutes. Chaque semaine, nous nous r\u00e9unissons dans le cadre d\u2019une r\u00e9union de consultation pluridisciplinaire o\u00f9 sont \u00e9tudi\u00e9s \u00e0 chaque r\u00e9union au moins une cinquantaine de dossiers pour prendre la meilleure d\u00e9cision th\u00e9rapeutique pour chacun de nos patients.&#8221;<\/p>\n<p>La prise en charge des patients en h\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie porte sur un important volet diagnostic, avec la mise en oeuvre par le service de toute une s\u00e9rie d\u2019examens d\u2019endoscopies complexes, diagnostiques mais aussi th\u00e9rapeutiques.<br \/>\nPour ce faire, le service dispose d\u2019un plateau performant d\u2019endoscopie digestive dont certaines activit\u00e9s sont reconnues au niveau national, qui constitue v\u00e9ritablement un recours pour les patients de la grande r\u00e9gion Ouest.<\/p>\n<p><strong>Centre de r\u00e9f\u00e9rence national des polyposes rares<\/strong><br \/>\nSa r\u00e9putation, dans la mise en oeuvre des techniques d\u2019endoscopies complexes, a conduit le CHU \u00e0 devenir centre de r\u00e9f\u00e9rence national pour le diagnostic, le suivi et le traitement des polyposes digestives rares. &#8220;Ces centres ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s en France suite \u00e0 un constat sur la mauvaise homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de la prise en charge des patients souffrant de ces l\u00e9sions \u00e0 forts risques de devenir des cancers digestifs voire extra digestifs&#8221;, pr\u00e9cise le docteur Thierry Barrioz, gastro-ent\u00e9rologue.<br \/>\nPour le diagnostic et la surveillance de ces polyposes, le service a recours \u00e0 des techniques tr\u00e8s particuli\u00e8res : l\u2019ent\u00e9roscopie et\/ou la vid\u00e9ocapsule. L\u2019ent\u00e9roscopie est un examen d\u2019exploration de l\u2019intestin gr\u00eale. Equip\u00e9 d\u2019artifices techniques comme le double ballon ou d\u2019une h\u00e9lice en forme de vis (ent\u00e9roscopie spiral\u00e9e), il permet d\u2019inspecter, sous anesth\u00e9sie g\u00e9n\u00e9rale, plusieurs m\u00e8tres de l\u2019intestin gr\u00eale, ce qui n\u2019est pas possible avec un endoscope traditionnel.<\/p>\n<figure id=\"attachment_12369\" aria-describedby=\"caption-attachment-12369\" style=\"width: 250px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img decoding=\"async\" class=\"zoom filet wp-image-12369\" src=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/videocapsule.jpg\" alt=\"La vid\u00e9ocapsule est une g\u00e9lule \u00e9quip\u00e9e d\u2019une cam\u00e9ra haute d\u00e9finition.\" width=\"250\" height=\"240\" srcset=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/videocapsule.jpg 500w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/videocapsule-300x287.jpg 300w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/videocapsule-130x125.jpg 130w\" sizes=\"(max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-12369\" class=\"wp-caption-text\">La vid\u00e9ocapsule est une<br \/> g\u00e9lule \u00e9quip\u00e9e d\u2019une<br \/> cam\u00e9ra haute d\u00e9finition.<\/figcaption><\/figure>\n<p>La vid\u00e9ocapsule est, quant \u00e0 elle, une g\u00e9lule \u00e9quip\u00e9e d\u2019une cam\u00e9ra haute d\u00e9finition que le patient avale. Les images, de la m\u00eame qualit\u00e9 qu\u2019un endoscope classique, sont capt\u00e9es par un bo\u00eetier-enregistreur que le patient porte sur lui pendant une dizaine d\u2019heures. Par ce biais, la totalit\u00e9 des huit m\u00e8tres de l\u2019intestin gr\u00eale peuvent \u00eatre examin\u00e9s.<\/p>\n<p>&#8220;Aujourd\u2019hui nous d\u00e9dions en grande partie la vid\u00e9ocapsule pour le diagnostic des l\u00e9sions de l\u2019intestin gr\u00eale et l\u2019ent\u00e9roscopie pour le traitement de ces l\u00e9sions.&#8221; La r\u00e9section des polypes par ent\u00e9roscopie offre un gain ind\u00e9niable car elle \u00e9vite aux patients une intervention chirurgicale lourde. &#8220;En abordant l\u2019intestin gr\u00eale soit par voie haute, en passant par l\u2019estomac, soit par voie basse, en passant par le colon, ou parfois par les deux, nous traitons la plupart des l\u00e9sions. Celles devant faire l\u2019objet d\u2019une chirurgie sont de plus en plus rares.&#8221;<\/p>\n<p>A l\u2019heure actuelle, c\u2019est une activit\u00e9 qui augmente rapidement. &#8220;A l\u2019instar de ce qui est fait pour le cancer, nos correspondants r\u00e9gionaux ont vraiment pris la mesure de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une prise en charge globale des polyposes. En outre, depuis la mise en place d\u2019une consultation d\u2019oncog\u00e9n\u00e9tique digestive il y a deux ans (voir ci-dessous) \u2013 sachant que les polyposes rares ont dans une grande majorit\u00e9 un caract\u00e8re g\u00e9n\u00e9tique \u2013, nous avons un recrutement de plus en plus important de personnes \u00e0 d\u00e9pister et \u00e0 surveiller.&#8221;<\/p>\n<p>L\u2019ent\u00e9roscopie ne concerne pas que les polyposes rares, cette technique peut \u00eatre aussi utilis\u00e9e pour r\u00e9s\u00e9quer les l\u00e9sions h\u00e9morragiques de l\u2019intestin gr\u00eale, les angiomes qui prennent la forme de petites l\u00e9sions b\u00e9nignes vasculaires. L\u00e0 encore, il s\u2019agit d\u2019une sp\u00e9cificit\u00e9 du service.<\/p>\n<table style=\"background-color: #b2a8cc;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Consultation d\u2019oncog\u00e9n\u00e9tique : mieux pr\u00e9venir les cancers<\/strong><\/p>\n<p>Depuis plus de deux ans, le CHU de Poitiers propose une consultation d\u2019oncog\u00e9n\u00e9tique destin\u00e9e \u00e0 des patients souffrant notamment de formes familiales de cancer colorectal et de polyposes rares. Son objectif : rechercher d\u2019\u00e9ventuelles pr\u00e9dispositions h\u00e9r\u00e9ditaires aux cancers digestifs. &#8220;Cela concerne des personnes dont le cancer s\u2019est d\u00e9clar\u00e9 tr\u00e8s jeune ou encore ceux ayant des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux multiples de cancers, souligne le professeur David Tougeron. L\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 n\u2019est pas fr\u00e9quente, elle concerne environ 5% des cancers du c\u00f4lon, mais toute anomalie d\u00e9tect\u00e9e chez un patient n\u2019est pas sans cons\u00e9quences pour le patient et le reste de sa famille.&#8221; Cette consultation est complexe et avec une organisation particuli\u00e8re.<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, le patient voit une conseill\u00e8re en g\u00e9n\u00e9tique qui va r\u00e9aliser son arbre g\u00e9n\u00e9alogique. &#8220;C\u2019est un v\u00e9ritable travail de d\u00e9tective. Elle doit r\u00e9cup\u00e9rer tous les \u00e9l\u00e9ments des dossiers m\u00e9dicaux, les r\u00e9sultats aupr\u00e8s des diff\u00e9rents h\u00f4pitaux afin de r\u00e9pertorier avec l\u2019aide du patient tous les cas de cancer dans sa famille.&#8221; Si une pr\u00e9disposition h\u00e9r\u00e9ditaire est suspect\u00e9e, une prise de sang est r\u00e9alis\u00e9e pour analyser certains g\u00e8nes. &#8220;A partir du moment o\u00f9 l\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 est av\u00e9r\u00e9e, on demande au patient de transmettre l\u2019information aux membres de sa famille. Un enfant d\u2019un patient atteint d\u2019une forme g\u00e9n\u00e9tique du cancer du c\u00f4lon a un risque de 50% d\u2019avoir h\u00e9rit\u00e9 de l\u2019anomalie g\u00e9n\u00e9tique.&#8221; Le but \u00e9tant alors que les membres de la famille viennent consulter en oncog\u00e9n\u00e9tique. &#8220;Ceux qui n\u2019ont pas l\u2019anomalie seront compl\u00e8tement rassur\u00e9s. Quant \u00e0 ceux porteurs du g\u00e8nes ils feront l\u2019objet d\u2019une surveillance accrue.&#8221; Tous les un \u00e0 deux ans, ils devront passer une coloscopie afin d\u2019enlever les polypes qui auraient pu se d\u00e9velopper et \u00e9viter ainsi qu\u2019ils d\u00e9veloppent un cancer. Cette consultation voit pr\u00e8s de 100 patients par an.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>Pr\u00e9cision dans le diagnostic des l\u00e9sions pancr\u00e9atiques et digestives<\/strong><br \/>\nToujours dans les examens de recours, le service dispose d\u2019\u00e9choendoscopes utilis\u00e9s pour \u00e9valuer, surveiller et ponctionner les tumeurs du pancr\u00e9as. &#8220;Il s\u2019agit d\u2019une mini-sonde d\u2019\u00e9chographie qui va recueillir des informations qu\u2019une IRM ou un scanner n\u2019aurait pas pu identifier : la situation pr\u00e9cise de la l\u00e9sion, son extension en profondeur dans la paroi et par rapport aux organes voisins&#8221;, explique le docteur Marc Wangermez, gastro-ent\u00e9rologue. Associ\u00e9 \u00e0 la technique dite d\u2019\u00e9lastographie, qui consiste \u00e0 mesurer l\u2019\u00e9lasticit\u00e9 des tissus par ultrason et \u00e0 celle d\u2019\u00e9choendoscopie de contraste (injection d\u2019un produit de contraste pour caract\u00e9riser le tissu), ce dispositif permet de savoir pr\u00e9cis\u00e9ment si la tumeur est b\u00e9nigne ou maligne. &#8220;Ce sont des aides essentielles au diagnostic.&#8221;<\/p>\n<p>Dans certaines l\u00e9sions kystiques, une \u00e9choendoscopie interventionnelle peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e pour drainer le liquide dans l\u2019estomac \u00e0 l\u2019aide d\u2019un drain interne. &#8220;Auparavant, ce type de prise en charge n\u00e9cessitait l\u00e0 aussi une chirurgie tr\u00e8s lourde.&#8221;<\/p>\n<p>Le service va encore plus loin dans le niveau de technicit\u00e9 avec l\u2019endomicroscopie. Le CHU est la seule structure hospitali\u00e8re publique de la grande r\u00e9gion Ouest \u00e0 poss\u00e9der ce type de technologie. &#8220;Il s\u2019agit d\u2019une fibre laser de microscopie confocale introduite dans un endoscope qui permet de faire l\u2019analyse de la paroi d\u2019un kyste in situ. Son int\u00e9r\u00eat : orienter tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment le diagnostic sans faire de biopsie ou envisager la chirurgie&#8221;, poursuit le docteur Thierry Barrioz. Ce proc\u00e9d\u00e9 diagnostic est notamment tr\u00e8s employ\u00e9 pour les kystes du pancr\u00e9as qui peuvent d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer en cancer. &#8220;Nous sommes capables de dire \u00e0 pr\u00e8s de 100 % avec l\u2019endomicroscopie si une chirurgie est n\u00e9cessaire ou non. Encore aujourd\u2019hui en France, sans ce type d\u2019examen, des personnes sont op\u00e9r\u00e9es parfois \u00e0 tort, sachant que l\u00e0 encore il s\u2019agit d\u2019une chirurgie tr\u00e8s lourde.&#8221;<\/p>\n<p>L\u2019endomicroscopie est \u00e9galement utilis\u00e9e pour analyser la paroi du tube digestif : l\u2019intestin gr\u00eale, le c\u00f4lon, l\u2019oesophage&#8230; &#8220;Chaque fois que l\u2019on se trouve en pr\u00e9sence d\u2019une l\u00e9sion douteuse, on r\u00e9alise une analyse microscopique.&#8221;<\/p>\n<p>Le gain pour le patient est \u00e9norme en temps mais aussi en termes d\u2019examens r\u00e9alis\u00e9s. &#8220;Auparavant, il fallait faire un pr\u00e9l\u00e8vement et attendre quelques jours ou semaines pour le r\u00e9sultat. Si la l\u00e9sion s\u2019av\u00e9rait maligne, il fallait refaire un examen pour la r\u00e9s\u00e9quer. Maintenant l\u2019information est directe et on agit dans la foul\u00e9e.&#8221;<\/p>\n<p>Cette technique est \u00e9galement tr\u00e8s int\u00e9ressante pour le diagnostic des st\u00e9noses des canaux biliaires. &#8220;M\u00eame avec les meilleures techniques d\u2019imagerie, il n\u2019est pas possible de se faire un avis pr\u00e9cis. Dans ce cas, en plus de l\u2019endomicroscopie, nous effectuons un pr\u00e9l\u00e8vement par endoscopie. Dans les situations difficiles, le fait d\u2019avoir un panel de r\u00e9sultats offre la meilleure approche diagnostique afin de d\u00e9terminer s\u2019il s\u2019agit d\u2019un cancer ou pas.&#8221;<br \/>\nLa mise en oeuvre de ces moyens ne se fait pas dans une logique d\u2019escalade des techniques. &#8220;En effet, on va d\u2019embl\u00e9e mettre tous les moyens \u00e0 notre disposition. Le gain de temps est ind\u00e9niable ainsi que la pr\u00e9cision diagnostic.&#8221;<\/p>\n<table style=\"background-color: #b2a8cc;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<figure id=\"attachment_12366\" aria-describedby=\"caption-attachment-12366\" style=\"width: 350px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" class=\"zoom filet wp-image-12366\" src=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/endoscopie.jpg\" alt=\"Endoscopie\" width=\"350\" height=\"233\" srcset=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/endoscopie.jpg 800w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/endoscopie-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/endoscopie-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/endoscopie-130x87.jpg 130w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/endoscopie-550x366.jpg 550w\" sizes=\"(max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-12366\" class=\"wp-caption-text\">Endoscopie<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Chirurgie bariatrique : nouveau secteur d\u2019intervention de l\u2019endoscopie<\/strong><\/p>\n<p>Avec la mont\u00e9e en puissance au CHU de Poitiers de la prise en charge chirurgicale des patients souffrant d\u2019ob\u00e9sit\u00e9 morbide, le service d\u2019h\u00e9pato- gastro-ent\u00e9rologie est de plus en plus sollicit\u00e9 pour r\u00e9aliser des actes d\u2019endoscopie qu\u2019il ne faisait pas jusqu\u2019alors. &#8220;Le centre de l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 fait appel \u00e0 nous pour deux types d\u2019interventions, pr\u00e9cise le docteur Thierry Barrioz. La premi\u00e8re est la pose de ballon gastrique (permet de perdre du poids en remplissant artificiellement l\u2019estomac), qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une alternative \u00e0 la chirurgie ou pour pr\u00e9parer les patients devant y avoir recours mais pour lesquels une perte de poids est n\u00e9cessaire en amont. La deuxi\u00e8me consiste \u00e0 prendre en charge par voie endoscopique les complications constitutives \u00e0 la chirurgie : des sutures qui l\u00e2chent, des abc\u00e8s qui apparaissent&#8230; Ce qui \u00e9vite ainsi de r\u00e9op\u00e9rer les patients.&#8221; Une activit\u00e9 sans cesse en croissance ces derni\u00e8res ann\u00e9es car de plus en plus de chirurgiens de la r\u00e9gion r\u00e9alisent ce type d\u2019intervention.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>Une r\u00e9f\u00e9rence pour les cancers superficiels de l\u2019oesophage<\/strong><br \/>\nDans le cas des l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses du cancer de l\u2019oesophage, que l\u2019on appelle les endobrachyoesophages (l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses li\u00e9es \u00e0 des reflux acides), le service d\u2019h\u00e9patogastro- ent\u00e9rologie propose \u00e9galement depuis cinq ans une r\u00e9elle alternative de recours, il s\u2019agit de la radiofr\u00e9quence. &#8220;Au niveau de la grande r\u00e9gion, nous sommes le seul centre avec Bordeaux \u00e0 dispenser cette technique.&#8221; Elle est r\u00e9alis\u00e9e au sein du service sous endoscopie. &#8220;Ce sont des plaques ou des ballons (les l\u00e9sions pouvant \u00eatre circonf\u00e9rentielles), mis en contact de la muqueuse anormale qui est d\u00e9truite sous l\u2019effet de la chaleur produite par un courant \u00e9lectrique.&#8221; Cette technique est \u00e9galement appliqu\u00e9e \u00e0 titre palliatif pour les tumeurs des voies biliaires afin d\u2019\u00e9viter leur progression.<\/p>\n<p>Du fait de son expertise dans cette technique, Poitiers est un des deux centres de formation en France avec l\u2019h\u00f4pital Cochin de Paris \u00e0 enseigner la radiofr\u00e9quence.<\/p>\n<figure id=\"attachment_12365\" aria-describedby=\"caption-attachment-12365\" style=\"width: 200px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img decoding=\"async\" class=\"zoom filet wp-image-12365\" src=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/electroporation.jpg\" alt=\"L\u2019\u00e9lectroporation \u00abLe principe consiste \u00e0 aller positionner sous scanner des aiguilles autour de la tumeur pour br\u00fbler les cellules canc\u00e9reuses autour des vaisseaux en cr\u00e9ant un arc \u00e9lectrique. Ce qui laisse ensuite le champ libre aux chirurgiens pour enlever la tumeur.\u00bb Pr David Tougeron\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/electroporation.jpg 534w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/electroporation-200x300.jpg 200w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/electroporation-130x195.jpg 130w\" sizes=\"(max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-12365\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019\u00e9lectroporation. &#8220;Le principe consiste \u00e0 aller positionner sous scanner des aiguilles autour de la tumeur pour br\u00fbler les cellules canc\u00e9reuses autour des vaisseaux en cr\u00e9ant un<br \/> arc \u00e9lectrique. Ce qui laisse ensuite le champ libre aux chirurgiens pour enlever la tumeur.&#8221; Pr David Tougeron<\/figcaption><\/figure>\n<p>Autre domaine dans lequel le service excelle : la mucosectomie et la dissection sous muqueuse des l\u00e9sions du tube digestif. En effet, de par son travail engag\u00e9 depuis de nombreuses ann\u00e9es dans le domaine du d\u00e9pistage et du diagnostic des cancers digestifs, le service a rapidement d\u00e9velopp\u00e9 ces techniques de r\u00e9section des l\u00e9sions superficielles qui en font aujourd\u2019hui un centre de r\u00e9f\u00e9rence en France. La mucosectomie consiste \u00e0 retirer \u00e0 l\u2019aide d\u2019une anse diathermique (sorte de lasso m\u00e9tallique reli\u00e9 \u00e0 une source de courant) les l\u00e9sions canc\u00e9reuses ou pr\u00e9canc\u00e9reuses. &#8220;La mucosectomie des tumeurs du duod\u00e9num est notamment une technique tr\u00e8s difficile \u00e0 r\u00e9aliser. Nous sommes peu en France \u00e0 proposer cet acte, car les complications peuvent \u00eatre importantes, il est donc n\u00e9cessaire de savoir les g\u00e9rer, ce qui est notre cas.&#8221; Lorsque les l\u00e9sions sont de grande taille \u2013 plus de 2 cm \u2013, le service a recours \u00e0 la dissection sous muqueuse. La technique est quasi similaire \u00e0 la mucosectomie sauf qu\u2019au lieu d\u2019utiliser une anse diathermique (lasso), les praticiens ont recours \u00e0 des couteaux ou des ciseaux de dissection qui vont couper, fibre \u00e0 fibre, les tissus qui rattachent la l\u00e9sion \u00e0 la paroi digestive. Ceci permet de r\u00e9s\u00e9quer en un seul fragment de tr\u00e8s larges l\u00e9sions contrairement \u00e0 la mucosectomie. &#8220;Cette technique, tr\u00e8s r\u00e9cente, demande une expertise importante car le geste est plus dangereux et le mat\u00e9riel plus difficile \u00e0 manipuler.&#8221; Mais pour les patients le gain est r\u00e9el : &#8220;La chirurgie de l\u2019oesophage est extr\u00eamement lourde avec une mortalit\u00e9 qui peut aller jusqu\u2019\u00e0 10%, alors qu\u2019en endoscopie elle est quasiment nulle et le risque de complication est de moins de 1%.&#8221;<\/p>\n<p>Tous les cancers du tube digestif ne sont bien \u00e9videmment pas trait\u00e9s par endoscopie. Nombreux n\u00e9cessitent d\u2019\u00eatre envoy\u00e9s, apr\u00e8s l\u2019\u00e9tape diagnostique, en chirurgie, s\u2019ils sont op\u00e9rables, ou au p\u00f4le canc\u00e9rologie pour une chimioth\u00e9rapie, s\u2019ils ne le sont pas. &#8220;Mon activit\u00e9 est donc \u00e0 cheval entre la gastro-ent\u00e9rologie et la canc\u00e9rologie, souligne le professeur David Tougeron. Cette position transversale permet d\u2019assurer une continuit\u00e9 des soins des patients tout au long de leur maladie.&#8221;<\/p>\n<p>Et parfois, le service d\u2019h\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie peut \u00eatre amen\u00e9 \u00e0 prendre en charge les patients au cours du traitement de leur cancer &#8220;s\u2019ils ont besoin d\u2019une endoscopie pour faire de nouveaux bilans ou encore pour une endoscopie interventionnelle, explique le docteur Thierry Barrioz. L\u2019exemple le plus typique est le patient qui souffre d\u2019un cancer de l\u2019oesophage et qui n\u00e9cessite, suite \u00e0 une r\u00e9cidive, la pose d\u2019une proth\u00e8se au niveau de sa tumeur pour lui permettre de manger correctement.&#8221; Idem pour le cancer du pancr\u00e9as lorsque les voies biliaires sont bouch\u00e9es, &#8220;le patient revient dans le service pour que nous posions une proth\u00e8se biliaire&#8221;.<\/p>\n<figure id=\"attachment_12368\" aria-describedby=\"caption-attachment-12368\" style=\"width: 400px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" class=\"zoom filet wp-image-12368\" src=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/uro_robot.jpg\" alt=\"Chirurgie visc\u00e9rale avec le robot chirurgical\" width=\"400\" height=\"269\" srcset=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/uro_robot.jpg 800w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/uro_robot-300x202.jpg 300w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/uro_robot-768x516.jpg 768w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/uro_robot-130x87.jpg 130w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/uro_robot-550x370.jpg 550w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-12368\" class=\"wp-caption-text\">Chirurgie visc\u00e9rale avec le robot chirurgical<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Canc\u00e9rologie, la recherche \u00e0 la pointe<\/strong><br \/>\nEn mati\u00e8re de recherche en canc\u00e9rologie le CHU fait \u00e9galement figure de pionnier, notamment pour la mise en oeuvre d\u2019une technique de prise en charge du cancer du pancr\u00e9as, l\u2019\u00e9lectroporation. &#8220;Il s\u2019agit d\u2019un protocole de recherche, note le professeur David Tougeron. Nous sommes le seul centre en France \u00e0 la proposer et cela n\u00e9cessite une multidisciplinarit\u00e9 avec nos confr\u00e8res radiologues (professeur Jean-Pierre Tasu) et chirurgiens digestifs (professeur Michel Carretier). Toute la complexit\u00e9 du cancer du pancr\u00e9as est que quand la tumeur a envahi les vaisseaux digestifs, il est inop\u00e9rable. L\u2019objectif de cette technique est justement de rendre op\u00e9rables les tumeurs qui ne le sont plus. Le principe consiste \u00e0 aller positionner sous scanner des aiguilles autour de la tumeur pour br\u00fbler les cellules canc\u00e9reuses autour des vaisseaux en cr\u00e9ant un arc \u00e9lectrique. Ce qui laisse ensuite le champ libre aux chirurgiens pour enlever la tumeur. &#8221; Le protocole a d\u00e9marr\u00e9 il y a plus d\u2019un an, pour le moment une dizaine de patients en ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9. &#8220;Il est encore un peu t\u00f4t pour avancer des r\u00e9sultats, l\u2019objectif est de traiter d\u2019ici 2017 une trentaine de patients, mais d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 certains ont pu \u00eatre op\u00e9r\u00e9s.&#8221;<\/p>\n<p>Toujours en mati\u00e8re de recherche, le professeur David Tougeron s\u2019occupe de plusieurs protocoles autour de nouvelles chimioth\u00e9rapies, th\u00e9rapies cibl\u00e9es et immunoth\u00e9rapies (traitement qui vise \u00e0 stimuler les d\u00e9fenses immunitaires du patient pour d\u00e9truire son cancer) dans le traitement des cancers digestifs. &#8220;Je coordonne pr\u00e8s d\u2019une vingtaine d\u2019\u00e9tudes avec de nouveaux traitements des cancers digestifs, notamment ceux du pancr\u00e9as et du c\u00f4lon. Les patients qui en b\u00e9n\u00e9ficient sont pris en charge au sein du service d\u2019oncologie.&#8221; Le plus souvent, ces \u00e9tudes comparent de nouveaux traitements par rapport aux traitements de r\u00e9f\u00e9rence. &#8220;Et les r\u00e9sultats sont le plus souvent positifs notamment en terme d\u2019allongement de la dur\u00e9e de vie. Par exemple, nous testons de nouvelles strat\u00e9gies d\u2019immunoth\u00e9rapie pour des patients atteints de cancer du c\u00f4lon. Dans certaines formes de cancer du c\u00f4lon particuli\u00e8rement sensibles \u00e0 l\u2019immunoth\u00e9rapie, il y a des r\u00e9sultats impressionnants.&#8221;<\/p>\n<p>Le service propose \u00e9galement des techniques de recours pour les cancers primitifs du foie et les m\u00e9tastases du foie : la radio-embolisation et la chimio-embolisation. Elles sont r\u00e9alis\u00e9es dans le service de radiologie interventionnelle. &#8220;Elles consistent \u00e0 injecter de la chimioth\u00e9rapie ou des mol\u00e9cules radioactives directement dans l\u2019art\u00e8re h\u00e9patique pour d\u00e9truire les tumeurs du foie&#8221;, pr\u00e9cise le professeur David Tougeron.<\/p>\n<table style=\"background-color: #b2a8cc;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Maladies inflammatoires chroniques de l\u2019intestin et nutrition parent\u00e9rale : le CHU en recours<\/strong><\/p>\n<p>Le CHU de Poitiers est \u00e9galement centre r\u00e9gional de r\u00e9f\u00e9rence des maladies inflammatoires chroniques de l\u2019intestin. Ces maladies, principalement de Crohn et recto-colite h\u00e9morragique, se caract\u00e9risent par l\u2019inflammation de la paroi d\u2019une partie du tube digestif li\u00e9e \u00e0 une hyperactivit\u00e9 du syst\u00e8me immunitaire digestif. Les patients de la r\u00e9gion b\u00e9n\u00e9ficient ainsi de toutes les solutions d\u2019exploration et, dans le cadre d\u2019une r\u00e9union de concertation pluridisciplinaire, de prescriptions des derni\u00e8res mol\u00e9cules disponibles. L\u2019\u00e9tablissement fait notamment partie du groupe d\u2019\u00e9tude national de prise en charge de ces maladies : groupe d\u2019\u00e9tudes th\u00e9rapeutiques des affections inflammatoires du tube digestif.<\/p>\n<p>Ces patients peuvent \u00e9galement avoir recours, dans les cas extr\u00eames de la maladie de Crohn, quand une r\u00e9section d\u2019une partie de l\u2019intestin est n\u00e9cessaire, \u00e0 la nutrition parent\u00e9rale. Le CHU de Poitiers est aussi dans ce domaine centre de r\u00e9f\u00e9rence. Il \u00e9tait d\u2019ailleurs le premier en France \u00e0 proposer cette prise en charge \u00e0 domicile.<\/p>\n<p>La nutrition parent\u00e9rale est principalement prescrite pour les patients souffrant du syndrome du gr\u00eale court o\u00f9 suite \u00e0 des chirurgies importantes de l\u2019intestin constitutives par exemple \u00e0 une atteinte isch\u00e9mique. La nutrition parent\u00e9rale permet, dans ces cas, d\u2019apporter, par voie veineuse, une suppl\u00e9mentation de nutriments (glucide, lipide, prot\u00e9ine&#8230;) dont les patients ont besoin et d\u2019\u00e9viter ainsi des carences.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>La manom\u00e9trie : une r\u00e9ponse aux troubles digestifs et anop\u00e9rin\u00e9aux<\/strong><br \/>\nAu-del\u00e0 de la nature diagnostique et th\u00e9rapeutique, les examens d\u2019exploration de recours, men\u00e9s par le service, peuvent aussi prendre un caract\u00e8re fonctionnel dans certains troubles digestifs et anop\u00e9rin\u00e9aux. Ces examens sont r\u00e9alis\u00e9s au sein du centre de pelvi-p\u00e9rin\u00e9ologie depuis l\u2019acquisition, il y a pr\u00e8s de deux ans, d\u2019un appareil de manom\u00e9trie. &#8220;A l\u2019heure actuelle, nous sommes le seul centre dans la r\u00e9gion \u00e0 disposer de ce mat\u00e9riel haute r\u00e9solution 3D, pr\u00e9cise le professeur Christine Silvain. Auparavant les patients devaient aller \u00e0 Nantes, Tours ou Bordeaux.&#8221;<\/p>\n<p>La manom\u00e9trie oesophagienne est indiqu\u00e9e chez des patients souffrant de troubles de la d\u00e9glutition ou dans les cas de reflux gastro-oesophagiens. Elle consiste \u00e0 introduire par le nez une sonde \u00e9quip\u00e9e de 260 capteurs qui va \u00e9valuer les pressions le long de l\u2019oesophage et le degr\u00e9 de fermeture ou d\u2019ouverture des sphincters et ainsi rep\u00e9rer les anomalies. &#8220;La haute r\u00e9solution et la 3D sont d\u2019un b\u00e9n\u00e9fice \u00e9norme, souligne le docteur Ginette Fotsing, en charge de ces examens. Notamment en mati\u00e8re de d\u00e9tection. Certaines maladies comme les achalasies (troubles d\u2019ouverture du sphincter) ne peuvent \u00eatre rep\u00e9r\u00e9es que gr\u00e2ce \u00e0 cette technologie. Elle sont aussi des atouts en termes de rapidit\u00e9 d\u2019examen et de facilit\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation.&#8221;<\/p>\n<p>La manom\u00e9trie anop\u00e9rin\u00e9ale vise, quant \u00e0 elle, \u00e0 analyser le fonctionnement du rectum et de l\u2019anus. Le principe consiste l\u00e0 aussi \u00e0 enregistrer les pressions de ces organes. Elle concerne les patients qui sont sujets \u00e0 des incontinences anales ou \u00e0 des troubles de l\u2019\u00e9vacuation. &#8220;L\u2019incontinence f\u00e9cale touche particuli\u00e8rement, apr\u00e8s la m\u00e9nopause, les femmes ayant eu des enfants, explique le docteur Ginette Fotsing. Cet examen r\u00e9pond \u00e0 une vraie demande. Jusqu\u2019alors, il n\u2019y avait pas de consultation de ce type, certaines femmes ne savaient pas vers qui se tourner. Si l\u2019incontinence urinaire commence \u00e0 entrer dans les moeurs, celle anale est encore taboue et elle a de vraies cons\u00e9quences sur la qualit\u00e9 de vie des personnes.&#8221; En mati\u00e8re de pelvi-p\u00e9rin\u00e9ologie, le docteur Ginette Fotsing effectue \u00e9galement des examens pour les troubles de la statique.<\/p>\n<p>En fonction des pathologies rep\u00e9r\u00e9es, la prise en charge se fait de fa\u00e7on pluridisciplinaire. &#8220;Elle est en effet globale. Elle s\u2019inscrit dans le cadre d\u2019une r\u00e9union de concertation pluridisciplinaire mensuelle car bien souvent les complications n\u2019ont pas une cause mais sont li\u00e9es \u00e0 des troubles de diff\u00e9rents organes. Cette prise en charge peut \u00eatre m\u00e9dicale, chirurgicale, de neuromodulation (\u00e9lectrodes implant\u00e9es au niveau du sacrum pour des patients ayant eu une chirurgie du rectum ou de l\u2019anus) et\/ou de r\u00e9\u00e9ducation.&#8221;<\/p>\n<p><strong>Une prise en charge globale des maladies du foie<\/strong><br \/>\nPuis \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ces activit\u00e9s, le service assure une mission cruciale au niveau r\u00e9gional dans la prise en charge des maladies du foie, notamment les \u00e9valuations des fibroses h\u00e9patiques, le traitement des h\u00e9patites C et la prise en charge des maladies rares du foie et celles tr\u00e8s graves, notamment les cancers primitifs, n\u00e9cessitant une transplantation.<\/p>\n<figure id=\"attachment_12367\" aria-describedby=\"caption-attachment-12367\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img decoding=\"async\" class=\"zoom filet wp-image-12367\" src=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/foie.jpg\" alt=\"Le foie\" width=\"300\" height=\"491\" srcset=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/foie.jpg 489w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/foie-183x300.jpg 183w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/foie-130x213.jpg 130w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-12367\" class=\"wp-caption-text\">Le foie<\/figcaption><\/figure>\n<p>Concernant les \u00e9valuations de la fibrose du foie, le service dispose d\u2019une hospitalisation de jour, situ\u00e9e au sein du nouveau plateau de consultations, o\u00f9 les patients susceptibles d\u2019avoir une fibrose h\u00e9patique (processus de cicatrisation du foie secondaire \u00e0 une agression : un virus, une maladie auto-immunitaire, la surchage en graisses, l\u2019alcool&#8230;) auront une \u00e9valuation tr\u00e8s pr\u00e9cise de leur maladie par diff\u00e9rents examens non invasifs r\u00e9alis\u00e9s en quelques heures. Il y a tout d\u2019abord un bilan sanguin (avec r\u00e9alisation d\u2019un fibrom\u00e8tre pour \u00e9valuer le stade de la fibrose), puis, dans la foul\u00e9e, un fibroscan est effectu\u00e9. &#8220;Il s\u2019agit d\u2019une technique qui d\u00e9termine la duret\u00e9 du foie, pr\u00e9cise le docteur Val\u00e9rie Roumy. Le principe repose sur l\u2019\u00e9mission d\u2019une onde m\u00e9canique avec mesure de sa vitesse de propagation dans le foie par une technique d\u2019ultrasons. La vitesse de propagation permet d\u2019\u00e9valuer l\u2019\u00e9tat de fibrose du foie : plus la propagation se fait vite plus le foie est dur, et plus la fibrose est importante.&#8221;<\/p>\n<p>Un des gros int\u00e9r\u00eats de cet examen est qu\u2019il \u00e9vite de r\u00e9aliser une biopsie h\u00e9patique. &#8220;Nous y avons recours seulement quand les r\u00e9sultats entre les diff\u00e9rents tests semblent contradictoires.&#8221;<\/p>\n<p>Ils sont compl\u00e9t\u00e9s ensuite par une \u00e9chographie abdominale. &#8220;Ainsi dans la m\u00eame journ\u00e9e, le patient ressort en ayant eu un diagnostic pr\u00e9cis de sa fibrose et des recommandations pour sa prise en charge.&#8221; Chaque semaine, cette unit\u00e9 d\u2019hospitalisation de jour accueille de 18 \u00e0 23\u00a0patients. Cette hospitalisation de jour va \u00eatre \u00e9largie aux patients alcoolo-d\u00e9pendants en collaboration avec le centre Henri-Laborit. &#8220;Ce sont des patients qui sont plus sujets \u00e0 des fibroses h\u00e9patiques mais aussi \u00e0 la st\u00e9atose. Le but de l\u2019\u00e9valuation est de d\u00e9pister le plus pr\u00e9cocement les cirrhoses afin d\u2019\u00e9viter qu\u2019elles aboutissent \u00e0 un cancer.&#8221; L\u2019id\u00e9e serait de prendre en charge les patients r\u00e9cemment sevr\u00e9s &#8220;n\u2019ayant pas forc\u00e9ment de signes cliniques mais pouvant \u00eatre des cirrhotiques qui s\u2019ignorent et de les d\u00e9pister le plus t\u00f4t possible. Ceci pourrait d\u00e9boucher, dans un second temps, sur l\u2019organisation de consultations d\u2019\u00e9ducation th\u00e9rapeutique&#8221;, note le docteur Val\u00e9rie Roumy.<\/p>\n<p>Dans la prise en charge des malades h\u00e9patiques, le service est aussi centre expert pour le traitement des h\u00e9patites virales et plus particuli\u00e8rement pour les h\u00e9patites C. &#8220;Notamment depuis la mise sur la march\u00e9, il y a deux ans, de nouveaux traitements : des anti-viraux \u00e0 action directe dont le principal est le sofosbuvir, note le professeur Christine Silvain. Avec une pr\u00e9valence de 1%, l\u2019h\u00e9patite C est vraiment une question de sant\u00e9 publique. Ces anti-viraux directs se sont rapidement impos\u00e9s comme une solution th\u00e9rapeutique efficace avec tr\u00e8s peu d\u2019effets secondaires. Prescrits pendant trois mois, leur taux de gu\u00e9rison est de plus de 95%.&#8221;<\/p>\n<p>Mais ce traitement \u00e0 un co\u00fbt : plus de 40 000 \u20ac. Aussi, actuellement, seuls les cas s\u00e9v\u00e8res de l\u2019h\u00e9patite C sont trait\u00e9s par ce biais. &#8220;Une r\u00e9union pluridisciplinaire de concertation hebdomadaire qui regroupe les h\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologues de la r\u00e9gion, les pharmaciens du CHU, semaine pour statuer pour chaque dossier si ce traitement est indiqu\u00e9.&#8221; Si tel est le cas, chaque patient est ensuite accompagn\u00e9 dans le cadre d\u2019un programme d\u2019\u00e9ducation th\u00e9rapeutique (voir page pr\u00e9c\u00e9dente) afin de s\u2019assurer de la bonne observance du traitement, &#8220;la condition primordiale de sa r\u00e9ussite&#8221;.<\/p>\n<p>Toujours dans les maladies du foie, le service a une expertise dans les formes rares d\u2019h\u00e9patites secondaires, des troubles de l\u2019immunit\u00e9 ou pour les maladies vasculaires du foie. A c\u00f4t\u00e9 des conseils prodigu\u00e9s et des traitements appliqu\u00e9s, il se d\u00e9marque par la r\u00e9alisation de biopsies h\u00e9patiques par voie transjugulaire qui n\u00e9cessite un niveau d\u2019expertise et un plateau technique important. &#8220;Pour certains patients cirrhotiques, il n\u2019est pas possible de r\u00e9aliser une biopsie classique percutan\u00e9e car ils sont sujets \u00e0 des troubles de la coagulation, aussi nous avons recours \u00e0 celle par voie transjugulaire&#8221;, note le professeur Christine Silvain. Son principe : apr\u00e8s un rep\u00e9rage \u00e9chographique d\u2019une veine du cou, l\u2019op\u00e9rateur introduit un cath\u00e9ter et, sous contr\u00f4le radiologique, il le descend jusqu\u2019au foie en suivant le courant sanguin. Ces examens sont effectu\u00e9s par les docteurs Florian Charier et Fr\u00e9d\u00e9rique Pr\u00e9vost. &#8220;Cette technique permet, en plus de la ponction, de mesurer les pressions du foie. Ce qui donne des informations compl\u00e9mentaires sur la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la maladie.&#8221;<\/p>\n<p>C\u2019est une activit\u00e9 qui n\u2019est pas nouvelle pour le service, &#8220;mais qui explose ces derni\u00e8res ann\u00e9es car nous prenons de plus en plus en charge des patients ayant des maladies h\u00e9patiques graves. Nous suivons dor\u00e9navant de nombreux patients en pr\u00e9 et post-greffe h\u00e9patique.&#8221;<\/p>\n<table style=\"background-color: #b2a8cc;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Programme d\u2019\u00e9ducation th\u00e9rapeutique : favoriser la bonne observance des traitements de l\u2019h\u00e9patite C<\/strong><\/p>\n<p>Dans le cadre de la prise en charge th\u00e9rapeutique de l\u2019h\u00e9patite C, un programme d\u2019\u00e9ducation th\u00e9rapeutique, valid\u00e9 par l\u2019agence r\u00e9gionale de sant\u00e9, est dispens\u00e9 \u00e0 chaque patient b\u00e9n\u00e9ficiant du traitement par antiviraux \u00e0 action directe. Objectif : offrir la meilleure information sur la maladie et surtout s\u2019assurer de la bonne observance du traitement.<\/p>\n<p>Deux infirmi\u00e8res sont form\u00e9es \u00e0 ce programme : Gwaenna\u00efck Villain et Ga\u00eblle Charles. Chaque semaine, au sein du plateau de consultations, elles assurent un r\u00f4le de conseil, d\u2019\u00e9coute et de suivi dans le parcours de soins du patient. &#8220;A partir du moment o\u00f9 la d\u00e9cision de la mise sous traitement d\u2019un patient est d\u00e9cid\u00e9e, nous le recevons pour lui expliquer les modalit\u00e9s de ce traitement et voir avec lui sa capacit\u00e9 \u00e0 le suivre correctement, explique Gwaena\u00efck Villain. Le but est vraiment de faire en sorte que le patient adh\u00e8re \u00e0 son traitement dans son quotidien sans l\u2019handicaper.&#8221; Pour certains patients, c\u2019est aussi les rassurer sur les effets secondaires. &#8220;Concernant ces personnes, il y a une \u00e9norme appr\u00e9hension, pr\u00e9cise Ga\u00eblle Charles. Les anciennes mol\u00e9cules avaient des effets secondaires tr\u00e8s importants \u2013 fatigue, \u00e9tat pseudo-grippal, an\u00e9mie&#8230; \u2013 alors que les antiviraux \u00e0 action directe sont beaucoup plus confortables. Par contre, elles n\u00e9cessitent d\u2019\u00eatre prises \u00e0 heures fixes sans interruption sous peine d\u2019\u00e9chec th\u00e9rapeutique.&#8221;<\/p>\n<p>Lors de la premi\u00e8re rencontre, elles prennent connaissance du niveau d\u2019information du patient sur sa maladie : les modes de contamination, les facteurs aggravants de la maladie (comme l\u2019alcool), la nature du traitement&#8230; Elles ont pour cela \u00e0 leur disposition des outils p\u00e9dagogiques simples et illustr\u00e9s.<\/p>\n<p>&#8220;En fonction de cette \u00e9valuation, nous allons adapter notre discours. L\u2019id\u00e9e est qu\u2019ils deviennent acteurs de leur prise en charge, poursuit Gwaena\u00efck Villain. Il faut que l\u2019organisation du traitement vienne d\u2019eux. Nous ne leur imposons rien, nous sommes l\u00e0 pour les aiguiller, leur donner des astuces. Certains peuvent prendre jusqu\u2019\u00e0 cinq comprim\u00e9s par jour.&#8221; Durant toute la dur\u00e9e du traitement d\u2019un patient, qui peut aller jusqu\u2019\u00e0 six mois, elles sont amen\u00e9es \u00e0 les rencontrer r\u00e9guli\u00e8rement \u2013 4 \u00e0 5 fois \u2013 pour \u00e9valuer la bonne prise du traitement et les \u00e9ventuels effets secondaires. Lorsque les patients sont \u00e0 la maison, les deux infirmi\u00e8res sont tr\u00e8s facilement joignables par t\u00e9l\u00e9phone en cas de besoin. &#8220;Cette disponibilit\u00e9 contribue aussi \u00e0 la bonne observance du traitement.&#8221;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>Une f\u00e9d\u00e9ration unique en France<\/strong><br \/>\nLa prise en charge des carcinomes h\u00e9patocellulaires du foie constitue une activit\u00e9 importante du service. En 2011, les CHU de Poitiers et de Tours ont souhait\u00e9 se f\u00e9d\u00e9rer pour assurer une prise en charge optimum du cancer primitif du foie, indication majeure de la transplantation h\u00e9patique. Cet accord, unique en France, a vu le jour face \u00e0 la p\u00e9nurie de transplantation dans la r\u00e9gion Poitou-Charentes et celle du Centre. Ainsi, cela garantit aux patients de ces territoires, le meilleur acc\u00e8s aux soins, dans le cadre d\u2019une f\u00e9d\u00e9ration inter-hospitalo-universitaire et en particulier gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9union de concertation pluridisciplinaire hebdomadaire entre les CHU de Poitiers et de Tours. &#8220;C\u2019est cette f\u00e9d\u00e9ration, engendr\u00e9e par la volont\u00e9 de personnes souhaitant travailler ensemble, qui a jet\u00e9 les bases de l\u2019actuelle organisation de la greffe du foie&#8221;, pr\u00e9cise le professeur Christine Silvain.<\/p>\n<p>&#8220;Par rapport aux greffes h\u00e9patiques, notre service effectue la consultation de premier recours des patients susceptibles d\u2019\u00eatre transplant\u00e9s. La d\u00e9cision est ensuite confirm\u00e9e \u00e0 Tours, avant que les malades n\u2019y soient envoy\u00e9s pour subir la transplantation.&#8221; A partir du moment o\u00f9 les risques post-op\u00e9ratoires sont \u00e9cart\u00e9s, les patients transplant\u00e9s reviennent ensuite dans le service d\u2019h\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie de Poitiers pour \u00eatre suivis. Chaque ann\u00e9e, ce sont cent patients qui sont transplant\u00e9s. En 2015, 764 dossiers ont \u00e9t\u00e9 discut\u00e9s.<\/p>\n<p>Pour le professeur Christine Silvain, l\u2019avantage de cette f\u00e9d\u00e9ration va au-del\u00e0 de la transplantation\u00a0: &#8220;Chaque patient b\u00e9n\u00e9ficie de l\u2019ensemble des techniques de prise en charge des maladies du foie des deux \u00e9tablissements. Il y a une vraie compl\u00e9mentarit\u00e9. Les patients de Tours peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de nos activit\u00e9s de recours, telles que la radio-embolisation ou la chimio-embolisation. Inversement, les patients de Poitiers ont acc\u00e8s \u00e0 des techniques disponibles \u00e0 Tours, comme le CyberKnife, qui est un robot de radioth\u00e9rapie capable de d\u00e9livrer des fortes doses de rayons tr\u00e8s cibl\u00e9s et d\u00e9truire ainsi des tumeurs h\u00e9patiques de moins de 5 cm. Avec cette mise \u00e0 disposition de toutes les techniques possibles, gr\u00e2ce \u00e0 notre union, il y a ainsi une prise en charge optimale du patient.&#8221;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Endoscopie \u00e0 vis\u00e9e diagnostique ou interventionnelle, prise en charge des patients souffrant de maladies rares ou graves du foie ou du tube digestif,\u2026","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-23820","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v28.6 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>H\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie : dans une logique de rapidit\u00e9 et de recours - Site du CHU de Poitiers<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"en_US\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"H\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie : dans une logique de rapidit\u00e9 et de recours - Site du CHU de Poitiers\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Endoscopie \u00e0 vis\u00e9e diagnostique ou interventionnelle, prise en charge des patients souffrant de maladies rares ou graves du foie ou du tube digestif, le service d\u2019h\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie d\u00e9veloppe de nombreuses activit\u00e9s de recours avec comme leitmotiv : r\u00e9pondre globalement et rapidement aux diff\u00e9rentes pathologies digestives.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Site du CHU de Poitiers\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2016-05-24T16:43:48+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/videocapsule.jpg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"ChuPoitiers\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Written by\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"ChuPoitiers\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"33 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"NewsArticle\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/en\\\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/en\\\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"ChuPoitiers\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/08e92cc802383a84a4efc3b8a6a6658c\"},\"headline\":\"H\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie : dans une logique de rapidit\u00e9 et de recours\",\"datePublished\":\"2016-05-24T16:43:48+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/en\\\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\\\/\"},\"wordCount\":6602,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/en\\\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2016\\\/05\\\/videocapsule.jpg\",\"inLanguage\":\"en-US\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/en\\\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/en\\\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\\\/\",\"name\":\"H\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie : dans une logique de rapidit\u00e9 et de recours - Site du CHU de Poitiers\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/en\\\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/en\\\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2016\\\/05\\\/videocapsule.jpg\",\"datePublished\":\"2016-05-24T16:43:48+00:00\",\"inLanguage\":\"en-US\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/en\\\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-US\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/en\\\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2016\\\/05\\\/videocapsule.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2016\\\/05\\\/videocapsule.jpg\"},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/\",\"name\":\"Site du CHU de Poitiers\",\"description\":\"\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"en-US\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/#organization\",\"name\":\"CHU de Poitiers\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-US\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2022\\\/02\\\/Logo-Horizontal-CHU-Poitiers_Couleurs.png\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2022\\\/02\\\/Logo-Horizontal-CHU-Poitiers_Couleurs.png\",\"width\":2245,\"height\":1064,\"caption\":\"CHU de Poitiers\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/08e92cc802383a84a4efc3b8a6a6658c\",\"name\":\"ChuPoitiers\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-US\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/94b7a87ae5d919360dee5d5f51a66307450404c39c889a99fb1014403c6162f7?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/94b7a87ae5d919360dee5d5f51a66307450404c39c889a99fb1014403c6162f7?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/94b7a87ae5d919360dee5d5f51a66307450404c39c889a99fb1014403c6162f7?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"ChuPoitiers\"},\"url\":\"https:\\\/\\\/www.chu-poitiers.fr\\\/en\\\/author\\\/admin\\\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"H\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie : dans une logique de rapidit\u00e9 et de recours - Site du CHU de Poitiers","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/","og_locale":"en_US","og_type":"article","og_title":"H\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie : dans une logique de rapidit\u00e9 et de recours - Site du CHU de Poitiers","og_description":"Endoscopie \u00e0 vis\u00e9e diagnostique ou interventionnelle, prise en charge des patients souffrant de maladies rares ou graves du foie ou du tube digestif, le service d\u2019h\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie d\u00e9veloppe de nombreuses activit\u00e9s de recours avec comme leitmotiv : r\u00e9pondre globalement et rapidement aux diff\u00e9rentes pathologies digestives.","og_url":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/","og_site_name":"Site du CHU de Poitiers","article_published_time":"2016-05-24T16:43:48+00:00","og_image":[{"url":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/videocapsule.jpg","type":"","width":"","height":""}],"author":"ChuPoitiers","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Written by":"ChuPoitiers","Est. reading time":"33 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"NewsArticle","@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/"},"author":{"name":"ChuPoitiers","@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/#\/schema\/person\/08e92cc802383a84a4efc3b8a6a6658c"},"headline":"H\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie : dans une logique de rapidit\u00e9 et de recours","datePublished":"2016-05-24T16:43:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/"},"wordCount":6602,"publisher":{"@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/videocapsule.jpg","inLanguage":"en-US"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/","url":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/","name":"H\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie : dans une logique de rapidit\u00e9 et de recours - Site du CHU de Poitiers","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/videocapsule.jpg","datePublished":"2016-05-24T16:43:48+00:00","inLanguage":"en-US","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-US","@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/hepato-gastro-enterologie-dans-une-logique-de-rapidite-et-de-recours\/#primaryimage","url":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/videocapsule.jpg","contentUrl":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/videocapsule.jpg"},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/#website","url":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/","name":"Site du CHU de Poitiers","description":"","publisher":{"@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"en-US"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/#organization","name":"CHU de Poitiers","url":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-US","@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/Logo-Horizontal-CHU-Poitiers_Couleurs.png","contentUrl":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/Logo-Horizontal-CHU-Poitiers_Couleurs.png","width":2245,"height":1064,"caption":"CHU de Poitiers"},"image":{"@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/#\/schema\/logo\/image\/"}},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/#\/schema\/person\/08e92cc802383a84a4efc3b8a6a6658c","name":"ChuPoitiers","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-US","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/94b7a87ae5d919360dee5d5f51a66307450404c39c889a99fb1014403c6162f7?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/94b7a87ae5d919360dee5d5f51a66307450404c39c889a99fb1014403c6162f7?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/94b7a87ae5d919360dee5d5f51a66307450404c39c889a99fb1014403c6162f7?s=96&d=mm&r=g","caption":"ChuPoitiers"},"url":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/author\/admin\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23820","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23820"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23820\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23820"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23820"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23820"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}