{"id":16552,"date":"2018-05-24T10:19:59","date_gmt":"2018-05-24T08:19:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/?p=16552"},"modified":"2021-04-20T18:06:14","modified_gmt":"2021-04-20T16:06:14","slug":"cancers-des-therapies-toujours-plus-ciblees-et-personnalisees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/cancers-des-therapies-toujours-plus-ciblees-et-personnalisees\/","title":{"rendered":"Cancers : des th\u00e9rapies toujours plus cibl\u00e9es et personnalis\u00e9es"},"content":{"rendered":"<ul>\n<li><a href=\"#a\"><strong>P\u00f4le r\u00e9gional de canc\u00e9rologie, faire face \u00e0 la hausse d\u2019activit\u00e9<\/strong><\/a><\/li>\n<li><a href=\"#b\"><strong>Consultations d\u2019oncog\u00e9riatrie\u00a0: une prise en compte des ph\u00e9nom\u00e8nes de vieillissement<\/strong><\/a><\/li>\n<li><a href=\"#c\"><strong>Des diagnostics de plus en plus pr\u00e9cis<\/strong><\/a><\/li>\n<li><a href=\"#d\"><strong>Une aide \u00e0 la d\u00e9cision<\/strong><\/a><\/li>\n<li><a href=\"#e\"><strong>Une IRM 7 Tesla\u00a0: repousser les limites de l\u2019imagerie m\u00e9dicale<\/strong><\/a><\/li>\n<li><a href=\"#f\"><b>L\u2019imagerie au c\u0153ur\u00a0des traitements<\/b><\/a><\/li>\n<li><a href=\"#g\"><strong>L\u2019activit\u00e9 de la canc\u00e9rologie en chiffres<\/strong><\/a><\/li>\n<li><a href=\"#h\"><strong>A l\u2019\u00e8re des robots<\/strong><\/a><\/li>\n<li><a href=\"#i\"><strong>CyberKnife, un robot r\u00e9volutionnaire<\/strong><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>V\u00e9ritable enjeu de sant\u00e9 publique, amplifi\u00e9 par le vieillissement de la population, les changements d\u2019habitudes de vie et les modifications de notre environnement, le cancer constitue toujours la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 en France et son nombre ne cesse de cro\u00eetre.<\/p>\n<p>Toutefois, s\u2019il y a de plus en plus de malades, il y a aussi de plus en plus de patients gu\u00e9ris et d\u2019autres avec une esp\u00e9rance de vie de plus en plus longue. Une des mesures qui a contribu\u00e9 \u00e0 une prise en charge plus efficace de la maladie est la mise en place du plan cancer engag\u00e9 en 2003, et l\u2019organisation de la canc\u00e9rologie dans les \u00e9tablissements autoris\u00e9s. Le p\u00f4le r\u00e9gional de canc\u00e9rologie de Poitiers a ouvert ses portes en mars 2009. &#8220;Ce p\u00f4le a transform\u00e9 l\u2019approche th\u00e9rapeutique du cancer, pr\u00e9cise le Pr\u00a0Jean-Marc Tourani, chef du p\u00f4le r\u00e9gional de canc\u00e9rologie. Ce n\u2019est plus le malade qui se d\u00e9place dans les services, c\u2019est l\u2019expertise et le soin qui viennent \u00e0 lui. Traiter un cancer suppose la coordination de sp\u00e9cialistes d\u2019horizons diff\u00e9rents\u00a0: oncologues, sp\u00e9cialistes d\u2019organes, chirurgiens, h\u00e9matologues, radioth\u00e9rapeutes\u2026 Le p\u00f4le les a r\u00e9unis autour du malade.&#8221;<\/p>\n<p>Cette synergie a ainsi favoris\u00e9 l\u2019innovation et dynamis\u00e9 les \u00e9quipes, notamment au sein des diff\u00e9rentes r\u00e9unions de consultation pluridisciplinaires (RCP) qui ont vu le jour par organe. La recherche toujours plus foisonnante a encourag\u00e9 l\u2019\u00e9mergence de nouvelles strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques via les essais cliniques et de nouvelles organisations ont \u00e9galement vu le jour qui b\u00e9n\u00e9ficient aujourd\u2019hui directement aux patients. Une activit\u00e9 toujours plus importante donc qui oblige aujourd\u2019hui \u00e0 envisager l\u2019agrandissement du p\u00f4le r\u00e9gional de canc\u00e9rologie (voir encadr\u00e9 ci-dessous).<\/p>\n<table style=\"width: 100%; border-collapse: collapse; background-color: #8d81ac;\" border=\"1\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\">\n<p><strong><a id=\"a\"><\/a>P\u00f4le r\u00e9gional de canc\u00e9rologie, faire face \u00e0 la hausse d\u2019activit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Inaugur\u00e9 en 2009, le p\u00f4le r\u00e9gional de canc\u00e9rologie a, du fait de la croissance d\u2019activit\u00e9, atteint aujourd\u2019hui les limites de ses capacit\u00e9s en termes de places. &#8220;En effet, devant une demande croissante d\u2019hospitalisation compl\u00e8te, le service d\u2019oncologie m\u00e9dicale du p\u00f4le r\u00e9gional de canc\u00e9rologie du CHU de Poitiers, qui dispose de 30\u00a0lits, a d\u00fb s\u2019\u00e9tendre, fin 2015, au sein du pavillon Aristide-Maillol, avec l\u2019ouverture de 14 nouveaux lits, pr\u00e9cise le Pr\u00a0Jean-Marc Tourani. Et 14 suppl\u00e9mentaires sont en pr\u00e9vision.&#8221; A cela s\u2019ajoutent aussi les besoins grandissants en h\u00f4pital de jour du fait de l\u2019activit\u00e9 toujours plus importante du service d\u2019h\u00e9matologie autour de la prise en charge des my\u00e9lomes. &#8220;Il faut souligner que l\u2019activit\u00e9 du p\u00f4le est 1,3 fois plus importante que celle du CHU de Limoges et, en termes de traitements m\u00e9dicaux, elle est identique au CHU de Bordeaux.&#8221;<\/p>\n<p>L\u2019objectif de cet agrandissement est donc d\u2019\u00e9tendre le secteur d\u2019hospitalisation compl\u00e8te pour l\u2019oncologie m\u00e9dicale, l\u2019h\u00e9matologie et la recherche clinique ainsi que pour l\u2019h\u00f4pital de jour.<\/p>\n<p>Concr\u00e8tement un autre b\u00e2timent devrait \u00eatre construit \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ceux du p\u00f4le r\u00e9gional de canc\u00e9rologie. Sera regroup\u00e9e au rez-de-chauss\u00e9e la m\u00e9decine nucl\u00e9aire, &#8220;\u00e0 l\u2019heure actuelle, \u00e9parpill\u00e9e dans l\u2019\u00e9tablissement &#8221; ; au premier \u00e9tage sera \u00e9tendu l\u2019h\u00f4pital de jour et au deuxi\u00e8me \u00e9tage le secteur d\u2019hospitalisation compl\u00e8te. Une ouverture est envisag\u00e9e en 2022.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Ce dossier n\u2019a pas pour but de souligner de fa\u00e7on exhaustive cette activit\u00e9 de canc\u00e9rologie men\u00e9e au sein de l\u2019\u00e9tablissement, pour r\u00e9pondre au mieux \u00e0 la prise en charge des cancers et offrir une meilleure qualit\u00e9 de vie aux patients, mais de mettre en exergue les nouveaut\u00e9s et les avanc\u00e9es en mati\u00e8re de m\u00e9dicaments, d\u2019\u00e9volution de la g\u00e9nomique et de l\u2019imagerie, et les nouvelles techniques focalis\u00e9es sur la tumeur pour des traitements toujours plus cibl\u00e9s.<\/p>\n<p>Bioth\u00e9rapie, immunoth\u00e9rapie, des th\u00e9rapies plus personnalis\u00e9es Depuis quelques ann\u00e9es, la prise en charge du cancer est en train de conna\u00eetre des \u00e9volutions majeures. A c\u00f4t\u00e9 des traitements traditionnels que sont la chirurgie, la chimioth\u00e9rapie, la radioth\u00e9rapie, qui restent encore des pr\u00e9conisations fortes et des armes efficaces, sont apparues, il y a peu, des th\u00e9rapies dites cibl\u00e9es ou bioth\u00e9rapies et les immunoth\u00e9rapies. Tout l\u2019int\u00e9r\u00eat de ces th\u00e9rapies est qu\u2019elles visent le m\u00e9canisme d\u00e9faillant de la cellule canc\u00e9reuse en \u00e9pargnant les cellules normales du corps contrairement \u00e0 la chimioth\u00e9rapie ou la radioth\u00e9rapie beaucoup plus toxiques.<\/p>\n<p>&#8220;Ces nouveaux traitements ont v\u00e9ritablement chang\u00e9 l\u2019approche de prise en charge des cancers, poursuit le Pr\u00a0Jean- Marc Tourani. Nous sommes pass\u00e9s d\u2019une situation o\u00f9 il fallait absolument d\u00e9truire la tumeur pour gu\u00e9rir le patient \u00e0 une certaine forme de chronicisation des traitements, avec un cancer indolent et contr\u00f4l\u00e9 et o\u00f9 l\u2019on estime qu\u2019\u00e0 l\u2019instar d\u2019un diab\u00e8te, d\u2019une hypertension, le patient peut vivre avec.&#8221;<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 la chimioth\u00e9rapie dont le but est de d\u00e9truire les cellules tumorales, les bioth\u00e9rapies bloquent le plus souvent leur croissance. &#8220;Les cas de gu\u00e9rison sont en g\u00e9n\u00e9ral faibles, mais l\u2019am\u00e9lioration de la survie est tr\u00e8s significative, elle se compte en mois, voire en ann\u00e9es.&#8221; Ces m\u00e9dicaments ont une indication dans de nombreux cancers touchant les poumons, les reins, les cancers digestifs, les cancers cutan\u00e9es qui n\u2019ont pas pu \u00eatre \u00e9radiqu\u00e9s par la chirurgie et\/ ou la radioth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>Autre avanc\u00e9e, en mati\u00e8re de traitement, qui r\u00e9volutionne depuis peu la prise en charge des cancers\u00a0: l\u2019immunoth\u00e9rapie. &#8220;L\u2019immunologie des tumeurs est devenue l\u2019approche la plus prometteuse dans la lutte contre le cancer\u00a0: les cellules canc\u00e9reuses peuvent \u00eatre cibl\u00e9es et d\u00e9truites gr\u00e2ce au syst\u00e8me immunitaire du patient.&#8221; Concr\u00e8tement, l\u2019immunoth\u00e9rapie va lever l\u2019inhibition du syst\u00e8me immunitaire g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par la tumeur elle-m\u00eame, de fa\u00e7on \u00e0 ce qu\u2019il soit en mesure de combattre efficacement les cellules canc\u00e9reuses.<\/p>\n<p>Les plus couramment utilis\u00e9s aujourd\u2019hui sont les inhibiteurs de points de contr\u00f4le (check point inhibitors). &#8220;Les cellules tumorales sont capables de d\u00e9tourner les dispositifs de contr\u00f4le du syst\u00e8me immunitaire pour \u00e9viter d\u2019\u00eatre attaqu\u00e9es et d\u00e9truites. Pour cela, la tumeur d\u00e9clenche des m\u00e9canismes tr\u00e8s pr\u00e9cis qui inactivent les cellules immunitaires.<\/p>\n<p>L\u2019organisme ne peut pas alors fournir une r\u00e9ponse adapt\u00e9e pour lutter contre les cellules canc\u00e9reuses.&#8221; On dit que la tumeur &#8220;freine&#8221; le syst\u00e8me immunitaire. &#8220;Des anticorps ont ainsi \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts, qui agissent en se fixant sur des antig\u00e8nes \u00e0 la surface des cellules immunitaires emp\u00eachant ainsi les cellules tumorales de se fixer sur eux (les antig\u00e8nes) et par cons\u00e9quent emp\u00eachant l\u2019inhibition du syst\u00e8me immunitaire.&#8221; Les principaux cancers \u00e0 avoir b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de ces avanc\u00e9es sont les cancers du poumon et des m\u00e9lanomes. &#8220;Ils r\u00e9pondent particuli\u00e8rement bien \u00e0 l\u2019immunologie, avec des survies tr\u00e8s nettement prolong\u00e9es par rapport aux traitements classiques. Concernant le m\u00e9lanome, il y a six ans de cela il n\u2019y avait pratiquement aucun traitement. L\u2019esp\u00e9rance de vie d\u2019un patient avec des m\u00e9lanomes m\u00e9tastatiques, qui \u00e9tait de moins d\u2019un an, est prolong\u00e9e aujourd\u2019hui de plusieurs ann\u00e9es.&#8221;<\/p>\n<p>Les cancers digestifs b\u00e9n\u00e9ficient aussi de ces bioth\u00e9rapies et des immunoth\u00e9rapies, notamment dans le cancer du c\u00f4lon. &#8220;Depuis 2009, gr\u00e2ce \u00e0 ces nouveaux traitements, la m\u00e9diane de survie a doubl\u00e9 pour atteindre cinq ans&#8221;, pr\u00e9cise le professeur David Tougeron, h\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologue. Et, chaque ann\u00e9e, ce sont toujours plus de patients qui int\u00e8grent de nouveaux essais cliniques et profitent ainsi pr\u00e9cocement de ces nouvelles th\u00e9rapies.<\/p>\n<p>A court terme, d\u2019autres cancers pourront \u00eatre concern\u00e9s comme les cancers urologiques, ORL et d\u2019autres formes de cancers digestifs. &#8220;Cependant, au-del\u00e0 de l\u2019efficacit\u00e9, il faudra \u00eatre attentif aux effets secondaires importants de ces produits, souligne le professeur Jean-Marc Tourani. Certaines combinaisons pourraient avoir plus de risques li\u00e9s aux effets secondaires, notamment par le d\u00e9veloppement de maladies auto-immunes, que de b\u00e9n\u00e9fices.&#8221;<\/p>\n<p>A c\u00f4t\u00e9 des cancers dits solides, l\u2019oncoh\u00e9matologie a \u00e9galement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de ces avanc\u00e9s. Le service d\u2019h\u00e9matologie du CHU est le service de recours du Poitou- Charentes pour toutes les h\u00e9mopathies malignes, \u00e0 savoir les cancers du sang et de la moelle osseuse (lymphomes, my\u00e9lomes, my\u00e9lodysplasies, leuc\u00e9mies). Le service permet \u00e0 l\u2019essentiel des malades \u2013 plus de 70\u00a0% des patients trait\u00e9s \u2013 de b\u00e9n\u00e9ficier de traitements innovants, via les nombreux essais th\u00e9rapeutiques auxquels il participe.<\/p>\n<p>Dans ces nouveaux traitements d\u2019avenir, on peut notamment souligner les &#8220;check point inhibitors&#8221;. &#8220;A l\u2019instar des check point inhibitors en oncologie, ces anticorps monoclonaux vont lever l\u2019inhibition des cellules immunitaires du patient qui vont aller s\u2019attaquer \u00e0 la tumeur, explique le Pr\u00a0Xavier Leleu, chef du service d\u2019h\u00e9matologie et de th\u00e9rapie cellulaire. Si cette technique marche tr\u00e8s bien en oncologie dans certains mod\u00e8les tumoraux, c\u2019est un peu moins vrai en h\u00e9matologie o\u00f9 cette immunoth\u00e9rapie reste encore en d\u00e9veloppement. Il y a cependant un domaine o\u00f9 ce traitement est r\u00e9volutionnaire, la maladie d\u2019Hodgkin. Il permet \u00e0 des patients souvent jeunes, ayant \u00e9chou\u00e9 \u00e0 des traitements tr\u00e8s puissants par chimioth\u00e9rapie classique, de pr\u00e9tendre \u00e0 une allogreffe et d\u2019avoir un avenir.&#8221;<\/p>\n<p>Une autre r\u00e9volution en mati\u00e8re d\u2019immunoth\u00e9rapie dans le traitement des leuc\u00e9mies consiste \u00e0 modifier g\u00e9n\u00e9tiquement les lymphocytes T pour qu\u2019ils reconnaissent sp\u00e9cifiquement les cellules tumorales et s\u2019attaquent \u00e0 elles. Il s\u2019agit de la technique dite CAR (Chimeric Antigen Receptor) T-cells. &#8220;Combattre la leuc\u00e9mie en utilisant les armes immunologiques n\u2019est pas une id\u00e9e nouvelle. Elle conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 un accomplissement dans la greffe de moelle osseuse. Cependant, ce qui est totalement nouveau, c\u2019est l\u2019utilisation des lymphocytes du patient pour aller combattre les cellules leuc\u00e9miques. En quelque sorte, on arme ses cellules. C\u2019est une technique tr\u00e8s lourde. Elle n\u00e9cessite de pr\u00e9lever au patient des lymphocytes T qui vont \u00eatre modifi\u00e9s g\u00e9n\u00e9tiquement in vitro afin d\u2019\u00eatre dot\u00e9s d\u2019un r\u00e9cepteur antig\u00e9nique chim\u00e9rique leur permettant de reconna\u00eetre sp\u00e9cifiquement les cellules tumorales qu\u2019elles vont ensuite tuer.&#8221; La lourdeur porte sur le fait que les lymphocytes doivent \u00eatre envoy\u00e9s dans un laboratoire dont le plus proche se trouve en Allemagne.<\/p>\n<table style=\"width: 100%; border-collapse: collapse; background-color: #f0f0f0;\" border=\"1\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\">\n<p><strong><img decoding=\"async\" class=\"zoom filet alignright wp-image-14815\" src=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/depistage_cancer_seniors.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"272\" srcset=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/depistage_cancer_seniors.jpg 800w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/depistage_cancer_seniors-300x204.jpg 300w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/depistage_cancer_seniors-768x522.jpg 768w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/depistage_cancer_seniors-130x88.jpg 130w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/depistage_cancer_seniors-550x374.jpg 550w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><a id=\"b\"><\/a>Consultations d\u2019oncog\u00e9riatrie\u00a0: une prise en compte des ph\u00e9nom\u00e8nes de vieillissement<\/strong><\/p>\n<p>La canc\u00e9rologie de la personne \u00e2g\u00e9e est devenue, depuis quelques ann\u00e9es, un probl\u00e8me majeur de sant\u00e9 publique. D\u2019une part, le pourcentage des 65-70\u00a0ans et plus dans la population est en constante augmentation ; d\u2019autre part, pr\u00e8s d\u2019un tiers des cancers sont diagnostiqu\u00e9s apr\u00e8s l\u2019\u00e2ge de 75 ans.<\/p>\n<p>Aussi, afin d\u2019offrir une prise en charge en canc\u00e9rologie la mieux adapt\u00e9e aux patients \u00e2g\u00e9s, douze cr\u00e9neaux de consultation d\u2019oncog\u00e9riatrie sont assur\u00e9s au p\u00f4le r\u00e9gional de canc\u00e9rologie chaque semaine. L\u2019objectif est de prendre en charge le cancer en tenant compte des fragilit\u00e9s propres \u00e0 chaque individu d\u00e9velopp\u00e9es au cours de la vie. Les patients sont adress\u00e9s \u00e0 ces consultations \u00e0 la demande des chirurgiens, des oncologues, des radioth\u00e9rapeutes ou des sp\u00e9cialistes d\u2019organes afin d\u2019\u00e9valuer, chez un patient \u00e2g\u00e9 ayant un cancer, la pertinence de l\u2019indication du traitement propos\u00e9 et sa faisabilit\u00e9. &#8220;La consultation est une aide \u00e0 la d\u00e9cision afin de d\u00e9finir le traitement ad\u00e9quat en fonction de l\u2019\u00e9tat de la personne et engager si n\u00e9cessaire des mesures correctrices en amont et\/ou en aval du traitement, pr\u00e9cise le docteur Simon Valero, g\u00e9riatre et coordonnateur de l\u2019unit\u00e9 de coordination en onco-g\u00e9riatrie (UCOG) Poitou-Charentes. Il ne faut pas de traitements trop d\u00e9l\u00e9t\u00e8res ou, \u00e0 l\u2019inverse, sous-traiter des sujets \u00e2g\u00e9s dont l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 est particuli\u00e8rement bon. L\u2019oncog\u00e9riatrie vise \u00e0 gommer l\u2019\u00e2ge chronologique pour raisonner en termes d\u2019\u00e2ge physiologique.&#8221;<\/p>\n<p>A noter aussi\u00a0: l\u2019unit\u00e9 de coordination en onco-g\u00e9riatrie (UCOG) Poitou-Charentes et le r\u00e9seau r\u00e9gional de canc\u00e9rologie ont lanc\u00e9 en avril une vaste campagne de sensibilisation \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat du diagnostic pr\u00e9coce du cancer chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Cette campagne fait suite \u00e0 un constat\u00a0: 20% des personnes \u00e2g\u00e9es disent attendre plus d\u2019un an avant de consulter pour des sympt\u00f4mes clairement d\u00e9finis. Ce retard, d\u00fb \u00e0 la baisse de vigilance et \u00e0 la peur des traitements, constitue une perte de chances pour ces patients.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Pour le moment, le CHU n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 retenu parmi les trois premiers centres en France. Cependant, par son expertise reconnue internationalement en mati\u00e8re de recherche dans les h\u00e9mopathies malignes et sa capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pondre techniquement \u00e0 l\u2019organisation que n\u00e9cessite cette prise en charge (aph\u00e9r\u00e8se lymphocytaire, r\u00e9ception des cellules congel\u00e9es\u2026), Poitiers pourrait \u00eatre un des prochains centres en France \u00e0 la mettre en oeuvre. &#8220;J\u2019esp\u00e8re cette ann\u00e9e. C\u2019est v\u00e9ritablement un traitement d\u2019avenir. Pour le moment, elle est plus simple \u00e0 d\u00e9velopper en h\u00e9matologie mais elle aura aussi \u00e0 terme des d\u00e9bouch\u00e9s en oncologie.&#8221;<\/p>\n<p>Toujours en h\u00e9matologie, il faut \u00e9galement souligner les progr\u00e8s importants en mati\u00e8re d\u2019allogreffes. Le CHU propose depuis 2015 des greffes alternatives dites &#8220;haplo-identiques&#8221;. &#8220;Le greffon provient dans ce cas d\u2019un donneur familial qui n\u2019est que semi HLA-compatible (au minimum 5\/10e). Ce type de transplantation augmente de fa\u00e7on tr\u00e8s significative la chance de trouver un donneur (fratrie, parents, enfants, cousins\u2026) et, en cas d\u2019urgence, d\u2019avoir un greffon tr\u00e8s rapidement.&#8221; En outre, le service permet \u00e0 des sujets \u00e2g\u00e9s de plus de 65 ans atteints de leuc\u00e9mies aigu\u00ebs de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une greffe.<\/p>\n<p>Autre \u00e9volution majeure dans la prise en charge m\u00e9dicale des cancers, qui sera d\u2019ailleurs renforc\u00e9e par le d\u00e9veloppement des immunoth\u00e9rapies, c\u2019est le d\u00e9veloppement de l\u2019hospitalisation \u00e0 domicile. &#8220;Actuellement de nombreux traitements administr\u00e9s sous perfusion en h\u00f4pital de jour sont en train, selon les pr\u00e9conisations de l\u2019Agence r\u00e9gionale de sant\u00e9, d\u2019\u00eatre externalis\u00e9s en h\u00f4pital de jour, souligne le Pr\u00a0Jean-Marc Tourani. A terme, il en sera de m\u00eame pour les immunoth\u00e9rapies. Ce qui \u00e9vite ainsi aux patients de revenir au CHU tous les quinze jours ou trois semaines.&#8221;<\/p>\n<p><strong><a id=\"c\"><\/a>Des diagnostics de plus en plus pr\u00e9cis<\/strong><br \/>\nDes prises en charge toujours plus personnalis\u00e9es sont devenues possibles gr\u00e2ce \u00e0 des diagnostics de plus en plus pr\u00e9cis li\u00e9s \u00e0 une meilleure compr\u00e9hension de la biologie des cancers, particuli\u00e8rement pour ceux avec de bonnes indications comme les cancers du poumon, du c\u00f4lon, des ovaires, du sein, de l\u2019estomac, les m\u00e9lanomes, les sarcomes ou encore les h\u00e9mopathies malignes. Une pr\u00e9cision que l\u2019on doit au travail majeur de caract\u00e9risation des cancers r\u00e9alis\u00e9 par la plateforme g\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire du cancer labellis\u00e9e par l\u2019Institut national du cancer (Inca) depuis 2006, coordonn\u00e9e par le Pr\u00a0Lucie Karayan-Tapon.<\/p>\n<figure id=\"attachment_16556\" aria-describedby=\"caption-attachment-16556\" style=\"width: 400px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" class=\"zoom filet wp-image-16556\" src=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/allogreffe_moelle.jpg\" alt=\"Le docteur Christine Giraud accompagne les patients lors d\u2019une greffe de moelle osseuse.\" width=\"400\" height=\"267\" srcset=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/allogreffe_moelle.jpg 800w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/allogreffe_moelle-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/allogreffe_moelle-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/allogreffe_moelle-130x87.jpg 130w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/allogreffe_moelle-550x366.jpg 550w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-16556\" class=\"wp-caption-text\">Le docteur Christine Giraud accompagne les patients lors d\u2019une greffe de moelle osseuse.<\/figcaption><\/figure>\n<p>&#8220;Aujourd\u2019hui, nous disposons d\u2019un plateau de biologie mol\u00e9culaire de tr\u00e8s haut niveau&#8221;, pr\u00e9cise Jean-Marc Tourani. La France en compte 28, il y en a une par CHU. Son objectif\u00a0: conforter l\u2019acc\u00e8s aux tests mol\u00e9culaires de tous les patients pour leur faire b\u00e9n\u00e9ficier de th\u00e9rapies cibl\u00e9es. Cette plateforme compte un laboratoire de canc\u00e9rologie biologique qui a comme mission de typer les tumeurs. &#8220;Au CHU de Poitiers, le choix a \u00e9t\u00e9 de regrouper au sein de ce laboratoire l\u2019oncologie mol\u00e9culaire et l\u2019oncoh\u00e9matologie mol\u00e9culaire pour plus d\u2019efficacit\u00e9&#8221;, pr\u00e9cise le Pr\u00a0Lucie Karayan-Tapon, responsable du service de la canc\u00e9rologie biologique.<\/p>\n<p>Les cancers sont des maladies du g\u00e9nome comprenant des alt\u00e9rations de la structure des g\u00e8nes et des anomalies de l\u2019expression de ces g\u00e8nes en prot\u00e9ines. &#8220;Gr\u00e2ce \u00e0 des techniques de biologie mol\u00e9culaire, on peut identifier ces alt\u00e9rations g\u00e9n\u00e9tiques au sein des cellules canc\u00e9reuses de fa\u00e7on \u00e0 mettre en \u00e9vidence de nouveaux biomarqueurs mol\u00e9culaires et des cibles th\u00e9rapeutiques. &#8221; Pour identifier une tumeur, deux approches sont possibles, soit g\u00e8ne par g\u00e8ne, soit par une approche globale. Depuis 2016, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019acquisition d\u2019un s\u00e9quenceur haut d\u00e9bit, le service peut dor\u00e9navant avoir recours \u00e0 cette deuxi\u00e8me technique qui a l\u2019avantage de mettre en \u00e9vidence plusieurs mutations parmi une quarantaine de g\u00e8nes connus actuellement impliqu\u00e9s dans la canc\u00e9rog\u00e9n\u00e8se. &#8220;Cette technique offre de vrais atouts. D\u2019une part, lorsque les biopsies sont trop petites, ce qui est le cas parfois dans le cancer du poumon, et ne permettent pas d\u2019avoir une approche g\u00e8ne par g\u00e8ne. D\u2019autre part ce typage, plus exhaustif, a l\u2019int\u00e9r\u00eat de mettre en \u00e9vidence plusieurs mutations pour lesquelles nous savons qu\u2019il existe des essais cliniques, au sein de l\u2019\u00e9tablissement ou ailleurs, qui pourraient \u00eatre b\u00e9n\u00e9fiques au patient.&#8221;<\/p>\n<p>Dans ce cadre, une RCP d\u2019oncologie mol\u00e9culaire a vu le jour pour donner la chance aux patients de la r\u00e9gion ayant des anomalies rep\u00e9r\u00e9es dans les diff\u00e9rentes analyses g\u00e9n\u00e9tiques de b\u00e9n\u00e9ficier de traitement dans le cadre des essais th\u00e9rapeutiques. Ou, comme l\u2019explique le professeur David Tougeron, &#8220;si l\u2019on sait que telle anomalie connue pour le cancer du poumon r\u00e9pond favorablement \u00e0 un traitement, le tester sur le patient, m\u00eame si ce n\u2019est pas le m\u00eame type de cancer, et voir si cela fonctionne. Car, le m\u00e9canisme d\u00e9faillant vis\u00e9 par les th\u00e9rapies cibl\u00e9es peut \u00eatre commun \u00e0 plusieurs cancers.&#8221;<\/p>\n<p><strong><a id=\"d\"><\/a>Une aide \u00e0 la d\u00e9cision<\/strong><br \/>\nL\u2019\u00e9volution rapide de la biologie mol\u00e9culaire constitue donc une vraie aide \u00e0 la d\u00e9cision dans la prise en charge th\u00e9rapeutique. Et les \u00e9volutions vont tr\u00e8s vite. &#8220;Par exemple, jusqu\u2019en 2016, pour les tumeurs gliales du cerveau, leurs classifications n\u2019\u00e9taient que morphologiques, poursuit le Pr\u00a0Lucie Karayan-Tapon. Aujourd\u2019hui, nous avons la possibilit\u00e9 de les tester au niveau mol\u00e9culaire avec une r\u00e9solution qui est de 10\u00a0\u00e0 500\u00a0fois sup\u00e9rieure \u00e0 celle du caryotype. Dor\u00e9navant, la prise en charge est adapt\u00e9e en fonction des anomalies observ\u00e9s.&#8221;<\/p>\n<p>Une autre avanc\u00e9e du laboratoire porte sur les maladies r\u00e9siduelles ou la recherche de mutations de r\u00e9sistance dans les h\u00e9mopathies malignes. &#8220;Apr\u00e8s traitement, nous avons aujourd\u2019hui les capacit\u00e9s de rep\u00e9rer les mutations de r\u00e9sistance et permettre ainsi d\u2019adapter le traitement du patient.&#8221;<\/p>\n<p>Le laboratoire met \u00e9galement en oeuvre une technique de biopsie liquide en direction des tumeurs solides. Le Pr\u00a0Lucie Karayan-Tapon pr\u00e9cise\u00a0: &#8220;Quand des biopsies de tumeurs solides ne sont pas envisageables, nous avons la possibilit\u00e9 de d\u00e9tecter l\u2019ADN des tumeurs relargu\u00e9 lors de la mort cellulaire dans le sang gr\u00e2ce \u00e0 une m\u00e9thodologie sensible dite PRC digitale pour d\u00e9tecter l\u2019ADN tumoral circulant. Nous mettons en oeuvre aujourd\u2019hui cette technique pour rep\u00e9rer les mutations et les marqueurs de r\u00e9sistance dans les cancers du poumon et \u00e9valuer ainsi l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019un traitement. La technique est tr\u00e8s performante\u00a0: sur 1 000\u00a0mol\u00e9cules d\u2019ADN d\u00e9tect\u00e9es, il est possible d\u2019en trouver une anormale.&#8221; Cependant, la limite de cette technique est qu\u2019elle n\u2019est actuellement efficace que dans les stades avanc\u00e9s de la maladie.<\/p>\n<p>Plusieurs recherches sont en cours dans la d\u00e9tection de l\u2019ADN tumoral circulant du cancer du c\u00f4lon et du pancr\u00e9as men\u00e9es par le professeur David Tougeron. &#8220;A terme, on peut imaginer que, gr\u00e2ce \u00e0 cette technique, il sera possible de d\u00e9tecter, \u00e0 partir d\u2019une prise de sang, les \u00e9tats pr\u00e9canc\u00e9reux de n\u2019importe quelle tumeur sans avoir recours \u00e0 la biopsie, qui reste un geste invasif.&#8221;<\/p>\n<table style=\"width: 100%; border-collapse: collapse; background-color: #8d81ac;\" border=\"1\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\">\n<p><strong><a id=\"e\"><\/a>Une IRM 7\u00a0Tesla\u00a0: repousser les limites de l\u2019imagerie m\u00e9dicale<\/strong><\/p>\n<p>A l\u2019instar de l\u2019IRM 3\u00a0Tesla qui a r\u00e9volutionn\u00e9 il y quelques ann\u00e9es l\u2019imagerie m\u00e9dicale, l\u2019IRM 7\u00a0Tesla qui va \u00eatre acquise, courant 2019, par le CHU de Poitiers, s\u2019inscrit dans cette m\u00eame logique\u00a0: repousser toujours plus loin les limites de l\u2019imagerie. L\u2019int\u00e9r\u00eat\u00a0? Mieux voir et mieux comprendre l\u2019extension d\u2019une tumeur, pour le moment dans des indications de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales, afin de mieux adapter le traitement. &#8220;Avec cette nouvelle technologie, nous allons augmenter la r\u00e9solution, la finesse de l\u2019information aussi bien spatiale que m\u00e9tabolique de la tumeur, pr\u00e9cise le Pr\u00a0R\u00e9my Guillevin, chef adjoint du p\u00f4le imagerie, \u00e0 la t\u00eate de l\u2019\u00e9quipe de recherche Dactim-MIS du LMA\/UMR CNRS 7348. Lutter contre le cancer n\u00e9cessite d\u2019\u00eatre le plus en amont possible de la progression d\u2019une tumeur qui, il faut le savoir, se d\u00e9veloppe avec un rythme exponentiel. Plus t\u00f4t on aura une information pr\u00e9cise et fine, meilleures seront les chances d\u2019enrayer le cancer.&#8221;<\/p>\n<p>Cette acquisition sera aussi l\u2019opportunit\u00e9 pour le CHU de conforter sa place de premier plan en mati\u00e8re de recherche sur la neuro-oncologie dans la grande r\u00e9gion.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>A noter aussi, le service de canc\u00e9rologie biologique a pour projet de constituer un d\u00e9partement de g\u00e9nomique humain en s\u2019associant avec le service de g\u00e9n\u00e9tique constitutionnelle. &#8220;L\u2019id\u00e9e est d\u2019avoir dans une seule et m\u00eame structure les tests qui informent sur l\u2019\u00e9tat du g\u00e9nome de cellules tumorales et ceux qui apportent des informations sur le patrimoine g\u00e9n\u00e9tique transmissible pour plus d\u2019efficacit\u00e9 et une meilleure prise en charge des patients&#8221;, pr\u00e9cise le Pr\u00a0Lucie Karayan-Tapon.<\/p>\n<p>Dans ce cadre, il faut souligner le r\u00f4le essentiel de l\u2019oncog\u00e9n\u00e9tique dont le but est de rechercher une \u00e9ventuelle pr\u00e9disposition h\u00e9r\u00e9ditaire. Les consultations d\u2019oncog\u00e9n\u00e9tique s\u2019adressent \u00e0 des patients souffrant de formes familiales de cancers seins\/ovaires, cancers et\/ou polyposes recto-coliques. &#8220;Ces derniers dont le cancer s\u2019est d\u00e9clar\u00e9 tr\u00e8s jeune (moins de 50\u00a0ans) ou ceux ayant des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux multiples de cancers sont invit\u00e9s \u00e0 une consultation d\u2019oncog\u00e9n\u00e9tique, explique le Pr\u00a0Brigitte Gilbert-Dussardier, chef du service de g\u00e9n\u00e9tique clinique. Pour les personnes qui d\u00e9veloppent ce type de cancer, il faut savoir que 10\u00a0% d\u2019entre elles ont une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique \u00e0 le d\u00e9velopper. &#8220;<\/p>\n<p>Cette consultation complexe ob\u00e9it \u00e0 une organisation particuli\u00e8re. Le patient voit une conseill\u00e8re en g\u00e9n\u00e9tique qui va r\u00e9aliser son arbre g\u00e9n\u00e9alogique. Elle doit r\u00e9cup\u00e9rer tous les \u00e9l\u00e9ments des dossiers m\u00e9dicaux, les r\u00e9sultats aupr\u00e8s des diff\u00e9rents h\u00f4pitaux afin de r\u00e9pertorier avec l\u2019aide du patient tous les cas de cancers dans sa famille. Si une pr\u00e9disposition h\u00e9r\u00e9ditaire est suspect\u00e9e, une prise de sang est r\u00e9alis\u00e9e pour analyser certains g\u00e8nes. &#8220;A partir du moment o\u00f9 l\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 est av\u00e9r\u00e9e, on demande au patient de transmettre l\u2019information aux membres concern\u00e9s de sa famille. Un enfant d\u2019un patient atteint d\u2019une forme g\u00e9n\u00e9tique du cancer du c\u00f4lon a un risque de 50% d\u2019avoir h\u00e9rit\u00e9 de l\u2019anomalie g\u00e9n\u00e9tique.&#8221; Le but \u00e9tant alors que les membres concern\u00e9s de la famille puissent venir consulter en oncog\u00e9n\u00e9tique. &#8220;Ceux qui n\u2019ont pas l\u2019anomalie seront compl\u00e8tement rassur\u00e9s ; quant \u00e0 ceux porteurs du g\u00e8ne, ils feront l\u2019objet d\u2019une surveillance accrue.&#8221;<\/p>\n<p><b><a id=\"f\"><\/a>L\u2019imagerie au c\u0153ur\u00a0des traitements<\/b><br \/>\nL\u2019imagerie a connu ces derni\u00e8res ann\u00e9es une avanc\u00e9e remarquable et joue maintenant un r\u00f4le essentiel dans la caract\u00e9risation des cancers ; en effet elle permet aujourd\u2019hui d\u2019apporter des informations indispensables sur la localisation, la taille, le stade \u00e9volutif et le suivi du cancer.<\/p>\n<p>Le plateau d\u2019imagerie du CHU est l\u2019un des plus importants en France relativement \u00e0 la taille de la structure hospitali\u00e8re ; il comprend quatre scanners, quatre IRM, deux Tep scanner incluant un plateau d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019imagerie diagnostique du cancer implant\u00e9 au niveau du PRC (un scanner et une IRM).<\/p>\n<p>A c\u00f4t\u00e9 de cette approche diagnostique et de suivi des tumeurs, l\u2019imagerie offre aussi de nouvelles ressources th\u00e9rapeutiques alternatives aux techniques traditionnelles en cherchant une d\u00e9marche plus cibl\u00e9e du traitement des cancers. Pour certaines m\u00e9tastases h\u00e9patiques, par exemple, la chimioth\u00e9rapie intra-art\u00e9rielle permet une approche cibl\u00e9e des tumeurs. &#8220;Via l\u2019art\u00e8re, nous montons un cath\u00e9ter jusqu\u2019au foie, ce qui permet de distribuer dans la tumeur de la chimioth\u00e9rapie \u00e0 tr\u00e8s haute dose&#8221;, explique le Pr\u00a0Jean-Pierre Tasu, responsable du p\u00f4le imagerie. Toujours par le biais d\u2019un abord art\u00e9riel, il est possible d\u2019injecter directement dans le foie, au contact des tumeurs, des billes radioactives qui vont traiter localement les l\u00e9sions. R\u00e9alis\u00e9 en collaboration entre les services de m\u00e9decine nucl\u00e9aire et de radiologie, ce traitement est appel\u00e9 radio-embolisation. &#8220;C\u2019est l\u2019application directement dans le foie d\u2019une dose tr\u00e8s forte de rayonnement. L\u2019int\u00e9r\u00eat de cette technique\u00a0: elle lib\u00e8re une dose tr\u00e8s concentr\u00e9e sans exposer le reste du corps aux effets de ces m\u00e9dicaments et \u00e0 la radioactivit\u00e9.&#8221;<br \/>\nD\u2019autres techniques de radiologie interventionnelle sont \u00e9galement disponibles comme la radiofr\u00e9quence. Guid\u00e9 sous scanner ou sous \u00e9chographie, le radiologue introduit une ou plusieurs sondes autour ou dans la zone \u00e0 traiter et la fait chauffer pour d\u00e9truire les cellules tumorales. &#8220;Elle est pratiqu\u00e9e chez des patients ayant des petites tumeurs du foie, du rein ou du poumon et il s\u2019agit d\u2019une alternative efficace \u00e0 la chirurgie.&#8221;<\/p>\n<figure id=\"attachment_16555\" aria-describedby=\"caption-attachment-16555\" style=\"width: 250px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img decoding=\"async\" class=\"zoom filet wp-image-16555\" src=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/nanoknife-chu-mag.jpg\" alt=\"Plant\u00e9es dans la zone \u00e0 d\u00e9truire, les aiguilles du Nanoknife\u00ae \u00e9lectrocutent la tumeur par un courant de 3\u00a0000\u00a0volts.\" width=\"250\" height=\"374\" srcset=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/nanoknife-chu-mag.jpg 320w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/nanoknife-chu-mag-200x300.jpg 200w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/nanoknife-chu-mag-130x195.jpg 130w\" sizes=\"(max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-16555\" class=\"wp-caption-text\">Plant\u00e9es dans la zone \u00e0 d\u00e9truire, les aiguilles du Nanoknife\u00ae \u00e9lectrocutent la tumeur par un courant de 3\u00a0000\u00a0volts.<\/figcaption><\/figure>\n<p>L\u2019\u00e9lectroporation est une m\u00e9thode assez proche o\u00f9 les tumeurs ne sont pas chauff\u00e9es mais &#8220;\u00e9lectrocut\u00e9es&#8221;. Le CHU est leader dans ce domaine car il est un des deux seuls centres en France \u00e0 \u00eatre \u00e9quip\u00e9 de cette technique aussi appel\u00e9e Nanoknife<sup>\u00ae<\/sup>. Ce traitement est actuellement mis en oeuvre dans le cadre d\u2019un protocole de recherche portant sur le cancer du pancr\u00e9as. Il s\u2019agit d\u2019un cancer de mauvais pronostic dont l\u2019incidence explose, avec plus de 1% de nouveaux cas suppl\u00e9mentaires chaque ann\u00e9e et chez des patients de plus en plus jeunes. &#8220;L\u2019\u00e9lectroporation se caract\u00e9rise par l\u2019utilisation d\u2019un courant de tr\u00e8s fort voltage. Des aiguilles vont entourer la tumeur et en cr\u00e9ant un champ \u00e9lectrique de 3 000\u00a0volts, les pores des cellules vont s\u2019ouvrir et au bout d\u2019un certain temps mourir.&#8221; Cette technique pourrait \u00eatre la seule chance de gu\u00e9rison pour certains malades. &#8220;Elle est assez difficile \u00e0 mettre en oeuvre mais les premiers r\u00e9sultats semblent encourageants.&#8221; A ce jour, une quinzaine de patients ont pu en b\u00e9n\u00e9ficier.<\/p>\n<p>L\u2019apport de l\u2019imagerie a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u2019un b\u00e9n\u00e9fice \u00e9norme dans le traitement des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales dans le cadre de la chirurgie \u00e9veill\u00e9e. Avec la cr\u00e9ation du centre cardio-vasculaire, le CHU s\u2019est \u00e9quip\u00e9 d\u2019une IRM 3\u00a0Tesla associ\u00e9e \u00e0 la salle de neurochirurgie qui permet, en condition de bloc, de valider les proc\u00e9dures op\u00e9ratoires. &#8220;Ce syst\u00e8me d\u2019imagerie ouvert sur le bloc chirurgical permet de contr\u00f4ler pendant et apr\u00e8s l\u2019op\u00e9ration la qualit\u00e9 de la r\u00e9section de la tumeur dans le but de maximiser celle-ci, pr\u00e9cise le Pr\u00a0R\u00e9my Guillevin, chef adjoint du p\u00f4le imagerie du CHU de Poitiers. Cet outil fait reculer les fronti\u00e8res tout en s\u2019assurant de ne pas endommager chez le patient ses fonctions c\u00e9r\u00e9brales.&#8221;<\/p>\n<figure id=\"attachment_16095\" aria-describedby=\"caption-attachment-16095\" style=\"width: 400px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" class=\"zoom filet wp-image-16095\" src=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/irm3tesla.jpg\" alt=\"Encore sous anesth\u00e9sie g\u00e9n\u00e9rale, au bloc op\u00e9ratoire, le patient est directement emmen\u00e9 dans l\u2019IRM pour contr\u00f4le d\u00e8s la fin de l\u2019op\u00e9ration.\" width=\"400\" height=\"274\" srcset=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/irm3tesla.jpg 800w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/irm3tesla-300x206.jpg 300w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/irm3tesla-768x526.jpg 768w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/irm3tesla-130x89.jpg 130w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/irm3tesla-550x377.jpg 550w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-16095\" class=\"wp-caption-text\">Encore sous anesth\u00e9sie g\u00e9n\u00e9rale, au bloc op\u00e9ratoire, le patient est directement emmen\u00e9 dans l\u2019IRM pour contr\u00f4le d\u00e8s la fin de l\u2019op\u00e9ration.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Dans ce domaine, l\u2019int\u00e9r\u00eat aussi pour les patients est de profiter en direct des derni\u00e8res avanc\u00e9es de la recherche men\u00e9e par la seule \u00e9quipe du CHU labellis\u00e9e CNRS (7348)\u00a0: Dactim-MIS (Data Analysis and Computation Through Imaging &amp; Modeling) math\u00e9matiques, images, sant\u00e9, \u00e9quipe du laboratoire de math\u00e9matiques et applications de l\u2019universit\u00e9 de Poitiers. Celui-ci, dont le professeur Guillevin assure la co-direction, s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019extraction et la mod\u00e9lisation math\u00e9matique de param\u00e8tres issus de l\u2019imagerie m\u00e9dicale. &#8220;Nous exploitons les syst\u00e8mes d\u2019imagerie afin de mettre en place des applications qui permettent de mieux guider et de mieux adapter les traitements anticanc\u00e9reux. Les param\u00e8tres issus de l\u2019IRM (flux sanguin, quantification des m\u00e9tabolites, lactate, ATP, choline, etc.) servent \u00e0 alimenter des mod\u00e8les math\u00e9matiques dans le but de pr\u00e9dire le fonctionnement et, par extension, le d\u00e9veloppement de la tumeur mais aussi la r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique \u00e0 un traitement donn\u00e9.&#8221; Pour le moment, cette recherche profite aux l\u00e9sions tumorales c\u00e9r\u00e9brales &#8220;mais \u00e0 terme d\u2019autres cancers pourront \u00eatre concern\u00e9s comme ceux des reins, du foie ou de la prostate&#8221;.<\/p>\n<p>Cette structuration autour des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales donne un caract\u00e8re unique au CHU de Poitiers. &#8220;En effet, nous sommes le seul \u00e9tablissement en France \u00e0 disposer de cette combinaison compl\u00e8te\u00a0: une plateforme d\u2019imagerie de recherche \u00e0 haut champ connect\u00e9e au bloc op\u00e9ratoire o\u00f9 un neurochirurgien propose de la chirurgie \u00e9veill\u00e9e.&#8221; A c\u00f4t\u00e9 des traitements, \u00e0 proprement parler, l\u2019imagerie est aussi amen\u00e9e \u00e0 assurer la surveillance des cancers. &#8220;Elle donne des indications pr\u00e9cieuses sur la n\u00e9cessit\u00e9 de diminuer ou d\u2019augmenter le traitement &#8220;, souligne le Pr\u00a0Jean-Pierre Tasu. Aussi, dans ce souci d\u2019un meilleur suivi du patient, le CHU va se doter d\u2019un Tep-IRM, association d\u2019une Tep et d\u2019une IRM, qui permettra d\u2019acqu\u00e9rir au cours d\u2019un m\u00eame examen, et sur une seule s\u00e9ance, les donn\u00e9es morphologiques de l\u2019IRM et les informations fonctionnelles et m\u00e9taboliques des organes obtenues par la Tep. &#8220;Cet outil offrira une meilleure vision sur la caract\u00e9risation des cancers et favorisera une meilleure \u00e9valuation aux traitements.&#8221; Il aura aussi une vocation de recherche dans le cadre des cancers de la prostate, du foie et du cerveau par exemple.<\/p>\n<p>Des techniques de recours Le CHU a \u00e9galement d\u00e9velopp\u00e9 tr\u00e8s t\u00f4t des techniques de recours, comme la chimioth\u00e9rapie hyperthermie intrap\u00e9riton\u00e9ale (Chip) pour les personnes atteintes d\u2019un cancer digestif avec carcinose p\u00e9riton\u00e9ale. Ce qui lui permet aujourd\u2019hui, et ce depuis six mois, de proposer une alternative d\u00e9nomm\u00e9e Pipac (chimioth\u00e9rapie intrap\u00e9riton\u00e9ale pressuris\u00e9e par a\u00e9rosols) dans les cas trop \u00e9volu\u00e9s qui ne peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de la Chip.<\/p>\n<p>&#8220;Il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es, ce type de cancer de l\u2019appareil digestif \u00e9tait confront\u00e9 \u00e0 une impasse th\u00e9rapeutique, pr\u00e9cise le professeur Michel Carretier, chef de service de chirurgie visc\u00e9rale. Ni la chirurgie, ni la chimioth\u00e9rapie n\u2019apportaient une r\u00e9ponse convenable aux patients et leur survie ne d\u00e9passait pas quelques mois. Avec la Chip, elle atteint 5 ans dans 30\u00a0% des cas pour le colorectal.&#8221; Sa sp\u00e9cificit\u00e9 r\u00e9side dans la combinaison de l\u2019ablation compl\u00e8te des tissus tumoraux et de l\u2019application directe de la chimioth\u00e9rapie dans l\u2019abdomen du malade. &#8220;Cette administration, chauff\u00e9e \u00e0 43\u00b0C, avec une concentration 10\u00a0fois sup\u00e9rieure en chimioth\u00e9rapie qu\u2019une injection intraveineuse, permet d\u2019avoir un maximum d\u2019efficacit\u00e9 sans toxicit\u00e9. C\u2019est l\u2019action combin\u00e9e de la chaleur et de la chimioth\u00e9rapie qui d\u00e9truit les cellules canc\u00e9reuses microscopiques.&#8221;<\/p>\n<p>Jusqu\u2019alors ceux qui avaient une forme trop \u00e9volu\u00e9e avec la carcinose p\u00e9riton\u00e9ale tr\u00e8s \u00e9tendue ne pouvaient \u00eatre \u00e9ligibles \u00e0 la Chip. Depuis six mois, ils ont la possibilit\u00e9 d\u2019avoir recours \u00e0 une nouvelle technique, la Pipac. Actuellement seuls quelques centres en France la proposent. Mise en oeuvre par le docteur Thomas Courvoisier, cette technique innovante consiste \u00e0 vaporiser sous pression par laparoscopie (c\u0153lioscopie de l\u2019abdomen) de la chimioth\u00e9rapie directement dans la cavit\u00e9 p\u00e9riton\u00e9ale d\u2019un patient sous forme d\u2019a\u00e9rosol. En plus d\u2019agir au plus pr\u00e8s des tumeurs, cette technique permet une diffusion de la chimioth\u00e9rapie en profondeur dans le p\u00e9ritoine. Renouvel\u00e9e en moyenne trois fois, elle est entrecoup\u00e9e de s\u00e9ances de chimioth\u00e9rapie. Dans certains cas, elle fait diminuer la carcinose et permet ainsi de r\u00e9aliser une Chip.<\/p>\n<p>La chirurgie visc\u00e9rale a \u00e9galement d\u00e9velopp\u00e9, depuis un an, en coop\u00e9ration avec le service d\u2019urologie, une unit\u00e9 de canc\u00e9rologie pelvienne de recours dont le but est de proc\u00e9der \u00e0 l\u2019ablation des tr\u00e8s grosses tumeurs du rectum qui envahissent la vessie et\/ou l\u2019appareil urinaire.<\/p>\n<p>Autre organe, la prostate, autre technique, la curieth\u00e9rapie. Et notamment celle \u00e0 haut d\u00e9bit qui constitue une technique particuli\u00e8rement efficace dans la prise en charge du cancer de la prostate. Le CHU de Poitiers a, l\u00e0 aussi, tr\u00e8s t\u00f4t, fait le choix de s\u2019orienter, \u00e0 l\u2019initiative du docteur St\u00e9phane Gu\u00e9rif, oncologue radioth\u00e9rapeute, vers cette technique qui place aujourd\u2019hui l\u2019\u00e9tablissement comme deuxi\u00e8me centre en France en nombre de patients trait\u00e9s. En 2017, 367 ont \u00e9t\u00e9 pris en charge.<\/p>\n<table style=\"width: 100%; border-collapse: collapse; background-color: #f0f0f0;\" border=\"1\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\">\n<p><strong><a id=\"g\"><\/a>L\u2019activit\u00e9 de la canc\u00e9rologie en chiffres<\/strong><\/p>\n<p>&gt; 60\u00a0555 s\u00e9jours en 2017 (+ 4\u00a0%), soit 38\u00a0% de l\u2019activit\u00e9 du CHU de Poitiers qui se r\u00e9partissent de la fa\u00e7on suivante\u00a0: 9\u00a0141\u00a0s\u00e9jours en oncologie h\u00e9matologique\u00a0: 17\u00a0385\u00a0s\u00e9jours en oncologie m\u00e9dicale, 33 848 s\u00e9jours en oncologie radioth\u00e9rapeutique<br \/>\n&gt; 31\u00a0690\u00a0(+2\u00a0%) consultations, c\u2019est l\u2019activit\u00e9 du plateau de consultations, dont 29 977 consultations externes, soit\u00a0: 13\u00a0564\u00a0en oncologie m\u00e9dicale ; 8\u00a0372\u00a0en oncologie h\u00e9matologique ; 8\u00a0060\u00a0en oncologie radioth\u00e9rapique ; 241\u00a0en onco-g\u00e9riatrie<br \/>\n&gt; 34\u00a0allogreffes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es en 2017<br \/>\n&gt; 590\u00a0patients ont subi une curieth\u00e9rapie haut d\u00e9bit et 249 une curieth\u00e9rapie interstitielle<br \/>\n&gt; 50\u00a0240\u00a0pr\u00e9parations de chimioth\u00e9rapie en 2017 (environ 200\u00a0pr\u00e9parations par jour) r\u00e9alis\u00e9es dans l\u2019unit\u00e9 de reconstitution des chimioth\u00e9rapies de la pharmacie (+8\u00a0%)<br \/>\n&gt; 160\u00a0\u00e9tudes en essais cliniques (mol\u00e9cules injectables et per os)<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>La curieth\u00e9rapie \u00e0 haut d\u00e9bit de dose est une technique mini-invasive qui utilise une source radioactive circulant au contact ou au sein de la tumeur pour y d\u00e9livrer une forte dose d\u2019irradiation dans un volume-cible limit\u00e9. Sous contr\u00f4le d\u2019imagerie en temps r\u00e9el, elle utilise un robot qui pilote une source d\u2019iridium miniaturis\u00e9e dans les vecteurs pos\u00e9s de fa\u00e7on mini-invasive sous anesth\u00e9sie. &#8220;La curieth\u00e9rapie \u00e0 haut d\u00e9bit permet ainsi d\u2019envisager des irradiations beaucoup plus fortes dans la tumeur, multipli\u00e9es par deux, tout en \u00e9pargnant la partie saine de l\u2019organe et ceux \u00e0 proximit\u00e9.&#8221; Le CHU dispose d\u2019un plateau technique d\u00e9di\u00e9 o\u00f9 se d\u00e9roulent la pose des vecteurs sous imagerie multimodale 3D et les s\u00e9ances d\u2019irradiation. &#8220;La pr\u00e9cision de l\u2019escalade de doses augmente le contr\u00f4le local avec un gain potentiel en survie pour le patient par rapport \u00e0 une irradiation externe conventionnelle&#8221;, souligne le docteur Gu\u00e9rif. Depuis 2015, le service de curieth\u00e9rapie a valid\u00e9 cette approche en situation de rattrapage avec des r\u00e9sultats tr\u00e8s positifs. &#8220;En effet, aujourd\u2019hui nous avons des taux de r\u00e9cidive de seulement 2\u00a0%. L\u2019objectif est donc de proposer cette technique en premi\u00e8re intention et en ambulatoire pour le cancer de la prostate dans un premier temps et celui du sein dans un second temps.&#8221; Dans ce cadre, un projet d\u2019une unit\u00e9 de curieth\u00e9rapie ambulatoire devrait voir le jour en 2019, une premi\u00e8re en France. Ce qui se concr\u00e9tisera par la cr\u00e9ation d\u2019un deuxi\u00e8me bloc op\u00e9ratoire \u00e0 haut d\u00e9bit de dose et d\u2019un espace ambulatoire de cinq lits.<\/p>\n<p><strong><a id=\"h\"><\/a>A l\u2019\u00e8re des robots<\/strong><br \/>\nDans cette lutte contre les cancers, une autre avanc\u00e9e technologique a fait son apparition il y a peu\u00a0: les robots chirurgicaux. Moins invasifs et donc moins traumatisants, ils permettent une chirurgie plus fine qui ouvre de nouveaux horizons. &#8220;Face au cancer du poumon, la meilleure chance de gu\u00e9rison reste la chirurgie lorsque le cancer est localis\u00e9, pr\u00e9cise le professeur Christophe Jayle, chirurgien cardio-thoracique. Acte que nous r\u00e9alisons r\u00e9guli\u00e8rement en chirurgie thoracique pour les grosses tumeurs (plus de 3 cm). Mais, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la population des patients a compl\u00e8tement chang\u00e9 avec le tabagisme f\u00e9minin. On a vu une recrudescence du cancer des poumons chez la femme caract\u00e9ris\u00e9e par des petites tumeurs. Toute la probl\u00e9matique a \u00e9t\u00e9 de se demander comment op\u00e9rer dans les r\u00e8gles de l\u2019art en \u00e9tant le moins invasif possible\u00a0?&#8221; Le robot DaVinci<sup>\u00ae<\/sup>, acquis par le CHU en 2015, a permis d\u2019y r\u00e9pondre. Il est aussi b\u00e9n\u00e9fique pour les personnes fragiles, \u00e2g\u00e9es ou en insuffisance respiratoire. &#8220;Le grand int\u00e9r\u00eat de cette technologie de pointe est de ne pas ouvrir la cage thoracique du patient. Nous faisons seulement cinq trous entre les c\u00f4tes pour passer les bras munis des instruments et de la cam\u00e9ra. La chirurgie est plus fine, plus m\u00e9ticuleuse.&#8221; Autre int\u00e9r\u00eat et pas des moindres\u00a0: &#8220;Le patient a une r\u00e9duction consid\u00e9rable des douleurs post-op\u00e9ratoires et plus de la moiti\u00e9 de ceux op\u00e9r\u00e9s par cette technique sortent au deuxi\u00e8me jour.&#8221; La limite de la technique\u00a0: elle ne traite que les tumeurs de moins de 3 cm. A l\u2019heure actuelle, deux patients par semaine sont op\u00e9r\u00e9s via le robot DaVinci<sup>\u00ae<\/sup>, &#8220;ce qui ne repr\u00e9sente que 20\u00a0% des cancers du poumon. Car huit cancers sur dix sont \u00e0 des stades trop avanc\u00e9s pour avoir recours \u00e0 la chirurgie.&#8221; Le CHU est le seul \u00e9tablissement \u00e0 proposer cette technique en Nouvelle-Aquitaine.<\/p>\n<p>Une autre avanc\u00e9e est attendue dans les cancers du poumon, entre autres, avec l\u2019acquisition par l\u2019\u00e9tablissement du CyberKnife (voir encadr\u00e9). Cette nouvelle arme de radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique va permettre d\u2019irradier de fa\u00e7on tr\u00e8s pr\u00e9cise des nodules non op\u00e9rables.<\/p>\n<p>Le robot DaVinci<sup>\u00ae<\/sup> constitue \u00e9galement pour le service d\u2019urologie un apport essentiel dans la prise en charge des cancers de la prostate op\u00e9r\u00e9s le plus g\u00e9n\u00e9ralement en c\u0153lioscopie. &#8220;Cette technique de chirurgie mini-invasive offre un confort de travail incroyable, pr\u00e9cise le docteur Pierre Pillot, urologue, \u00e0 savoir une vision 3D et une manipulation qui retranscrit fid\u00e8lement les mouvements complexes des mains \u00e0 l\u2019aide de pinces articul\u00e9es et miniaturis\u00e9es. Elle nous permet d\u2019aller plus loin dans les dissections.&#8221; Des atouts qui ont permis d\u2019\u00e9tendre l\u2019activit\u00e9 sur de nouvelles indications notamment les cancers de la vessie, des reins ou encore des voies excr\u00e9trices sup\u00e9rieures urinaires difficilement envisageables en coelioscopie et qui \u00e9taient trait\u00e9es en chirurgie ouverte, donc beaucoup plus traumatisantes pour le corps du patient. Car c\u2019est aussi l\u2019atout majeur du robot DaVinci<sup>\u00ae<\/sup>\u00a0: en plus des incisions r\u00e9duites, cette technique permet une dur\u00e9e d\u2019hospitalisation diminu\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 une r\u00e9cup\u00e9ration physique plus rapide en raison de douleurs moins importantes qu\u2019en chirurgie ouverte.<\/p>\n<p>Le docteur Thomas Charles, chef du service d\u2019urologie, estime que cette technologie &#8220;a r\u00e9volutionn\u00e9 les pratiques dans le service. Une dynamique s\u2019est cr\u00e9\u00e9e autour de ce nouveau plateau technique. Aujourd\u2019hui, le service compte d\u2019ailleurs un des sept urologues en France effectuant la reconstruction de la vessie.&#8221; Avec l\u2019arriv\u00e9e du robot, le docteur Simon Bernardeau, urologue, r\u00e9alise en effet, depuis l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier, des cystectomies via le robot puis, \u00e0 partir de l\u2019intestin, fait une reconstruction v\u00e9sicale. &#8220;Chose quasi impossible en c\u0153lioscopie et les temps d\u2019hospitalisation sont divis\u00e9s par deux, pr\u00e9cise ce dernier. Gr\u00e2ce \u00e0 cette chirurgie mini-invasive, les r\u00e9percussions psychologiques sur le patient sont aussi limit\u00e9es car il n\u2019y a pas de modification de son sch\u00e9ma corporel (le patient n\u2019a pas de poche sur le ventre par o\u00f9 les urines s\u2019\u00e9coulent).&#8221; Un projet d\u2019acquisition d\u2019un second robot DaVinci<sup>\u00ae<\/sup> est actuellement en cours qui d\u00e9boucherait sur la cr\u00e9ation d\u2019une unit\u00e9 de chirurgie robotique. L\u2019objectif \u00e9tant de faire profiter de cette technologie \u00e0 d\u2019autres sp\u00e9cialit\u00e9s notamment pour le traitement des cancers colorectaux ou la chirurgie h\u00e9patique. En outre, cette unit\u00e9 encouragerait la formation des internes \u00e0 cette nouvelle technologie.<\/p>\n<p>Autant d\u2019avanc\u00e9es dans le diagnostic et le traitement des cancers qui aujourd\u2019hui s\u2019assoient sur une recherche particuli\u00e8rement foisonnante au sein de l\u2019\u00e9tablissement. &#8220;La recherche fondamentale s\u2019appuie sur plusieurs axes de d\u00e9veloppement qui sont les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales, les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales, l\u2019ADN tumoral circulant, les tumeurs digestives, notamment celles du pancr\u00e9as et du colon, l\u2019immunologie, l\u2019h\u00e9matologie dans le my\u00e9lome et la leuc\u00e9mie ou encore le m\u00e9dicament intelligent. Quant \u00e0 la recherche clinique, elle offre aujourd\u2019hui l\u2019opportunit\u00e9 aux patients de b\u00e9n\u00e9ficier tr\u00e8s t\u00f4t de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 de nouvelles mol\u00e9cules via les nombreux essais cliniques&#8221;, conclut le Pr\u00a0Jean- Marc Tourani.<\/p>\n<table style=\"width: 100%; border-collapse: collapse; background-color: #8d81ac;\" border=\"1\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\">\n<figure id=\"attachment_16557\" aria-describedby=\"caption-attachment-16557\" style=\"width: 400px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" class=\"zoom filet wp-image-16557\" src=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/cyberknife-chu-mag.jpg\" alt=\"Le Cyberknife \u00e0 l\u2019oeuvre au p\u00f4le r\u00e9gional de canc\u00e9rologie de Poitiers.\" width=\"400\" height=\"267\" srcset=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/cyberknife-chu-mag.jpg 800w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/cyberknife-chu-mag-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/cyberknife-chu-mag-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/cyberknife-chu-mag-130x87.jpg 130w, https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/cyberknife-chu-mag-550x366.jpg 550w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-16557\" class=\"wp-caption-text\">Le Cyberknife \u00e0 l\u2019oeuvre au p\u00f4le r\u00e9gional de canc\u00e9rologie de Poitiers.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong><a id=\"i\"><\/a>CyberKnife, un robot r\u00e9volutionnaire<\/strong><\/p>\n<p>Depuis d\u00e9but janvier, le CHU de Poitiers s\u2019est dot\u00e9 d\u2019une nouvelle arme th\u00e9rapeutique en direction des cancers (le tout premier dans un centre hospitalier public de la Nouvelle-Aquitaine) au nom tr\u00e8s \u00e9vocateur, CyberKnife.<\/p>\n<p>Cet appareil de radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique robotis\u00e9e permet de traiter les tumeurs d\u2019acc\u00e8s difficile non op\u00e9rables ou en impasse th\u00e9rapeutique avec une tr\u00e8s grande pr\u00e9cision tout en \u00e9pargnant les tissus sains entourant la tumeur. Le CyberKnife est un acc\u00e9l\u00e9rateur de particules miniaturis\u00e9, mont\u00e9 sur un bras robotique qui tourne autour du patient dans toutes les directions, associ\u00e9 \u00e0 un syst\u00e8me d\u2019imagerie embarqu\u00e9.<\/p>\n<p>&#8220;Le CyberKnife contr\u00f4le en temps r\u00e9el la position du patient durant le traitement et suit les mouvements des organes et de la tumeur li\u00e9s \u00e0 sa respiration en temps r\u00e9el pour adapter l\u2019irradiation, explique le Dr\u00a0Antoine Berger, radioth\u00e9rapeute, responsable de l\u2019\u00e9quipe de radioth\u00e9rapie. La principale diff\u00e9rence avec la radioth\u00e9rapie classique est li\u00e9e \u00e0 la tr\u00e8s grande pr\u00e9cision du traitement, qui permet d\u2019augmenter les doses par fraction sur des cibles bien pr\u00e9cises et de r\u00e9aliser des traitements \u201cradio-ablatifs\u201d, tout en limitant la dose re\u00e7ue par les organes sains entourant la tumeur. Ces fortes doses permettent aussi de diminuer significativement le nombre de s\u00e9ances n\u00e9cessaires.&#8221;<\/p>\n<p>A l\u2019heure actuelle, les principales indications concernent les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales, les m\u00e9tastases osseuses de la colonne vert\u00e9brale, le cancer du poumon et les tumeurs h\u00e9patiques. La m\u00e9thode a toutefois ses limites\u00a0: &#8220;Elle est adapt\u00e9e \u00e0 des tumeurs d\u2019une taille maximale de 6 \u00e0 8\u00a0cm.&#8221;<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><a href=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/N%C2%B076-CHU-Magazine.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Dossier issu du CHU magazine n\u00b076.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le p\u00f4le r\u00e9gional de canc\u00e9rologie du CHU de Poitiers, centre de recours pour la prise en charge des cancers, s\u2019appuie sur les avanc\u00e9es de la recherche\u2026","protected":false},"author":1,"featured_media":14881,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[33],"tags":[],"class_list":["post-16552","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cancerologie"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v28.6 - 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