{"version":"1.0","provider_name":"Site du CHU de Poitiers","provider_url":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/","author_name":"ChuPoitiers","author_url":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/author\/admin\/","title":"Regard m\u00e9dical : J\u00e9r\u00f4me Cochereau, neurochirurgien - Site du CHU de Poitiers","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"3umnQAaV2I\"><a href=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/regard-medical-jerome-cochereau-neurochirurgien\/\">Regard m\u00e9dical : J\u00e9r\u00f4me Cochereau, neurochirurgien<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/en\/regard-medical-jerome-cochereau-neurochirurgien\/embed\/#?secret=3umnQAaV2I\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;Regard m\u00e9dical : J\u00e9r\u00f4me Cochereau, neurochirurgien&#8221; &#8212; Site du CHU de Poitiers\" data-secret=\"3umnQAaV2I\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script>\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/www.chu-poitiers.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/cochereau_jerome2.jpg","thumbnail_width":1072,"thumbnail_height":802,"description":"Le docteur J\u00e9r\u00f4me Cochereau est chef de clinique dans le service de neurochirurgie au centre hospitalier universitaire de Poitiers. Il d\u00e9bute ses \u00e9tudes de m\u00e9decine \u00e0 Tours entre 2004 et 2010. Il part ensuite \u00e0 Montpellier pour son internat et son ann\u00e9e recherche. En novembre 2018, le Dr J\u00e9r\u00f4me Cochereau rejoint le service du Pr Michel Wager, qui d\u00e9veloppe la chirurgie \u00e9veill\u00e9e des gliomes \u00e0 Poitiers depuis plus de dix ans, afin de poursuivre et renforcer cette activit\u00e9. Dr Cochereau, votre travail porte sur la chirurgie des gliomes, des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales infiltrantes qui touchent les sujets jeunes. Quels sont les moyens dont nous disposons pour traiter cette pathologie ? La chirurgie est le premier traitement et permet de diff\u00e9rer au maximum la chimioth\u00e9rapie et la radioth\u00e9rapie. Tout d\u00e9pend du grade de la tumeur et du volume restant apr\u00e8s la chirurgie, notre objectif \u00e9tant d\u2019en enlever le maximum. Mais dans le cas des gliomes, cela revient \u00e0 r\u00e9s\u00e9quer une partie du cerveau car celui-ci est infiltr\u00e9 par les cellules tumorales, d\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat de la chirurgie en condition \u00e9veill\u00e9e qui permet de v\u00e9rifier en permanence que notre geste n\u2019alt\u00e8re pas \u00a0d\u00e9finitivement les capacit\u00e9s neurologiques du patient. En quoi consiste la chirurgie \u00e9veill\u00e9e ? C\u2019est une m\u00e9thode que j\u2019ai apprise \u00e0 Montpellier aupr\u00e8s du Pr Hugues Duffau qui en a fait une technique de r\u00e9f\u00e9rence . Elle a r\u00e9volutionn\u00e9 la prise en charge des gliomes en augmentant l\u2019\u00e9tendue de r\u00e9section, limitant ainsi leur progression, tout en diminuant largement le risque de s\u00e9quelles. Pour cela, nous ouvrons la bo\u00eete cr\u00e2nienne alors que le patient est endormi, puis nous le r\u00e9veillons lorsque le cerveau est expos\u00e9. La surface du cr\u00e2ne aura \u00e9t\u00e9 anesth\u00e9si\u00e9e au pr\u00e9alable rendant la chirurgie indolore car le cerveau quant \u00e0 lui ne ressent pas la douleur. Nous demandons au patient d\u2019effectuer des exercices, qui d\u00e9pendent de la zone touch\u00e9e ( langage, motricit\u00e9\u2026), en m\u00eame temps que l\u2019on retire la tumeur. Nous stimulons le cerveau au moyen d\u2019une \u00e9lectrode qui va mimer l\u2019effet produit par la r\u00e9section et c\u2019est le patient nous indiquera si nous pouvons enlever la zone test\u00e9e sans danger. Cela demande aux patients des efforts importants mais gr\u00e2ce \u00e0 leur participation, dans les meilleurs cas, certains patients op\u00e9r\u00e9s depuis 20 ans n\u2019ont toujours pas eu besoin de traitement compl\u00e9mentaire et m\u00e8nent une vie parfaitement normale. Le fait d\u2019enlever une partie du cerveau ne d\u00e9t\u00e9riore-t-il pas les capacit\u00e9s des patients ? Non\u00a0! Et c\u2019est d\u2019ailleurs un sujet sur lequel je travaille gr\u00e2ce \u00e0 ma th\u00e8se de sciences qui porte sur la plasticit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale. \u00c0 l\u2019image du cerveau de l\u2019enfant, notre cerveau d\u2019adulte conserve d\u2019importantes capacit\u00e9s \u00e0 s\u2019adapter et \u00e0 se reconfigurer. En pr\u00e9sence d\u2019une tumeur qui va progressivement l\u2019infiltrer et g\u00eaner une partie de son fonctionnement, des zones saines vont prendre le relai et permettre de maintenir une activit\u00e9 normale. De ce fait, m\u00eame pour des tumeurs diagnostiqu\u00e9es tardivement dont le volume est parfois tr\u00e8s important, la plasticit\u00e9 rend possible la r\u00e9section de plusieurs zones sans entra\u00eener de d\u00e9t\u00e9rioration neurologique. Elle permet \u00e9galement aux patients, qui ont r\u00e9guli\u00e8rement une aggravation de leurs troubles en post-op\u00e9ratoire, de r\u00e9cup\u00e9rer int\u00e9gralement au moyen d\u2019une r\u00e9\u00e9ducation bien conduite. \u00a0 Quelles sont vos ambitions pour l\u2019avenir\u00a0? Nous voudrions d\u00e9velopper des outils nous permettant d\u2019\u00e9valuer de fa\u00e7on pr\u00e9cise les capacit\u00e9s de plasticit\u00e9 de chaque patient afin de d\u00e9terminer les marges de r\u00e9section que nous pouvons esp\u00e9rer et ainsi retirer plus de tumeur, tout en permettant aux patients de continuer \u00e0 mener une vie normale."}