Pathologies et prises en charge

PRÉSENTATION DU SERVICE DE NEUROPHYSIOLOGIE CLINIQUE

Le service de neurophysiologie clinique assure l’exploration du système nerveux avec une orientation plus forte vers le système nerveux central.
Les examens sont faits chez des patients hospitalisés ou venant en externe.

SommeilLes principaux examens effectués sont :

  • l’electroencéphalogramme, principalement dans le cadre du diagnostic et du suivi de l’épilepsie et pour apprécier le fonctionnement global du cerveau pour des patients hospitalisés pour coma, traumatisme crânien grave, encéphalite…;
  • les potentiels évoqués auditifs pour explorer les voies auditives ;
  • les potentiels évoqués somesthésiques destinés à explorer les voies de la sensibilité ;
  • l’exploration électrophysiologique des voies visuelles par les potentiels évoqués visuels, l’électrorétinographie et l’électrooculographie.

Sommeil1Le service intervient dans la surveillance au bloc opératoire des interventions pour scoliose et assure l’électrophysiologie dans le cadre de la stimulation cérébrale profonde (en particulier pour la maladie de Parkinson).

Des consultations de neuropédiatrie et d’épileptologie (enfants et adultes) sont également assurées.

 

LE CENTRE RÉGIONAL DES PATHOLOGIES DU SOMMEIL

Qu’est-ce que le centre régional des pathologies du sommeil ?

Le centre régional des pathologies du sommeil Poitou-charentes, agréé par la Société française de recherche sur le sommeil,  existe depuis 1988. Ce centre est l’un des tout premiers en France a avoir considéré le sommeil comme une activité transversale pluridisciplinaire (1).

Le centre régional des pathologies du sommeil assure le diagnostic et la prise en charge de l’ensemble des troubles du sommeil de l’enfant et de l’adulte. Son objectif est de détecter et de comprendre les troubles du sommeil afin d’apporter des solutions thérapeutiques adaptées.

Le centre est composé de 6 chambres fonctionnant 3 ou 4 nuits par semaine. Il est centre de compétence pour les hypersomnies.

La transversalité pluridisciplinaire est indispensable dans la mesure où les troubles du sommeil ont des origines très diverses. Elle permet de mieux identifier chez les patients ces troubles et de proposer une prise en charge thérapeutique adaptée. En effet, selon les indications du patient, un des spécialistes procède à une consultation qui va permettre d’apprécier le trouble. Au terme de la consultation, soit le diagnostic est fait et un traitement peut être donné, soit il faut s’aider d’une exploration du sommeil (polygraphie, polysomnographie, actimétrie) faite au centre ou en externe.Sommeil 2

Des consultations sont plus spécifiquement dédiées aux troubles respiratoires du sommeil, aux hypersonmies, aux troubles du sommeil de l’enfant et à l’insomnie.

Des tests spécifiques sont faits le jour pour explorer la somnolence (test itératif des latences d’endormissement) ou la capacité à rester bien éveillé (test de maintien de l’éveil).

Le centre régional des pathologies du sommeil assure également les explorations par vidéo-EEG dans le cadre des pathologies épileptiques et des agitations nocturnes.

(1) Consultations pluridisciplinaires avec des pneumologues, neurologues, neuropédiatres, psychiatres, médecins du travail et médecins du sommeil.

Le centre régional des pathologies du sommeil est situé 3e étage de René Beauchant, sur le site de la Milétrie. Les consultations sommeil ont lieu au niveau -2 de Jean Bernard.

Vous pouvez joindre le secrétariat du centre régional des pathologies du sommeil au 05 49 44 34 56, de 8 h 15 à 16 h 30.

 

Les principaux troubles traités

Dans certains cas, les troubles du sommeil sont liés à des pathologies organiques qui ne peuvent être décelées que par des enregistrements polysomnographiques. Il s’agit d’un enregistrement du sommeil au cours de la nuit ou d’une nuit et d’une journée. Des électrodes reliées à un dispositif d’amplification sont appliquées sur le patient pour recueillir l’activité électrique émise par le cerveau et enregistrer les rythmes cardiaques et respiratoires.

On peut aussi être amené à faire des enregistrements vidéo pour voir s’il n’y a pas de mouvements anormaux dans la nuit. Ces enregistrements sont réalisés pour confirmer une suspicion de diagnostic ou déceler une insomnie dont on n’a pas idée. Dans la grande majorité des cas, les enregistrements concernent les apnées du sommeil. Ce syndrome, qui touche 7 % de la population, se traduit par des arrêts respiratoires à répétition, avec pour conséquence un sommeil  fragmenté et une somnolence diurne. Ce trouble peut avoir des effets plus ou moins graves sur la santé du patient car il génère des complications cardiovasculaires ou  encore de l’hypertension artérielle.

La narcolepsie, autre trouble, nécessite aussi des enregistrements car le patient n’a bien souvent pas conscience de sa maladie. Elle se caractérise par des accès de sommeil irrésistibles pendant la journée.

IMontre sommeill y a également les troubles liés au syndrome des jambes sans repos. Le patient a des impatiences dans les membres inférieurs qui se traduisent la nuit par des mouvements périodiques, pour calmer la douleur, et qui empêchent le patient d’entrer en sommeil profond.

Puis, il y a toutes les insomnies d’ordre physiologique qui ne nécessitent pas une exploration du sommeil.

Lors de consultations, nous effectuons des interrogatoires et un bilan du sommeil sur plusieurs semaines pour essayer de détecter la cause de l’insomnie. Celle-ci peut être liée à l’anxiété, à un événement survenu dans la vie du patient, à un décalage des horaires, etc.

Les traitements disponibles

Le centre régional des pathologies du sommeil a aujourd’hui une palette assez large de traitements qui peuvent être  préconisés par les différents spécialistes suivant la pathologie du patient. Cela va du masque à pression positive en passant par les hypnotiques, l’intervention chirurgicale, jusqu’aux thérapies comportementales.

La prise en charge thérapeutique est difficile à mettre en oeuvre car chaque cas a son traitement spécifique. Plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sont parfois nécessaires avant de confirmer ou de faire évoluer le traitement.