Pôle de Montmorillon : un nouveau centre médico-chirurgical

Futur centre médico-chirurgical du pôle Montmorillon du CHU de Poitiers. © Chabanne + Partenaires

Afin d’offrir des conditions de prises en charge optimales des patients, de conforter sa mission de médecine de proximité et d’attirer professionnels et patients, le pôle de Montmorillon va se doter d’un nouveau centre médico-chirurgical. Ouverture programmée fin 2019.

Un bâtiment unique, lumineux et moderne, de 7 750 m2, sur trois niveaux, dédié au court séjour. Le futur centre médico-chirurgical du pôle de Montmorillon, signé du cabinet Chabanne, allie fonctionnalité et esthétisme, s’intégrant parfaitement dans la ligne architecturale existante et assurant la liaison avec les deux Ehpad de l’établissement grâce à la création d’une passerelle.

Après la fusion avec le CHU de Poitiers en janvier 2016, ce projet d’ampleur marque une nouvelle étape déterminante dans l’histoire de cet hôpital ancré dans un territoire rural au bassin de population étendu. « Devenir le onzième pôle du CHU de Poitiers nous a permis de conforter la ressource médicale sur le site de Montmorillon et nous a donné la sécurité financière pour engager cette reconstruction, qui s’inscrit dans la dynamique architecturale conduite par le CHU », rappelle Cécile Beneux, directeur référent du pôle Montmorillon.

Le nouveau bâtiment permettra de répondre aux problématiques en termes de plateau technique, de conditions hôtelières mais également de fonctionnalité, en regroupant l’ensemble du plateau de consultations notamment. « Aujourd’hui, le pôle de Montmorillon dispose d’un bloc opératoire de trois salles, aux normes mais peu fonctionnel. Peu de chambres d’hospitalisation sont individuelles et elles ne disposent pas de douche, constate le Dr Anne Keller, chef de pôle. Ce nouveau bâtiment va permettre d’améliorer les conditions de prise en charge des patients. Il marque la pérennité de l’activité chirurgicale et le développement de l’offre de soins de l’établissement.  »

Des conditions d’accueil optimisées
Concrètement, le futur bâtiment médico-chirurgical comprendra trois niveaux. En rez-de-jardin, seront installés les locaux techniques ainsi que les bureaux administratifs et tertiaires. Le rez-de-chaussée accueillera les consultations, l’hôpital de jour, le bloc opératoire et l’unité de chirurgie ambulatoire. Une attention particulière est portée aux flux, « très bien pensés », avec des circuits séparés entre malades couchés et visiteurs externes. Autre point fort : les consultations sont regroupées sur un seul site. « C’est une nouvelle porte d’entrée sur l’hôpital pour le patient, un gage de lisibilité du parcours », note Cécile Beneux. Là encore, la proximité avec le service de radiologie permettra une « circulation fluidifiée ». Le premier étage est dédié à l’hospitalisation, avec un volant de 40 à 45 lits, modulable en fonction des besoins « afin d’assurer le suivi des patients autant que possible à Montmorillon », relève le Dr Keller. Des patios et des salles de repos pour le personnel viennent compléter l’ensemble.

Futur centre médico-chirurgical du pôle Montmorillon du CHU de Poitiers.
Futur centre médico-chirurgical du pôle Montmorillon du CHU de Poitiers. © Chabanne + Partenaires

L’adaptabilité est un élément essentiel du futur bâtiment médico-chirurgical. « Un parti pris fort dans le projet architectural est sa modularité. Cette organisation sur un espace très cohérent nous permettra d’être souple et réactif et de faire face aux évolutions de prises en charge dans l’hôpital de demain », souligne Cécile Beneux. « Cette structure ergonomique, agréable, est également un élément d’attractivité pour les médecins, tout comme le fait d’être adossé au CHU », met en avant le Dr Keller. Du côté des équipes soignantes, le projet fait l’unanimité, « tant sur les conditions d’accueil des patients que sur celles d’exercice des soignants », indique Florence Loger, cadre supérieur de santé du pôle de Montmorillon.

D’un budget de 20 M€, l’opération s’accompagne également d’un investissement en matériel. L’ensemble du projet bénéficie de l’expertise technique des ingénieurs travaux et biomédicaux du CHU de Poitiers, ainsi que de personnes ressources sur la logistique, les achats, l’hygiène…

Après l’ouverture de ce nouveau bâtiment, une seconde tranche de travaux débutera alors avec la restructuration des urgences. Service central de l’hôpital de Montmorillon, les urgences voient leur activité augmenter régulièrement chaque année. En 2016, 8 900 passages y ont été comptabilisés. Ce secteur restreint en termes d’espace nécessite aujourd’hui une réhabilitation et une réorganisation. L’unité de surveillance continue et l’unité d’hospitalisation de courte durée seront installées dans les locaux laissés vacants par le déménagement du bloc opératoire.

Déménagements et continuité des soins
Comme l’actuel bâtiment de chirurgie va être entièrement démoli, une réorganisation transitoire a été élaborée. « Le calendrier est très contraint. La première phase consiste, pour la fin du mois de juin, à relocaliser les 14 lits du service de chirurgie, la chirurgie ambulatoire, les consultations, l’hôpital de jour et plusieurs bureaux et salles de formation », détaille Cécile Beneux. Les patients de chirurgie seront transférés dans une aile neuve de l’Ehpad Les Magnolias, à proximité du bloc opératoire qui reste, bien entendu, ouvert. Tout comme les consultations, installées désormais en rez-de-chaussée de l’Ehpad Les Marronniers. Le laboratoire, la pharmacie et l’HAD du pôle vont également être transférés en rez-de-jardin de l’Ehpad.

Les phases préparatoires aux travaux démarrent cet été. La démolition est programmée à la fin de l’année. Les travaux débuteront en février 2018 pour dix-huit mois. L’ouverture du nouveau bâtiment médico-chirurgical est prévue fin 2019. « Avec ce bâtiment, le pôle de Montmorillon conforte encore davantage son rôle de relais entre la ville et le CHU de Poitiers, avec des interconnexions tant avec les médecins libéraux qu’avec les praticiens du CHU. Notre identité, c’est une activité médicale au plus près du patient, avec la qualité et la proximité comme maîtres-mots », appuie le Dr Keller.