LES SOINS

L’ENVIRONNEMENT

La région Nouvelle-Aquitaine compte 5,9 millions d’habitants, en 2016. Au sein de cette région, le Poitou-Charentes compte 1,8 millions habitants, ce qui représente 3% de la population française. Par rapport au recensement de 1999, le Poitou-Charentes et la France métropolitaine ont vu leur population augmenter de 5%. Cette croissance s’explique par un excédent migratoire permettant aux naissances et aux décès de s’équilibrer.

En Poitou-Charentes, la proportion des moins de 20 ans est inférieure à celle de la France métropolitaine. Il en est de même pour  les 20-64 ans. En revanche, la part des 65 ans et plus est plus élevée dans la région pour les deux sexes.

En 2018, l’espérance de vie à la naissance en Nouvelle-Aquitaine atteint 85,3 ans chez les femmes et 79,5 ans chez les hommes.

Sur la période 2005-2014, 58 171 décès ont lieu chaque année en moyenne en Nouvelle-Aquitaine.

  • Plus d’un décès sur quatre survenus durant la période 2005-2014 en Nouvelle-Aquitaine est un décès par cancer. Le taux standardisé de mortalité par cancer s’élève à 250 décès pour 100 000 habitants, soit un taux inférieur à celui observé au niveau national (255).
  • Avec 16 633 décès par maladies cardiovasculaires chaque année en moyenne en Nouvelle-Aquitaine, la région possède un taux standardisé de mortalité de 257 décès pour 100 000 habitants.
  • On relève 3 563 décès par maladies respiratoires chaque année en moyenne en Nouvelle-Aquitaine sur la période 2005-2014, avec un taux standardisé de mortalité de 55 décès pour 100 000 habitants.

Ces points sont les trois principales causes médicales de décès.

Le centre hospitalier universitaire de Poitiers est l’établissement de soins de référence à vocation régionale. Ses missions sont confortées dans un schéma régional d’organisation sanitaire. Ce schéma se décline selon des priorités parmi lesquelles :

  • une meilleure évaluation des besoins de santé ;
  • une plus grande prise en compte de la dimension territoriale ;
  • une association plus étroite des établissements, des professionnels, des élus et des usagers ;
  • une véritable animation de leur mise en oeuvre au sein de chaque territoire de santé.

Source : « Atlas de la Santé Nouvelle-Aquitaine 2018 » – Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine et Insee.

LES SOINS

Le centre hospitalier universitaire de Poitiers compte plus de 1 900 lits et places, répartis sur trois sites : l’hôpital de la Milétrie, le site de Lusignan et celui de Montmorillon.

Consultez notre livret des chiffres clés 2018.

Le CHU de Poitiers, mission de proximité

Le CHU de Poitiers assure une mission de proximité pour les 192 000 habitants de la communauté d’agglomération de Poitiers. Cette mission consiste à offrir une filière complète de prise en charge : court séjour, soins de suite, rééducation et soins de longue durée.

Le CHU de Poitiers, mission d’appel régional et de recours

Le centre hospitalier universitaire de Poitiers exerce une mission d’appel régional et de recours pour les 436 000 habitants de la Vienne et les 1 800 000 habitants du Poitou-Charentes. Ce recours s’applique notamment en cardiologie, en cancérologie, en gériatrie, en neurochirurgie, en pédiatrie, en biologie et en imagerie.

Ces activités font aussi l’objet de coopérations interrégionales, en partenariat avec les autres hôpitaux universitaires du grand Ouest.

Le projet d’établissement 2019-2023 affiche résolument l’engagement du CHU en faveur de l’excellence, à travers l’identification de pôles cliniques considérés comme porteurs d’un potentiel de développement, en termes de capacité de réponse à des enjeux de santé publique, d’offre de soins et de thérapeutique, d’innovation, de recherche fondamentale et clinique.

Les dates à retenir

En 2010, le CHU de Poitiers a inauguré le premier « bloc opératoire intégré » de dernière génération. Un bloc opératoire intégré vise à répondre aux nouveaux enjeux de santé et de pratique médicale. Il permet la mise en œuvre des nouvelles modalités de prise en charge des patients et procure aux équipes chirurgicales une efficience technique et une sécurité des soins idéales.

En 2010, le CHU de Poitiers a par ailleurs doublé la capacité d’accueil de l’unité de chirurgie ambulatoire, en passant de 15 à 30 places.

En mai 2011, le transfert de l’activité médicale de gériatrie sur le site de la Milétrie a tourné une page importante de l’Histoire du site de Louis-Pasteur. Ce dernier a en effet abandonné son statut hospitalier dans le but de devenir un quartier ordinaire au cœur de la ville. Cette réorganisation de la filière gériatrique a abouti à la constitution du pôle gériatrie en début d’année d’année 2011. Cette antenne agit en tant que pôle de référence du CHU et regroupe l’ensemble des unités gériatriques de court séjour, soins de suite et soins de longue durée sur le site de la Milétrie. Le pôle bénéficie d’un emplacement optimal puisqu’il se situe à proximité du plateau médico-technique du CHU, dans les bâtiments Maurice-Salles, Camille-Claudel et Aristide-Maillol. Ce dernier édifice offre une capacité de 141 lits, dédiés à la prise en charge exclusive des malades «hospitalo-réquérants» ou atteints de la maladie d’Alzheimer ou de maladies neuro-dégénératives.

Une unité de soins et d’accueil des sourds s’est par ailleurs ouverte en 2011. L’accès direct aux soins et la qualité de compréhension du patient sourd envers sa problématique de santé sont les objectifs prioritaires affichés de cette unité. Grâce à celle-ci, les personnes sourdes bénéficient désormais d’écoute et d’échanges avant, pendant et après leur consultation ou lors de leur hospitalisation. Cette prestation est possible avec l’aide d’une équipe soignante accompagnée d’un médiateur de communication formé à la pratique de la langue des signes française (LSF). Le niveau de ces échanges permet d’évaluer de façon plus optimale le contenu précis des choix thérapeutiques et de s’assurer du consentement éclairé du patient sourd.

Après la mise en service fin 2011 de l’IRM 3 Tesla, le CHU de Poitiers va s’équiper en octobre 2019 d’une IRM 7 Tesla. Cette dernière sera mise en service en novembre 2019 dans un bâtiment dédié, accolé à Jean-Bernard.  Poitiers sera le premier établissement de France à utiliser cet équipement à des fins cliniques. En effet, le CHU de Marseille et le centre Paris-Saclay utilisent déjà l’IRM 7 Tesla, mais uniquement dans le cadre de la recherche fondamentale. L’imagerie 7 Tesla améliore de façon très sensible les images et de dispose de séquences plus performantes. Ces performances sont particulièrement utiles dans certains cadres :

  • le diagnostic des maladies neurodégénératives (Alzheimer, sclérose en plaques…) ;
  • le diagnostic précoce des accidents vasculaires ischémiques, la perfusion, la diffusion ;
  • l’imagerie fonctionnelle d’activation cérébrale ;
  • la prise en charge des tumeurs cérébrales ;
  • la spectroscopie ;
  • la physiologie
  • la tractographie.

L’acquisition de l’IRM 7 Tesla a généré la création d’un laboratoire commun, I3M qui regroupe des radiologues et des mathématiciens. Cette entité est co-dirigée par le CHU de Poitiers, l’université de Poitiers et Siemens Heathineers.

En novembre 2012, le CHU de Poitiers a ouvert sa nouvelle pharmacie, sur le site de la Milétrie. Celle-ci assure une qualité, une traçabilité et une sécurité des produits pharmaceutiques dispensés, avec une nouvelle organisation des professionnels de la pharmacie tournée vers les services de soins.  Les nouveaux équipements de stockage, de conservation, de préparation et de distribution sont plus dynamiques avec une mécanisation (convoyeurs, stockeurs), voire une automatisation.

En septembre 2014, la nouvelle Maison des familles a ouvert ses portes sur le site de la Milétrie. Parce que chacun peut être concerné un jour, et parce que l’argent ne doit pas être un obstacle à l’accompagnement d’un enfant ou conjoint hospitalisé, l’association La Maison des familles accueille depuis 1997, les personnes qui habitent loin de Poitiers et qui souhaitent rester auprès de leur enfant, conjoint ou ami hospitalisé au CHU de Poitiers, établissement régional de recours. La nouvelle maison dispose de 29 chambres et studios équipés et accessibles 7j/7. Tout y est prévu pour renforcer le lien avec les services de soins, offrir réconfort et détente, et ainsi permettre de mieux vivre des moments difficiles et éprouvants.

En janvier 2017, le centre régional cardiovasculaire a été inauguré par le président de la République, François Hollande et la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Avec le centre régional cardiovasculaire, le CHU de Poitiers engage une démarche innovante : regrouper autour des pathologies cardiovasculaires toutes les compétences humaines et techniques en cardiologie, neurovasculaire, imagerie, urgences et réanimation, afin de proposer une prise en charge globale et rapide des patients. Il garantit aux patients une approche complète dans le traitement de leur maladie, aussi bien dans les soins urgents que dans la prise en charge à plus long terme des facteurs de risques. Il consolide la dimension régionale du CHU dans le domaine des soins, de l’enseignement et de la recherche.

En mars 2018, le pôle régional de cancérologie accueille en son sein un nouvel équipement de radiothérapie, le Cyberknife. Il s’agit d’un système de radio-chirurgie stéréotaxique robotisé qui traite des tumeurs soit-disant inaccessibles, en les ciblant avec une grande précision tout en épargnant les tissus sains environnant. A la différence de la radiothérapie classique qui s’appuie sur de multiples séances à faible dose, la précision infra millimétrique de cet accélérateur de particules augmente significativement la dose administrée par séance de traitement et ainsi d’en réduire le nombre. Le Cyberknife est une révolution technologique qui peut être une alternative à la chirurgie ou à la radiothérapie pour certaines lésions.

En octobre 2018, le centre hospitalier universitaire de Poitiers a affiché ses ambitions novatrices en ouvrant son centre d’explorations et thérapeutiques interventionnelles. Les services d’hépato-gastro-entérologie, pneumologie, ophtalmologie, dermatologie, urologie et gynécologie, pour ne citer qu’eux, ont intégré le rez-de-chaussée de Jean-Bernard, sur le site de la Milétrie.

En décembre 2018, la Villa Santé, première maison de santé publique de France, a ouvert ses portes sur le site de la Milétrie. Cette maison, ouverte à tout le monde, a pour but de promouvoir la prévention en santé et permettre, en particulier pour les malades chroniques, de mieux vivre leur quotidien avec la maladie. L’enjeu dont se saisit le CHU de Poitiers, avec ses partenaires, est d’agir plus fortement sur les causes des maladies et non plus seulement sur leurs effets. Il s’agit à la fois de prévenir l’apparition des maladies lorsqu’elles sont évitables et de permettre aux individus atteints de maladies chroniques et à leurs proches de vivre au mieux au quotidien.

En janvier 2019, le premier niveau de Jean-Bernard a ouvert trois de ses quatre ailes. Un hôpital de jour, un plateau de consultation et un centre d’allergologie y ont été déplacés. La particularité de ce plateau est l’innovation architecturale et la mutualisation des spécialités médicales en un même lieu pour une prise en charge facilitée.

La Vienne, un territoire

Le territoire est une notion importante car tout le monde doit avoir un accès aux soins de proximité. Le CHU de Poitiers s’engage dans cette optique et cela a débuté, en janvier 2013, par la fusion avec centre hospitalier de Lusignan, consolidant ainsi l’offre en soins de suite et réadaptation dans la Vienne. Le site de Lusignan est aujourd’hui intégré au pôle gériatrie.

Le CHU de Poitiers renouvelle cette démarche, en janvier 2016, par la fusion avec le centre hospitalier de Montmorillon. Ce dernier est, à ce jour, un pôle à part entière du CHU de Poitiers et répond aux besoins de la population du bassin montmorillonnais. Avec 276 lits et places (98 lits de court séjour et 178 lits de long séjour) et 430 employés, il se situe dans la moyenne des pôles du CHU. Un projet architecturale est, aujourd’hui, en cours de réalisation sur le site de Montmorillon. Il s’agit d’une construction d’un centre médico-chirurgical qui sera inauguré en 2020.

En juillet 2016, le groupement hospitalier de territoire (GHT) de la Vienne a été créé dans le cadre de la loi de modernisation de notre système de santé. Il est l’un des douze GHT que compte la Nouvelle-Aquitaine. Il associe le groupe hospitalier Nord-Vienne (Châtellerault et Loudun), les quatre établissements publics d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Les Capucines, Théodore Arnault, Les Châtaigniers et La Brunetterie), un établissement de soins de suite et de réadaptation (La Colline ensoleillée) et le CHU de Poitiers. Ce nouveau mode de coopération entre les établissements publics de santé a pour but de garantir à tous les patients un égal accès aux soins, quel que soit leur lieu de résidence dans le territoire et quel que soit l’établissement où ils s’adresseront en première instance.

En octobre 2018, le CHU de Poitiers et le Groupe hospitalier Nord-Vienne qui regroupe les sites de Châtellerault et de Loudun, ont signé un accord pour une direction commune.

La convention encadrant cette décision fixe trois objectifs :

    • Le développement de l’offre de soins sur les bassins du Châtelleraudais et du Loudunais,
    • Le retour à l’équilibre financier du groupe hospitalier Nord-Vienne,
  • La fusion entre les deux établissements dans un délai maximum de trois ans après la signature de la convention.

En amont de cette direction commune, les deux établissements de santé ont travaillé de concert sur le lancement du portail Hôpitaux86. Il s’agit d’une première expérience nationale de partage de données au sein du groupement hospitalier de territoire de la Vienne et avec la ville.

Concrètement, le portail Hôpitaux86 poursuit quatre objectifs :

  • Gérer l’identité du patient au niveau du groupement hospitalier de territoire,
  • Partager les données médicales entre CHU et groupe hospitalier Nord-Vienne,
  • Ouvrir les hôpitaux à la médecine de ville,
  • Ouvrir les hôpitaux aux patients.

Autour du patient, ce portail crée un lien entre établissements, ainsi qu’entre établissement, médecine de ville et patient. La maîtrise du parcours de soins est en effet indispensable à la bonne prise en charge du patient. Elle suppose que les hôpitaux facilitent à la médecine de ville l’accès au contenu du dossier médical. De même, le patient entend être de plus en plus acteur de sa prise en charge et doit pouvoir, à ce titre, avoir un accès plus simple aux données médicales qui le concernent.

En parallèle à ces axes de travail, le CHU de Poitiers a aussi mis en place le dossier médical partagé en partenariat avec la Caisse primaire d’assurance maladie de la Vienne, en novembre 2018. Le dossier médical partagé s’inscrit dans le cadre du plan du gouvernement « Ma Santé 2022 », en totale cohérence avec l’ambition d’un virage numérique du système de santé qui positionne le patient au cœur de l’organisation du système de soins. Carnet de santé numérique, le dossier médical partagé a pour objectif de collecter toutes informations médicales d’une personne pour permettre aux patients et aux professionnels de santé de disposer de la bonne information, au bon moment, pour mieux soigner.

L’alliance public et privé

Le CHU de Poitiers est un établissement public de santé qui a su s’ouvrir vers la ville. En effet, depuis 2015, le CHU collabore avec la médecine de ville, et particulièrement les radiologues libéraux, à travers un groupement d’intérêt économique (GIE) au sein du pôle de cancérologie.

Un centre d’imagerie en cancérologie, équipé d’un scanner 64 barrettes et d’une IRM 1,5 Tesla, a été intégré au pôle régional de cancérologie du CHU de Poitiers. Administré par un groupement d’intérêt économique (GIE) entre le CHU et la société scanner-IRM Poitou-Charentes, ces équipements de haute technologie, unique dans la région, viennent compléter le plateau technique du pôle régional de cancérologie, déjà équipé d’un scanner de simulation de radiothérapie et de deux TEP (GIE Positon Poitou-Charentes).

Avec cette offre de soins, rapide et sûre, le CHU répond à ses missions de proximité, de référence régionale, de recherche et de soins.