Episode 6 – Centre cardio-vasculaire : une chirurgie vasculaire ancrée dans la modernité

Le Dr Mathieu Desvergnes, chirurgien vasculaire au CHU de Poitiers

Les services de cardiologie, de chirurgie cardiaque et la réanimation cardio-thoracique ont quitté le pavillon René-Beauchant et la chirurgie vasculaire la tour Jean-Bernard pour le centre cardio-vasculaire durant la première quinzaine de janvier. Passer d’un bâtiment de moins de 9 000 m² à des locaux de 25 000 m² demande quelques adaptations, mais le défi a été brillamment relevé.

Pour le service de chirurgie vasculaire, le déménagement dans le centre cardio-vasculaire a été une vraie aubaine. Les bureaux des médecins, le plateau des consultations et les blocs opératoires étaient en effet auparavant dispersés à différents étages de Jean-Bernard. « Non seulement toutes les composantes du service sont désormais regroupées mais, en plus, nous bénéficions de la proximité avec les cardiologues, les angiologues et les différentes réanimations », indique le Dr Mathieu Desvergnes, chirurgien vasculaire. Mais ce ne sont là que quelques-uns des avantages qu’a répertorié le praticien hospitalier d’origine bordelaise, entré en tant qu’interne au CHU de Poitiers en 2008.

Car l’accent a aussi été mis sur les conditions de travail et la qualité du matériel médical, notamment celui de la salle hybride, qui associe un bloc opératoire à des techniques d’imagerie interventionnelle de haute qualité. « Nous avons été associés au choix du matériel de la salle hybride, explique le Dr Desvergnes. Avec mes collègues, nous avons accompagné Aurélie Supiot, ingénieure dans le service biomédical du CHU, dans quatre hôpitaux équipés de matériel de marques différentes. Nous avons ainsi pu voir tous les modèles existants, trouver un consensus entre chirurgiens et donner une recommandation d’achat. » Une préconisation suivie par le CHU.

Moins d’irradiation pour le personnel et le patient
C’est donc le matériel du constructeur Philips qui équipe la salle hybride. « Cette technologie permet de remplacer les amplificateurs de brillance, de grosse machine difficile à déplacer et peu ergonomique, ajoute le chirurgien.  Nous pouvons désormais réaliser des opérations plus complexes, dans un environnement spacieux, moderne et high-tech. De plus, le niveau d’irradiation est bien plus faible pour le personnel du bloc opératoire ainsi que pour le patient, c’est une salle où l’on est protégé. Enfin, grâce à la fusion d’images, nous utilisons les scanners des patients faits au préalable, ce qui diminue les injections de produits de contraste et le taux d’irradiation. »

Des avantages notables pour des patients majoritairement âgés de plus de 60 ans et devant subir des interventions parfois lourdes. Car dans ce service, les chirurgiens pratiquent notamment des revascularisations des membres inférieures par pose de stents, réalisent des pontages et mettent en place des endoprothèses aortiques pour traiter les anévrismes de l’aorte. Si certaines opérations se déroulent en ambulatoire, d’autres nécessitent d’être hospitalisé plusieurs jours dans un des 26 lits que partagent le service de chirurgie vasculaire avec celui de chirurgie cardio-thoracique. « Les chambres sont grandes, avec beaucoup de chambres individuelles, précise le Dr Desvergnes. Les patients sont satisfaits de cet environnement nouveau. »

Une satisfaction partagée par le chirurgien : « C’est un vrai plaisir de travailler dans ces nouveaux locaux et dans ces nouveaux blocs opératoires, avec des équipements aussi exceptionnels. J’aimerais maintenant que l’équipe d’anesthésistes se renforce pour que nous puissions utiliser ces technologies dans leur pleine capacité. »

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