Réponses des forums info santé

23 avril

Forum info santé sur les allergies avec le docteur Julie Mulliez, allergologue au CHU de Poitiers.

Anne – Poitiers
Pourquoi certaines allergies vont et viennent ?

Les allergies varient au cours de l’année car elle sont “saisonnières” pour la plupart (allergies aux pollens, aux moisissures). Même l’allergie à la “poussière” (acariens) varie dans l’année car il y a des pics d’exposition (automne et début de printemps). Les allergies apparaissent avec le temps et les expositions répétées aux allergènes, si vous êtes prédisposé. Dans certains cas, elles peuvent disparaitre spontanément avec le temps.

Catherine Couhé – 31
Quelles propositions avez-vous à soumettre à un patient qui souffre d’allergies aux acariens et aux pollens (pour les principales) et qui a eu plus de 3 ans de désensiblisation sublinguale après une désensiblisation sous cutanée, sans effet, et qui est sous antihistaminique au quotidien, et qui prend des doses de charge de corticoïde environ 15 fois par an lorsque sa rhinite est totalement invalidante (mouchoirs sur le nez en permanence, insomnie secondaire… pendant plusieurs jours) ? Existe-t-il d’autres traitements ?

Dans ce cas, la désensibilisation n’a pas été efficace et c’est parfois le cas, surtout quand il y a de multiples allergies (d’où, l’intérêt de désensibiliser dans l’enfance, avant l’apparition d’autres allergies). Dans ce cas, seuls l’éviction des allergènes et le traitement des symptômes pourront améliorer les choses. Il faut souvent, en plus de l’allergologue, prendre l’avis de l’ORL si les symptômes ne sont pas contrôlés.

Sandrine Chauvigny – 33
Pourquoi est-ce si long pour avoir un RDV ? On a suspecté une allergie aux PLV lorsqu’elle était toute petite et elle a été nourrie sans que l’on sache et à tord avec un lait spécial sans PLV amer comme tout. Du coup, elle ne prenait pas de poids et heureusement que nous avons réagit pour que les choses avancent parce que si nous avions attendu rien ne serait fait aujourd’hui… Maintenant nous savons qu’elle n’est pas allergique. C’est une jolie petite fille bien portante qui a repris du poids et qui mange du fromage !

Malheureusement, il y a au niveau national une pénurie de médecins allergologues, que ce soit en libéral ou à l’hôpital. Les délais de consultations sont effectivement trop longs mais on ne peut pas rallonger les journées ni raccourcir les temps de consultation car la qualité de la prise en charge risque de s’en ressentir… Il n’y a que 2000 allergologues en France, soit 30000 patients par allergologue !

Thomas – Poitiers
Pourquoi peut-on devenir allergique une fois adulte ?

Parce qu’on se sensibilise à force d’expositions, et l’allergie peut apparaitre du jour au lendemain.

Milianie – Ligugé
Bonjour, je déplore de ne pas avoir pu prendre un RDV avec vous pour mon fils de 6 mois avant votre absence… Le médecin traitant suspecte de l’asthme du nourrisson. Quels sont les examens ? Les traitements ? Les évolutions possibles ? Par avance merci.

Un asthme n’est pas forcément allergique et nécessite d’être traité avant les examens complémentaires. Les examens (radiographie pulmonaire, test du souffle et bilan allergologique) ne sont là que pour conforter le diagnostic et vérifier que le traitement est adapté, il faut les faire au cours du suivi mais il n’y a pas d’urgence. De plus, votre fils est un nourrisson, le bilan allergologique et le test du souffle ne sont pas nécessaires à son âge. Votre médecin peut débuter le traitement en attendant une consultation spécialisée (je ne m’absente que quelques mois…).

Serge Mayer
Bonjour Docteur, j’ai subi, l’ablation de la vessie et de la prostate en 2011, et je porte une poche urinaire. Je fais maintenant une allergie à la colle de la poche; que je soigne avec du diprosone à 0,05%.  J’utilise aussi un protecteur de peau “askina” barrier, mais cela ne donne pas toujours les résultats escomptés. Que faire ? En vous remerciant. Cordialement, Serge Mayer.

C’est une allergie de contact à la colle du matériel médical. Il faut trouver un fournisseur de poche qui utilise une colle différente ou un autre moyen de fixer la poche. Vous devriez demander conseil à votre urologue. En attendant, votre traitement local est adapté.

Caroline – Poitiers
Allergique au pollen tous les mois de juin, que faire pour améliorer la situation ?

Consulter votre médecin traitant afin qu’il vous prescrive un traitement anti allergique (antihistaminique), et un traitement pour vos symptômes. Il faut aussi éviter de sortir en fin de journée lorsqu’il fait beau et qu’il y a du vent, et bien rincer le visage et les cheveux le soir.

Caroline – Poitiers
Vraisemblablement intolérante à un certain nombre d’aliments, comment faire la lumière sur ces intolérances ? Une consultation au CHU est-elle envisageable en ce sens ? Faut-il préalablement passer par son généraliste ? Merci pour vos réponses.

Une intolérance digestive aux aliments peut nécessiter en premier lieu de voir un gastroentérologue car la piste des allergies n’est pas la plus fréquente (même si elle est à la mode). Dans un deuxième temps vous pouvez consulter un allergologue, en libéral ou à l’hôpital. Le mieux est de demander l’avis de votre médecin traitant.

Nadine – Fontaine le Comte
J’ai de l’eczema sur l’index de la main droite, il parait que je suis allergique au quaternum et au cocamido (suite tests faits chez allergologue) que dois je faire ? Mon doigt me fait mal certains jours il est en piteux état (enflé, coupures et écorchures dans les pliures, démangeaisons au contact de l’eu chaude ou de certains produits). Je suis obligée de me protéger la main pour effectuer certains travaux, tels que lessive, vaisselle, douche, laver les cheveux etc…

Malheureusement la plupart des produits contiennent ces substances qui font mousser les savons… Il faut surtout utiliser des produits type savon surgras et mettre des crèmes hydratantes et cicatrisantes. Protéger votre doigt est aussi une solution mais il est très difficile d’éviter ces allergies de contact.

 

19 mai

Forum info santé sur les régimes avec le Dr Xavier Piguel, endocrinologue, et Lélia Éprinchard et Romain Lecomte, diététiciens au CHU de Poitiers.

Guénaelle – Grez sur Loing
A quelle heure est-il préférable de faire sa séance de sport ?

L’activité physique est bénéfique pour votre santé quel que soit le moment à laquelle vous la réalisez. Toutefois, si elle aide à ne pas prendre de poids, elle ne vous permet pas forcément de perdre du poids de façon importante. Contrairement aux idées reçues, faire du sport à jeun ne vous fera pas forcément perdre plus de poids. Il vous faut surtout trouver le moment le plus adéquat pour faire de l’activité physique le plus longtemps possible et de manière pérenne.

Annette – Gibauderie
Que pensez-vous de la chrononutrition ? Peut-on la qualifier de régime ? Est-elle efficace ?

La chrononutrition est un régime puisqu’il faut respecter un ensemble de règles alimentaires. Comme tout régime cette méthode fait perdre du poids tant qu’elle est suivie. Son efficacité sur le long terme n’a pas été démontrée et il y a un risque de reprise de poids après l’arrêt.

Caroline – Poitiers
Vaut-il mieux maigrir ou mincir ?

Maigrir et mincir sont deux termes très proches. Si pour vous mincir signifie affiner sa silhouette et maigrir perdre du poids, tout dépend de votre projet. Perdre en tour de taille réduit le risque cardio-vasculaire et d’apparition de diabète. Il est possible de mincir sans perdre de poids en pratiquant une activité physique régulière.

Hélène – Chasseneuil du Poitou
Quel est selon vous, en dehors d’une alimentation équilibrée, le régime le plus conseillé ? Merci de votre réponse. Cordialement.

Si vous recherchez un régime pour perdre du poids, ils peuvent tous vous permettre d’ en perdre à partir du moment où vous les maintenez. Le problème est que l’on pense à tord qu’il suffit de faire un régime pendant quelques semaines pour perdre du poids et qu’après c’est fini : mais non ! A partir du moment où vous arrêtez un régime ou que vous l’élargissez vous allez reprendre du poids. Il faut surtout partir de vos habitudes alimentaires pour que le changement soit durable.

Anna – Poitiers
A bientôt 34 ans, je mange ce que je veux et je ne grossis pas alors qu’on m’avait dit qu’avec l’âge ça ne serait plus possible. Cela peut-il durer toujours ?

Votre poids est stable car vos apports alimentaires sont en adéquation avec votre dépense énergétique. Par contre il est possible qu’en vieillissant votre poids augmente, suite à une grossesse ou après la ménopause. Mais rassurez-vous, si vous respectez vos sensations de faim et de satiété (manger quand vous avez faim, arrêter quand vous n’avez plus faim), il est probable que vous mainteniez votre poids.

Géraldine – Poul Fetan
Que pensez-vous des modes “sans gluten”, “sans lactose” etc. ?

Ces régimes sont mis sur le devant de la scène par l’intermédiaire de personnes connues (sportifs, acteurs,…). Cependant, en ce qui concerne le poids, il n’y a aucune raison de supprimer le gluten et le lactose de votre alimentation. Et de manière plus générale, ces régimes ne sont indiqués que dans le cas d’intolérances au gluten et au lactose diagnostiquées par un médecin.

Alice – Poitiers
Bonjour, les régimes végétariens et végétaliens apportent-ils assez de protéines à l’organisme ? Sont-ils dangereux pour les enfants ?

Les régimes végétariens peuvent apporter une ration protidique quotidienne suffisante à partir du moment où les associations entre céréales et légumineuses sont bien maitrisées. Pour les régimes végétaliens, cela reste aussi possible mais cela nécessite de solides connaissances diététiques. En ce qui concerne les enfants, les régimes végétariens excluant le lait au profit des laits végétaux sont à proscrire car pas assez riches en protéines et les laits de soja peuvent être même dangereux. En cas de doute, parlez en à votre médecin ou pédiatre

Bernadette – Poitiers
On entend souvent parler d’alimentation sans gluten. Quels peuvent être ses effets sur la santé ? Comment peut on détecter que le gluten est “nocif” pour un individu ?

L’intolérance au gluten est une vraie maladie que l’on appelle la maladie coeliaque. Elle se dépiste par une prise de sang et se confirme par une fibroscopie gastro-duodénale. En l’absence de maladie coeliaque avérée, le gluten n’est pas dangereux pour votre santé.

Véronique – Poitiers
Suite à divers traitements (cortisone, anti-épileptique) et à moins d’activité physique (fatigue, contre-indication des sports sauf marche et golf), j’ai pris 8 kg en 18 mois. En principe, repas équilibrés depuis longtemps (polyendocrinopathie avec éducation aux repas en 1991). Quelle(s) solution(s) pouvez-vous conseiller pour perdre ces kg qui ne semblent pas la priorité des neurologues et autres médecins qui me suivent ? (IMC actuel 25.7)

La cortisone, les anti-épileptiques et la diminution de votre activité physique expliquent votre prise de poids. Toutefois votre IMC est quasi-normal et le fait de commencer un régime pour perdre du poids pourrait vous conduire à long terme à prendre du poids. Une marche quotidienne de 30 minutes tous les jours est une excellente activité physique et va vous aider à contrôler votre poids.

Catherine – Poitiers
Y a-t-il des risques à faire un “régime Dukan” ?

Le régime Dukan consiste en l’éviction des féculents et la consommation importante de produits protidiques. Ce régime aboutit à une perte de poids et s’accompagne dans la plupart des cas à une reprise de poids (effet yo-yo). De plus il pourrait entrainer des problèmes rénaux s’il est suivi trop longtemps. Pour ces raisons ce régime n’est pas conseillé.

Cécile – Poitiers
Manger trop de pain blanc fait il vraiment grossir ?

Qu’entendez-vous par manger ” trop ” de pain blanc. En l’occurrence, c’est le “trop” qui est en trop ! Tout est question de modération. Si vous sortez de table en ayant la sensation d’avoir trop mangé, et que cela se produit régulièrement, vous risquez de prendre du poids, peu importe le type du pain.

Julie – Buxerolles
J’ai arrêté de fumer il y a plusieurs années. Depuis, lorsque je suis angoissée, stressée ou même contrariée, j’ai tendance à grignoter de façon compulsive. Que faire pour arrêter cela ?

Manger quand on est stressé ou angoissé est plutôt normal. La frustration liée à l’arrêt du tabac peut effectivement induire ce type de comportement. Si ce grignotage devient une habitude et votre seule façon de gérer ces moments de stress ou d’angoisse, c’est problématique. Nous vous encourageons à consulter un tabacologue.

Lise – Niort
Après une grossesse, faut-il faire un régime pour perdre du poids ou vais-je retrouver mon poids d’avant en mangeant normalement ? Et au bout de combien de temps dois-je envisager un régime si je ne retrouve pas naturellement mon poids d’avant ?

De manière générale, la prise de poids de poids recommandée au cours d’une grossesse est comprise entre 12 et 15kg si votre poids était normal au départ. Dans ce cas de figure, vous retrouvez généralement votre poids d’avant grossesse sans faire de régime. Dans tous les cas nous vous conseillons de pratiquer une activité physique régulière. Enfin, l’allaitement favorise la perte de poids. Si au bout d’un an vous n’avez pas reperdus tous les kilos pris et que cela vous gène, nous vous invitons à consulter un(e) diététicienn(e) ou un(e) nutritionniste.

Dominique – Mignaloux
Que pensez-vous des détox de quelques jours où on ne mange qu’un seul aliment pendant plusieurs jours (raisins, soupe) ?

Les mono-diètes que vous évoquez sont d’emblée à proscrire car elles peuvent induire des carences alimentaires. Par ailleurs, contrairement aux idées reçues, ce type de régime n’est pas efficace pour une ” détox ” et peut même induire l’effet inverse !

Clément – Chasseneuil
Conseillez-vous de remplacer le petit déjeuner habituel par des smoothies (type mélanges de légumes verts, fruits). Est-ce suffisamment nourrissant ?

Un smoothie n’apporte pas tous les nutriments conseillés pour un petit déjeuner : par exemple il ne contient pas de céréales qui sont rassasiantes.

Nadège – Poitiers
Comment combattre l’envie de sucre en fin de repas ou entre les repas ?

L’envie de sucre n’est pas nocive. Elle peut être le signe que vous vous restreignez trop souvent. Par conséquent nous vous conseillons de succomber à la tentation et de manger si vous le désirez et si vous avez encore faim, un produit sucré en fin de repas.

24 février

La prise en charge de la douleur, avec le docteur Elodie Charrier, spécialiste de la douleur, et le docteur Jean Bouchet, spécialiste des médecines alternatives complémentaires, tous deux praticiens au Centre régional d’étude et traitement de la douleur au CHU de Poitiers. 

Louise – Dienné
Est-ce que le CHU propose la mésothérapie ?

Dr Bouchet :
Oui, nous sommes deux médecins au Centre anti-douleurs du CHU de Poitiers, à pratiquer la mésothérapie, qui consiste en l’injection très superficielle (dans le mésoderme) de produits anti-inflammatoires, ou anesthésiques, ou phytothérapiques, dans la zone douloureuse, ou dans certaines régions associées à la zone douloureuse.

Michel – Poitiers
Est ce que l’hypnose peut soigner les acouphènes ?

Dr Charrier et Bouchet :
L’hypnose peut être efficace mais tout dépend de l’acouphène (type, ancienneté et cause de l’acouphène). C’est en tout cas une thérapie qui peut être essayée parmi d’autres méthodes. L’adhésion du patient au traitement est également ici, indispensable.

Anna – Chasseneuil de Poitou
Les médecines douces sont-elles plus conseillées pour les enfants ?

Dr Bouchet :
Tout dépend bien évidemment de la pathologie du patient, qu’il soit adulte ou enfant. Chez l’enfant avec une pathologie bénigne, on préférera en première intention, les médecines douces, qui, si elles ne suffisent pas, devront être associées à un traitement conventionnel. L’adhésion de l’enfant est indispensable pour le succès du traitement.

Marthe – Poitiers
A partir de quel moment considère t-on une douleur de chronique ?

Dr Charrier :
En algologie, on parle de chronocité des douleurs au bout de 3 à 6 mois. Avant on parle de douleur aigue, et donc de prise en charge classique. Une fois la douleur considérée chronique, les traitements et la prise en charge sont fondamentalement différents, avec des attentes qui ne sont plus forcément l’absence de douleur, mais plutôt l’amélioration de la qualité de vie.

Zoé – Versailles
Bonjour,
J’ai des migraines qui depuis quelques années sont de plus en plus fréquentes et surtout durent dans le temps. Les anti-douleurs classiques (ibuprofene) ne font plus toujours effet. J’aimerai essayer les médecines douces, que proposez-vous ?

Dr Bouchet et Dr Charrier :
Comme nous l’avons conseillé à Alain de Mignaloux-Beauvoir, qui nous posait une question similaire, l’acupuncture et l’homéopathie peuvent avoir un effet très bénéfique sur les migraines, tout comme les techniques de relaxation, la sophrologie, le QiGong, le TaiQi. (qui ont des conditions d’accès plus simples qu’auparavant). De nombreuses associations proposent maintenant ces techniques à des prix plus accessibles.

Alice – Poitiers
L’homéopathie est-elle aussi longue à faire effet que l’on peut l’entendre ?

Dr Bouchet :
Cela dépend de l’indication. Il faut distinguer les traitements ponctuels et les traitements de fond . Un traitement ponctuel fonctionne rapidement . On traite ainsi des Pbs aigus tels une rhino-pharyngite, une sinusite aiguë, une entorse, une gastro-entérite, etc… En ce qui concerne les traitements de fond, ceux-ci sont élaborés généralement pour des affections qui durent déjà depuis un certain temps et donc, même si l’amélioration peut être rapide, elle sera de plus en plus importante avec plusieurs mois de traitement (entretien).

Nicole – Montamisé
On m’a diagnostiqué une névralgie d’Arnold il y a quelques années. Les crises sont épisodiques (jusqu’aux vertiges, nausées…), et seules les infiltrations me soulagent.
L’acupuncture pourrait-elle soulager ces crises ?

Pour approfondir la question de Nicole,
Dr Bouchet :
On peut soulager une névralgie d’Arnold en faisant plusieurs séances d’acupuncture; ces séances durent environ 20 à 25mn, doivent être répétées toutes les semaines au début, puis selon l’amélioration des douleurs. La prise en charge est adaptée selon la fréquence des crises, et l’efficacité de chaque séance. Il faut aussi se pencher sur des problèmes annexes tels que des troubles de la statique (port de semelles orthopédiques?), sur la qualité de la musculature du dos et du cou (entretien musculaire?), et d’autres facteurs facilitants comme l’arthrose.

Dr Charrier :
Dans votre cas précis peut-être que la TENS peut aider voire même faire passer la crise d’autant plus que maintenant il y a un bandeau spécifique pour cette région anatomique (base de la tête) où il n’est plus nécessaire de raser les cheveux.
Pour parler un peu plus de la TENS c’est un petit appareil (portable sur batterie)qui crée un champ électrique indolore (on ressent quelques fourmillements) et cela entraine une atténuation de l’information douloureuse vers le cerveau.

Cécile – Smarves
Bonjour
Je souffre de douleurs cervicales atroces à cause du travail de bureau.
J’ai adapté mon poste de travail mais en vain.
Auriez-vous des solutions ?
Cordialement

Dr Charrier :
Le plus souvent les deux causes responsables sont la contracture musculaire et le stress. Il semble souhaitable d’opter le plus possible pour une prise en charge non médicamenteuse, je pense à la physiothérapie au chaud (bouillotte chaude tous les soir 30/45 minutes), mais aussi à la mésothérapie et à la stimulation électrique trans cutanée ou TENS prescrite souvent dans les centres antidouleur avec une information et une évaluation régulière et cette dernière s’utiliserait surtout le soir environ 2 heures (on peut vaquer à ses multiples occupations…).
Et pour le stress, toujours relaxation/ sophrologie ou autre… tout en sachant que ces méthodes sont beaucoup moins chères maintenant avec les associations.

Dr Bouchet :
En ce qui concerne le stress, l’homéopathie peut être d’une grande efficacité, sans que l’on soit obligé de prendre des médications
addictogènes. L’acupuncture peut être très efficace aussi non seulement sur le plan de la douleur elle-même mais aussi sur le plan du stress. On peut aussi faire de la mésothérapie qui donne des résultats plus immédiats que l’acupuncture mais moins durables. On peut aussi préconiser le Qi Gong et/ou le Tai Qi. Il existe un petit moyen qui peut donner de bons résultats : les cataplasmes d’argile à faire pdt 1h ou 2h , le soir, que l’on peut se procurer en pharmacie ou bien en boutique de produits naturels.

Alain – Mignaloux-Beauvoir
J’ai 53 ans, et souffre de migraines depuis mon adolescence.
Je suis sous traitement, mais souhaiterais m’orienter vers les médecines douces.
Y’a t-il une technique plus adéquate que les autres concernant les migraines ?
Merci de votre réponse.

Dr Bouchet :
De part mon expérience, l’homéopathie et l’acupuncture sont deux techniques de médecine alternative efficaces pour diminuer la fréquence des crises. Concernant l’homéopathie c’est un traitement pour lequel il faut être motivé(e) parce que le traitement comprend plusieurs prises de granules par jour pendant plusieurs mois.
En acupuncture, on est obligé de faire plusieurs séances avant d’obtenir une amélioration et il faut ensuite entretenir cette amélioration en faisant une séance tous les deux ou trois mois.

Ces deux techniques permettent cependant une diminution de la fréquence des crises et/ou une diminution des traitements allopathiques qui est variable selon les patients.

Dr Charrier :
Il faut être sûr de bien parler de migraines et non pas de céphalées de tension qui sont souvent associées. Les médecines douces sont complémentaires afin d’éviter de prendre un traitement de fond, afin de le diminuer voire même dans certains cas de l’arrêter (traitement médicamenteux), et je pense plus particulièrement, en plus de l’homéopathie et de l’acupuncture), à la sophrologie, relaxation, l’hypno-analgésie, et pourquoi pas le qi-gong ou le tai-qi.
En ce qui concerne les crises migraineuses, le recours à des traitements spécifiques reste le plus souvent indispensable, même si la fréquence peut être diminuée par ces médecines douces.

Nicole – Montamisé
Bonjour,
On m’a diagnostiqué une névralgie d’Arnold il y a quelques années. Les crises sont épisodiques (jusqu’aux vertiges, nausées…), et seules les infiltrations me soulagent.
L’acupuncture pourrait-elle soulager ces crises ?

Oui, l’acupuncture peut efficacement soulager les crises

Bonjour, J’ai entendu parler de nouvelles techniques contre la douleur avec des aimants. Connaissez-vous cela et si oui est-ce efficace ?

Dr Bouchet :
Oui, la magnétothérapie peut être efficace pour diminuer l’intensité de certaines douleurs. Mais je ne peux vous en dire plus ne la pratiquant pas.

Comment soulager douleurs neuropatiques après opération à Poitiers d’un épendymome il y a 10 ans ?

Dr Charrier :
Il s’agit de douleurs neuropathiques post opératoires donc tous les traitements médicamenteux ayant une indication dans ce type de douleur peut apporter une aide associée à une prise en charge non médicamenteuse comme l’électro stimulation trans cutanée par exemple

Dr Bouchet  :
Des douleurs neuropathiques peuvent être soulagées par de l’acupuncture. Cependant, l’ancienneté des troubles est à prendre en compte et l’amélioration sera plus difficile avec des douleurs s installées depuis longtemps.

Bonjour on vient de me découvrir un rhumatisme sporiasique et frybromialgie. Y a t-il des traitements conte la douleur permanente ? Les cures, l’acupuncture… quels sont pour vous les meilleurs remèdes ?

Dr Charrier :
Il s’agit de traitements adaptés aux symptômes et aux horaires des crises, donc un peu « à la carte ». Il n’y a pas un traitement meilleur qu’un autre cela dépend du type de douleur. Pour la fibromyalgie, l’axe principal est une prise en charge non médicamenteuse avec quelques antalgiques et en ce qui concerne la prise en charge du rhumatisme psoriasique cela ne fait pas partie de mes compétences mais de celles du rhumatologue car il existe des traitements spécifiques.

Bonjour, avez-vous des solutions en médecines alternatives complémentaires pour soulager et même prévenir les douleurs chroniques dans les pathologies ostéo-articulaires qui évoluent par poussées auto-inflammatoires ?

Dr Bouchet :
Dans les pathologies inflammatoires ostéo-articulaires, l’acupuncture, l’homéopathie et la micronutrition peuvent être d’un grand secours. On peut obtenir une amélioration des douleurs et/ou une diminution du traitement allopathique. Parfois, une diminution de la fréquence des poussées. Cela dépend du type de maladie inflammatoire, de son ancienneté, mais aussi d’autres facteurs comme le mode de vie du patient.

Suite à une opération d’une  hernie discale, j’ai des douleurs neuropathiques qui persiste depuis plus de dix ans pensez vous que je peux en guérir un jour.

Dr Charrier :
Le plus souvent il s’agit de douleurs chroniques variables dans le temps mais le plus souvent toujours présentes, on parle Failed Back Surgery Syndrome avec le plus souvent de bonnes réponses antalgiques à l’électrostimulation transcutanée pouvant aboutir à une stimulation médullaire.

Dr Bouchet :
Il est licite d’essayer l’acupuncture pour soulager des douleurs neuropathiques après une intervention sur hernie discale. On peut obtenir une réduction non négligeable des douleurs. Une condition importante à un bon résultat est que les douleurs ne soient pas trop anciennes.

Est-il normal, qu’implanté le 12/01/2015 d’un neurostimulateur,  les  cicatrices me fassent toujours mal à ce jour ?

Dr Charrier :
La cicatrisation est encore récente mais si les douleurs persistent et que la peau est saine, il existe des traitements locaux efficaces.

Dr Bouchet :
Effectivement, l’intervention est récente. Des traitements par topiques peuvent être efficaces.

J’ai un cervicalgie, est-ce qu’elle peut être liée à la brèche que j’ai eue suite à l’infiltration que j’ai eue dans le dos à cause d’une hernie douloureuse alors que j’ai eu un bloodpacth ? Si oui, dois-je contacter un neurologue tel que le Dr Neau pour m’aider à vaincre cette cervicalgie qui me provoque des vertiges ? Sinon ,quel spécialiste dois-je contacter pour combattre cette cervicalgie sans cause connue tout en sachant que chaque manipulation de kiné renforce mes douleurs ?

Dr Charrier :
Il est très difficile de répondre sans un examen clinique. A quand remonte cette brèche ? Le blood patch ? Je pense que votre médecin généraliste peut vous donner des éléments de réponse

Dr Bouchet :
L’examen clinique est obligatoire. Les cervicalgies ont des causes multiples qu’il convient de prendre en considération pour éventuellement opter pour tel ou tel traitement.

Je souffre d’une hernie discale depuis plus de six ans. On ne m’a pas proposé d’opération au vu des risques encourus. J’arrive à maintenir une activité sportive assez soutenue avec la course à pied, mais je dois sans cesse vivre avec cette douleur, et limiter la prise des antidouleur qui ont des effets secondaires gênants. Existe-t-il des alternatives à l’opération et à la prise de médicaments pour maintenir une qualité de vie dans la durée ?

Dr Charrier :
Pour ma part la première idée pourrait-être l’électrostimulation transcutanée.

Dr Bouchet :
L’acupuncture est une très bonne alternative aux médicaments en ce qui concerne des douleurs liées à une hernie discale.

Je souffre de douleurs ORL qui partent de l’oreille et se prolonge dans la mâchoire et le cou. Les anti-inflammatoires sont les seuls à me soulager, mais je ne veux pas vivre toute ma vie sous ce traitement. Avez-vous une solution ?

Dr Charrier :
Répondre à cette question est très difficile, car quelle est l’origine de cette douleur ? La prise en charge dépend de l’origine de cette douleur et du type de douleur. Peut –être une évaluation dans une structure spécialisée serait intéressante. Demander conseil au près de votre médecin généraliste.

Dr Bouchet :
II faut effectivement trouver l’origine de ces douleurs. L’acupuncture et/ou l’homéopathie peuvent améliorer certaines douleurs, mais il faut préciser (par un examen clinique et (souvent) des examens complémentaires) de quoi il s’agit.

Je souhaiterais savoir si l’homéopathie est vraiment efficace en tant que traitement après avoir subi une opération de cancer du sein (enlèvement de la tumeur et sachant que le cancer était à un stade très avancé, c’est-à-dire qu’il y avait des métas dans d’autres organes)?

Dr Bouchet :
Votre question ne précise pas de quel traitement vous voulez parler : au cours d’une chimiothérapie l’homéopathie est efficace en traitement de fond pour aider le terrain à bien assimiler les produits de chimiothérapie et aussi pour diminuer  les effets secondaires de la chimiothérapie. Au décours d’une chimiothérapie, l’Homéopathie est efficace pour continuer à traiter le terrain, le rendre plus fort  et aussi soutenir les autres organes. Il peut aussi être intéressant de suivre un traitement en micronutrition pour « assainir » le plus possible l’organisme.

A partir de quand faut-il prendre une douleur au sérieux ?

Dr Charrier :
Réponse très difficile. Dans le cadre de douleurs chroniques bénignes on pourrait dire lorsque la qualité de vie est altérée.

Dr Bouchet :
La réponse est effectivement difficile. Je préciserai simplement que l’intensité de la douleur est un signe d’alerte orientant vers une pathologie à prendre en compte rapidement mais la durée de la douleur est aussi à prendre en considération, une durée longue pouvant signifier une atteinte organique plus sévère.

Quelle médecine douce est la plus rapide ?

Dr Bouchet :
L’acupuncture est (en général) plus rapide que l’homéopathie mais il existe des nombreux traitements d’urgence en homéopathie (pour des saignements de nez par exemple ou pour des piqûres d’insecte). Mais aussi bien pour l’une que pour l’autre la répétition et la durée des traitements sont importants, ce qui implique un suivi de quelques semaines à quelques mois.

Comment peut-on venir à bout des douleurs causées par l’arthrose ?

Dr Charrier :
Il faut savoir que bien souvent l’arthrose est  influencée par les conditions climatiques (humidité et froid), l’activité physique modérée mais régulière aide, et lors des recrudescences douloureuses certains antalgiques peuvent aider.

Dr Bouchet :
L’acupuncture (pour avoir une action rapide sur les crises), l’homéopathie (pour redresser le terrain), la phytothérapie (avec des anti-inflammatoires naturels élaborés à partir de plantes) et la micronutrition (avec des micronutriments visant limiter l’inflammation et l’évolution de l’arthrose)  peuvent améliorer considérablement les douleurs d’arthrose.

Pourquoi certaines personnes ressentent souvent des douleurs et d’autres pas alors qu’elles ont le même mode de vie ?

Dr Charrier :
Vaste sujet, le seuil de tolérance de la douleur est propre à chacun et est influencé par son vécu personnel entre autre, d’où cette variabilité interindividuel.

Dr Bouchet :
Le mode de vie est effectivement  (comme vous le sous-entendez) très important dans la gestion de ses douleurs. Mais je pense qu’il faudrait être certain que ce style de vie est vraiment identique entre ces personnes : avec même activité physique, même nutrition, même vécu aussi bien physique que psychique (ce qui n’est pas possible, chacun étant différent dans sa gestion des agressions et maladies. Le capital génétique des personnes est aussi à considérer.

Quelles sont les indications pour la neurostimulation ?

Dr Charrier :
La  principale indication reste les douleurs neuropathiques après échecs de l’ensemble des prises en charge médicamenteuses et non médicamenteuses. Parfois les lombalgies ou encore les syndromes douloureux régionaux complexes mais plus rare.

J’ai une polymiosite des ceintures et de l’arthrose étagé colonne vertébrale. Je supporte difficilement les calmants. J’ai une posture compensation douloureuse et très raide avec bassin avancé et équilibre  manquante à la marche. Ainsi que fatigue à la marche. Quelle solution pour retrouver plus d autonomie à la marche et moins de raideur pour lever les membres supérieurs ?

Dr Charrier :
Pour ma part la première idée pourrait-être l’électrostimulation transcutanée.

Dr Bouchet :
L’acupuncture peut améliorer ces types de douleurs. L’homéopathie peut aussi améliorer la raideur.

 

23 juin

Don d’organes : retrouvez toutes les réponses de Laurent Boursier, coordonateur des prélèvements d’organes au CHU de Poitiers.

Anne – Poitiers
Puis-je donner seulement certains organes ?

Tout à fait. Vous pouvez, en vous positionnant en faveur du don d’organes, émettre une ou des restrictions concernant certains organes ou tissus. Il est préférable de se positionner en faveur tout en émettant une restriction plutôt que de s’opposer au don. Faites par de vos restrictions à vos proches pour que vos volontés soient respectées.

Françoise – Buxerolles
Donner son accord oral à ses proches sur le don d’organes, est-ce suffisant ou doit-on posséder obligatoirement la carte de donneurs ?

La carte de donneur d’organes n’a pas de valeur légale mais elle informe de votre réflexion et de votre positionnement en faveur du don d’organes et de tissus. En cas de décès suite à la mort encéphalique, le sujet sera abordé avec vos proches afin de recueillir votre positionnement de votre vivant. Les deux sont complémentaires, la carte permet à votre entourage de ne pas avoir à choisir à votre place mais de respecter votre volonté.

Michel – Fleuré
Jusqu’à quel âge peut-on être donneur d’organes ?

Il n’y a pas de limite d’âge pour donner ses organes. Ce sont les antécédents, l’hygiène de vie ainsi que les différents examens réalisés qui feront que vous pourrez donner vos organes ou pas. Certains antécédents peuvent contre indiquer totalement, partiellement ou pas du tout un don d’organes.

Camille – Chasseneuil
Si je n’ai rien dit à mes proches et que je meurs soudainement, mes proches peuvent-ils décider pour moi ?

En France, le don d’organes est régit par le principe du consentement présumé. Si vous n’avez pas fait part d’une opposition auprès de vos proches, ou si vous n’êtes pas inscrit sur le registre national des refus, la loi prévoie que vous soyez prélevé. En cas de décès, nous rencontrerons vos proches à la recherche d’une éventuelle opposition exprimée, et si vous ne vous êtes pas positionné, nous essayerons de recueillir, auprès d’eux, vos volontés supposées. C’est malheureusement dans ces situations que nous recueillons, parfois, l’avis des proches et non pas celui du donneur. Il est donc important de se positionner de son vivant afin que l’on respecte vos choix.

Serge – Poitiers
Je souhaite être donneur d’organes, serai-je forcément prélevé ?

Votre souhait de donner vos organes pourra aboutir si vous décédez de mort encéphalique, que vous n’êtes pas porteur d’antécédent contre-indiquant le don et que les différents examens complémentaires effectués ne mettent pas en évidence de lésions pouvant empêcher le don.

Cédric – Poitiers
Si je donne mon corps à la science, est-ce que cela induit que je donne mes organes ?

Non. Le don du corps à la science n’est pas compatible avec le don d’organes. Le don du corps à la science est destiné aux facultés de médecine et à la recherche. C’est une démarche payante, à effectuer de son vivant, auprès des facultés de médecine. Les deux ne sont donc pas compatibles. En cas de don du corps à la science, celui-ci n’est pas restitué à la famille contrairement au don d’organes où le corps est restitué à la famille après une restauration tégumentaire rendant le don, une fois habillé, invisible.

Caroline – Chasseneuil
Une personne inscrite sur le registre des refus peut-elle recevoir une greffe en cas de besoin ?

L’inscription sur le registre national des refus n’a de valeur légale (conformément aux lois de bioéthique) que pour indiquer le positionnement contre le don d’organes.
Une personne inscrite sur le registre national des refus ayant besoin d’une greffe pourra avoir les mêmes chances d’en bénéficier qu’une personne non-inscrite.
L’inscription sur le registre national des refus n’est pas irrévocable, une personne qui s’inscrit peut tout à fait changer d’avis à n’importe quel moment.

Jean-Michel – Saint Benoit
Les organes prélevés sont-ils destinés uniquement à des receveurs résidants en France, ou peuvent-ils partir pour les pays limitrophes ?

Oui, la répartition des greffons est le rôle exclusif de l’agence de la biomédecine (organisme d’état responsable de l’activité de prélèvement et de greffe en France). Cette répartition ce fait selon des règles ayant fait l’objet d’une loi et parues au journal officiel. On ne peut pas déroger à ces règles.
Celles-ci vont tout d’abord privilégier les personnes prioritaires en France. S’il n’y a pas de receveurs prioritaires l’attribution se fait en fonction d’un score prenant en compte la compatibilité, la distance entre le donneur et le receveur, la durée d’attente, …. Si nous n’avons pas de receveur en France, l’agence de la biomédecine peut proposer ces greffons à des organismes européens gérant l’attribution des organes pour d’autres pays afin qu’ils recherchent des receveurs.

Pascaline – Poitiers
Pourquoi la famille du donneur ne peut-elle pas savoir à qui sont greffés les organes, et connaître les greffés ?

L’anonymat est inscrit dans les lois de bioéthique, c’est un des grands principes commun à chaque type de dons : don du sang, don de moelle, ect.
En revanche la famille du donneur peut recevoir, en appelant l’équipe de coordination hospitalière, des nouvelles des receveurs qui sont communiquées par l’agence de la biomédecine mais qui ne renseignent pas sur l’identité de ces derniers.

Sophie – Ligugé
Qu’en est-il des religions sur le don d’organes ?

Les 3 religions monothéistes se sont positionnées en faveur du don d’organes.
Il faut savoir que le don n’empêche en rien la pratique des différents rites religieux lors des funérailles du défunt.

Marine – Morlaix
Peut-on vivre normalement avec un seul rein ?

Oui. Nous pouvons tout à fait avoir une vie normale avec un seul rein

Kévin – Vouillé
Je voudrais donner mes organes après ma mort mais je sais déjà que ma famille s’y opposera. Y-a-t-il un recours possible ?

Si vous souhaitez que vos volontés soient respectées, il est important d’en parler autour de vous et à un grand nombre de personnes. Si vous veniez à être donneur, nous serions amenés à rencontrer vos proches (amis et familles) afin de recueillir une opposition éventuellement exprimée. Si vous en avez parlé à un grand nombre de personnes, plusieurs d’entre elles pourront témoigner de votre avis favorable au don et nous pourrons ainsi faire comprendre aux personnes opposées que votre désir est d’être donneur et qu’il est important de pouvoir réaliser ce don pour respecter vos volontés.
Un témoignage écrit de votre part (simple papier manuscrit ou carte de donneur) est un élément aidant dans ces cas là.

Christian – Poitiers
Pouvez-vous m’indiquer votre avis concernant l’amendement 46 ter de la loi de santé 2015 visant a supprimer la demande faite aux familles avant le prélèvement d’organes.

A ce jour, la loi demande :
De consulter le registre national des refus
De s’entretenir avec les proches du donneur afin de recueillir sa non opposition au don d’organes éventuellement exprimée de son vivant.
D’informer les proches de la finalité du don.
L’amendement vise à supprimer la recherche d’opposition auprès des proches mais pas l’entretien destiné à informer sur la finalité du don.
Cependant, l’application de cet amendement sans information massive du grand public nous semble éthiquement difficile à mettre en œuvre.

Christian – Poitiers
Quelles garanties à ce jour que le donneur n’est pas été contaminé quelques jours avant par le VIH ?

Le dépistage du VIH est obligatoire avant tout prélèvement d’organes et de tissus. Les méthodes de dépistages utilisées sont aujourd’hui suffisamment efficaces pour détecter la moindre trace du virus dans le sang rendant fiable ces techniques.

Loetitia – Saint Hilaire Saint Florent
Quand on fait un don d’organe est ce que nous avons une sépulture comme une personne qui ne fait pas de don? comment savoir si nos organes sont en bons états et compatible avec les personnes qui attendent une greffe. pourquoi est ce que en France les dons d’organes doivent rester anonymes ?

Suite au don d’organes, le corps est restitué à la famille qui peut disposer du corps comme le défunt l’aurait souhaité. Le don d’organes ne change en rien les obsèques du donneur.
Préalablement au don d’organes, nous réalisons un grand nombre d’examens (bilan sanguins, échographie, scanner,…) afin de pouvoir évaluer le bon fonctionnement des organes. Seuls les organes ayant un bon fonctionnement seront proposés à l’agence de la biomédecine pour rechercher des receveurs. La recherche de compatibilité se fait en fonction du groupe sanguin, du groupe HLA (groupage tissulaire), de l’âge ,…
Pour l’anonymat, voir question précédente.

Laura – Niort
Qu’appelle-t-on la mort encéphalique ?

La mort encéphalique est la destruction totale et irréversible du cerveau et du tronc cérébral.
Elle est aussi appelée mort à cœur battant puisqu’un patient en état de mort encéphalique présente une activité cardiaque, une activité respiratoire maintenue artificiellement par un respirateur et un corps chaud malgré la destruction du cerveau, rendant cette mort difficile à comprendre et à accepter pour les proches.

Paul – Chalandray
Peut-on décider si ses organes serviront à la médecine ou à la recherche/l’enseignement ?

Le but du don d’organes est de pouvoir greffer des patients dont l’un des organes est défaillant et non de faire de la recherche ou de l’enseignement. Cela relève du don du corps à la science.

Mireille – Saint Benoît
Par qui sont effectués les prélèvements ? où cela se passe-t-il ? Comment sont transportés et conservés les organes ?

Le prélèvement d’organes est un acte chirurgical, réalisé au sein d’un bloc opératoire, avec les mêmes conditions d’asepsie et de rigueur, que toutes les autres interventions chirurgicales.
Les prélèvements sont réalisés par des chirurgiens seniors. C’est très souvent l’équipe chirurgicale qui a accepté le greffon qui se déplace pour réaliser le prélèvement. Ces équipes se déplacent le plus souvent en avion privé, permettant de réduire ainsi les temps de transport. Une fois l’organe prélevé, il est immergé dans un liquide de conservation spécifique permettant son transport jusqu’au lieu de greffe.

Sylvie – Mignaloux Beauvoir
J’ai une carte de don d’organes mais j’ai eu un cancer du sein en 2011. Peut-on donner ses organes après un cancer. Merci

La grande majorité des cancers ne contre-indique pas le don d’organes. Il est toutefois important de connaitre la nature exacte du cancer, son traitement, et d’être en rémission depuis au moins 5 ans. Certains cancers peuvent contre-indiquer totalement, partiellement, ou pas du tout le don d’organes et de tissus.

 

15 septembre

Maladie d’Alzheimer : retrouvez toutes les réponses du Pr Marc Paccalin, chef du pôle gériatrie du CHU de Poitiers, et du Dr Adrien Julian, gériatre.

Anne – Poitiers
A-t-on plus de risque d’avoir cette maladie quand ces parents en sont atteints ?

Le risque de contracter la maladie quand un parent a été atteint est effectivement un peu plus élevé. Mais cela n’est absolument pas systématique et l’histoire de vie est propre à chacun. Par ailleurs, dans 95% des cas, il ne s’agit pas d’une maladie génétique, donc la transmission n’est pas obligatoire.

Christophe – Bressuire
La recherche concernant cette maladie progresse-t-elle ?

Oui, la recherche progresse, mais pas dans tous les domaines. Il faut garder à l’esprit qu’en recherche, un échec peut aussi permettre des progrès.
Des progrès ont été faits sur le plan diagnostic avec le développement des Consultations mémoires sur le territoire (réunissant médecins, psychologues et imageurs) et l’arrivée de techniques d’imagerie de plus en plus pointues. Des progrès ont été faits en thérapeutique non médicamenteuse grâce en particulier à une formation pédagogique des aidants par l’association France Alzheimer. Maintenir une stimulation cognitive par des activités occupationnelles est également primordial

Il est vrai que les progrès sont essentiellement dans l’approche humaine pour soutenir au mieux le quotidien et apporter une sérénité.

Reste l’absence de progrès en thérapeutiques médicamenteuses spécifiques. Aujourd’hui, il existe des médicaments pour diminuer l’évolution des symptômes, mais pas de traitement pour enrayer la pathologie en agissant sur ses lésions princeps (plaque amyloïde et dégénerescence neurofibrillaire). Cependant, des essais thérapeutiques sont en cours et permettront peut-être, dans les dix ans à venir, d’améliorer la prise en charge. En dehors de ces molécules, il est important de réaliser une prise en charge globale du patient, dont celle des facteurs de risque cardiovasculaires qui peuvent aggraver le déclin cognitif.

Chantal – Poitiers
Quelle est l’evolution de la maladie à corps de Lewy ?

La maladie à corps de Lewy est une maladie neurodégénérative de la famille des synucléinopathies responsable d’un syndrome parkinsonien et de trouble cognitif. L’évolution des symptômes est marqué par la majoration des troubles cognitifs avec une aggravation des fluctuations et des hallucinations visuelles. Cependant les patients présentent une bonne réponse au traitement symptômatique. L’évolution peut également être marquée par une aggravation du syndrome parkinsonien. Cependant, les traitements dopaminergiques permettent de diminuer les symptômes.

Michèle – Auch
Peut on freiner la maladie d’Alzheimer ?

Effectivement, même si à l’heure actuelle, les traitements ne change pas l’évolution des lésions, il existe plusieurs moyens de ralentir l’apparition et l’évolution des symptômes. Ces différents moyens permettent d’agir sur la plasticité cérébrale et de compenser la perte neuronale liée à la maladie. Il consiste majoritairement dans la stimulation cognitive. Plus les patients ont d’interaction sociale et de stimulation via des activités comme la lecture ou la musique plus les neurones restant sont stimulés dans le but d’essayer de compenser les symptômes de la maladie. Le fait d’avoir également une bonne hygiène de vie avec un régime alimentaire équilibré et une activité sportive est également un facteur protecteur de la maladie.

Jean-Yves – Bonnes
Y-a t-il un examen pour détecter la maladie d’Alzheimer ?

Il n’existe pas un examen pour détecter la maladie d’Alzheimer comme on peut diagnostiquer un diabète ou un problème de thyroïde par simple prise de sang. Seule une analyse du cerveau par biopsie permettrait un diagnostic de certitude, mais cet examen est trop délétère et n’est donc pas réalisé. Le diagnostic repose aujourd’hui sur un faisceau d’arguments : l’écoute de la plainte, l’interrogatoire, l’examen médical, l’expertise neuropsychologique et l’imagerie, idéalement, mais pas obligatoirement par un IRM cérébrale. Ensuite, des examens plus pointus peuvent être proposés par des spécialistes, comme une scintigraphie cérébrale qui permet de détecter les zones de souffrance neuronale jusqu’à visualiser des plaques amyloïdes et une ponction lombaire dont l’analyse peut donner des résultats évocateurs de maladie d’Alzheimer. Il n’y a pas forcément nécessité à avoir recours à tous ces examens. Beaucoup de paramètres entrent en jeu pour les justifier. Au total, l’expertise globale permettra d’éliminer certains pathologies et d’avoir des arguments pour poser le diagnostic de maladie d’Alzheimer.

Lucien – Romagne
Les autorité médicales ont mis 90 ans pour interdire l’amiante. Combien de temps encore pour interdire les pesticides ? Malgré sa pertinence, pourquoi l’appel des médecins du Limousin est-il encore ignoré au CHRU ?

Étant sur Poitiers, je ne suis pas informé de cet appel dans le Limousin. Il est néanmoins vrai que les pesticides posent un réel souci de santé publique quant à la survenue d’une maladie neurodégénérative, même s’il s’agit plutôt de maladie de Parkinson et non d’Alzheimer. Espérons que ce dossier avance pour le bien de tous.

Françoise – Saint-Maurice-la-Clouère
À quel moment les neuroleptiques peuvent ils être suspendus ?

Les neuroleptiques sont des traitements permettant de diminuer les troubles comportementaux et/ou l’anxiété des patients. L’indication des neuroleptiques n’est pas réserver à la maladie d’Alzheimer. Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, ils sont en général prescrits à un stade avancé de la maladie, quand des troubles comportementaux sont présents. Chaque patient ayant une évolution propre, certains patients pourront avoir des neuroleptiques pendant une courte période permettant de passer un cap aigu. Cependant, chez d’autres patients, si des symptômes comportementaux majeurs – comme de l’agressivité – réapparaissent, il est possible de les laisser au long cours en essayant de trouver la dose minimum efficace.

Françoise – Saint-Maurice-la-Clouère
Lorsque le malade n’est pas incontinent, donc se lève la nuit pour uriner et chute une fois sur deux, on propose de lui mettre les bas flancs et une protection. Est-ce pour le confort du malade ou des veilleurs de nuit ? Bien sûr, le danger existe, mais peut-on refuser que l’on rétrécisse la liberté de quelqu’un alors que l’on sait qu’il refuse les protections ?

Cette question est pertinente et difficile. Il est très important que la dignité et le droit d’aller et venir soient respectés chez tous les patients. À ce propos, la formation des soignants est primordiale.

Il est néanmoins capital de garder une relation de confiance entre les soignants, le patient et ses aidants et proches pour un quotidien serein dans une maladie qui évolue sur plusieurs années. La communication est donc essentielle pour arriver à un plan d’aide adapté et juger des objectifs en termes de liberté de mobilisation ou de prises de risque acceptées, ici la survenue de chutes, dont les conséquences peuvent être graves.

Valérie – Fleuré
Est-il vrai que la majorité des aidants meurent d’épuisement avant les malades ?

La maladie d’Alzheimer a également des répercutions sur les aidants en général le conjoint/la conjointe. De part l’évolution des troubles cognitives, la charge de soin, de gestion du quotidien et des tâches administrative augmente pour l’aidant. Il a souvent tendance à minimiser sa charge de travail et son épuisement. Il est très important pour les médecins et l’entourage familial de ne pas sous estimer les difficultés de l’aidant. Pour cela, il existe plusieurs solutions comme le renforcement des aides au domicile pour soulager l’aidant et le soutenir dans les tâches quotidiennes, l’accueil de jour dans certaines structures permettant une journée de répit à l’aidant voire, dans certains cas extrêmes, une hospitalisation de répit. Il est important de créer un réseau autour du malade et de l’aidant dès le début de la maladie.

Françoise – Saint-Maurice-la-Clouère
Comment soulager la tristesse envahissante du malade qui a déjà trois Norset le soir ? Ce medicament sert-il à éteindre son agitation ou au confort psychique ?

Le Norset est un traitement antidépresseur prescrit pour diminuer la tristesse et les baisses de morale. Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, des symptômes dépressifs sont souvent associés. Cependant, un des symptômes de la maladie peut être l’apathie, c’est-à-dire la diminution de l’initiation d’activité. L’apathie et la dépression peuvent parfois être confondues.

Quand les symptômes dépressifs sont avérés un traitement antidépresseur permet parfois une amélioration thymique. En cas d’échec à un traitement antidépresseur (c’est-à-dire bien observé pendant une période suffisamment longue), le traitement peut être modifié. Au-delà des traitements médicamenteux, la stimulation cognitive et l’étayage de l’entourage des proches et de la famille à un rôle majeur dans le confort psychique du patient.

Françoise – Saint-Maurice-la-Clouère
Je regrette vivement de ne plus rencontrer de gériatre dans l’accompagnement de mon mari depuis qu’il est en Ephad. Une fois placé, c’est le médecin de l’Ephad qui l’a pris en charge. Je me sens totalement dépossédée de sa vie. Alors pourquoi n’a-t-il plus d’entretiens avec son gériatre et son médecin généraliste ?

Le gériatre que vous avez eu l’habitude de voir reste forcément à votre disposition pour vous revoir avec votre époux ou seule pour répondre à vos questions. À un stade évolué de la maladie, il est vrai que les consultations auprès du spécialiste diminuent car l’essentiel est le confort du patient. Un déplacement au sein d’un centre de consultation pourrait être mal toléré par le patient et entraîner par exemple des troubles du comportement. Si vous éprouvez le besoin de cette consultation auprès du gériatre, il faut vous en ouvrir auprès du médecin traitant et du médecin coordonateur de l’Ehpad qui jugeront du bien fondé de cette demande.

Nicolas – Mignaloux
Se rend-on compte qu’on est malade quand on a cette maladie ?

Chaque patient est particulier cependant à un stade débutant les patients ont souvent une plainte de mémoire. Cependant, comparativement aux performances dans la vie courante et aux tests neuropsychologiques les patients ont tendances à sous estimé leurs difficultés. Avec l’évolution de la maladie et l’aggravation des troubles de mémoires la différence entre la conscience des troubles de mémoires et les performances cognitives augmente. Plus les troubles de mémoires augmentent plus le patient « oubli qu’il oubli ».

13 octobre

Les accidents vasculaires cérébraux : retrouvez toutes les réponses du Dr Matthias Lamy, chef de clinique dans le service neurologie du CHU de Poitiers.

Anne – Poitiers
A partir de quel âge le risque de faire un AVC augmente ?

Le risque d’AVC dépend de la cause sous-jacente responsable de l’accident vasculaire cérébral. On sait que le risque de maladie athéromateuse c’est dire de l’”encrassement” des artères des vaisseaux du cou et du cerveau et des pathologies cardioemboliques augmente avec les facteurs de risque cardiovasculaires (hypertension artérielle, diabète, tabagisme…) et le temps. On considère donc que le risque relatif augmente de manière proportionnel à chaque décennie (50, 60, 70, 80 ans…), mais dépend bien entendu de la cause sous-jacente.
Un AVC peut donc survenir à n’importe quel âge, mais augmente significativement après 60 ans, surtout en cas de présence de facteurs de risque non traités.

Josiane – Buxerolles
Ayant fait une OVCR, y a-t-il un risque de refaire ce type d’accident au même œil ou de faire un accident vasculaire cérébral. Quel est le pourcentage de récidive pour ce type d’accident ?

Une OVCR, ou occlusion de la veine centrale de la rétine, est un accident veineux et non artériel dont les mécanismes peuvent être multiples, notamment en lien avec des anomalies de la coagulation, des maladies hématologiques ou métaboliques (déshydratation, anomalie de la thyroïde, insuffisance rénale…) et également dépendantes des facteurs de risque cardiovasculaires (hypertension artérielle, diabète, tabagisme, âge…). Le risque de récidive de ce type de pathologie dépend donc de la cause et du bon suivi du traitement mis en place (souvent aspirine, voire anticoagulants dans certains cas). Le risque de récidive d’OVCR est donc exceptionnel, surtout si elle bien traitée. Les mécanismes des accidents artériels (AVC notamment, thrombose artérielle rétinienne type occlusion de l’artère centrale de la rétine ou neuropathie optique ischémique antérieure aiguë) ne sont donc pas les mêmes, mais il conviendra de traiter les différents facteurs de risque (traitement pour l’hypertension, équilibre d’un diabète et sevrage tabagique).

Dorothée – Montmorillon
Mon père et sa mère ont fait un AVC. Y a-t-il un facteur génétique dans les AVC ?

Tout dépend de la cause de l’AVC. Il existe effectivement des pathologies familiales (cardiopathies, c’est-à-dire maladie cardiologiques, des maladies des artères cérébrales, des maladies de la coagulation…) qui peuvent être héréditaires. De plus, certains facteurs de risque cardiovasculaires “classiques” ont également un caractère héréditaire, comme l’hypertension artérielle ou le diabète qui peuvent favoriser la survenue d’AVC.
Il serait donc intéressant de savoir si une cause a été retrouvée, si celle-ci est la même chez vos deux parents et s’il peut exister un caractère héréditaire ou un lien entre les deux. Votre médecin peut également réaliser un arbre généalogique afin de mieux se rendre compte de l’existence d’une éventuelle pathologie neurovasculaire dans votre famille.
Enfin, on sait que des AVC survenant à un âge jeune (souvent avant 55 ans) peuvent entrer dans le cadre de causes plus rares, parfois familiales.

Annie – Lésigny
Quels sont les premiers symptômes d’un AVC ?

Les symptômes de l’AVC dépendent de la localisation et de la topographie de l’artère atteinte.
Ceux-ci peuvent donc prendre des formes tout à fait variables, parfois frustes, surtout en cas d’AVC de “petite taille”.
Les symptômes qui doivent faire vous faire alerter les secours sont tous symptômes déficitaires de survenue soudaine, comme un trouble du langage, des fourmillements d’un hémicorps (c’est dire visage, bras et jambe du même côté), une baisse de la force dans un membre ou un hémicorps, des vertiges avec une sensation d’ivresse, une vision double… Parfois, une modification du comportement brusque peut aussi être un signe d’AVC.
Il faut dans ce cas appeler en urgence le 15, décrire les symptômes, l’heure exacte de début, les antécédents médicaux et les traitements si possible, car il existe une possibilité de traitement anticoagulant puissant pour déboucher l’artère, administrable dans les 4h30. Au-delà, le risque du traitement est trop important et les dégâts déjà trop importants pour une prise en charge “curative”.

Nicolas – Mignaloux-Beauvoir
Y-a-t-il des choses à faire pour éviter d’avoir un AVC ?

Le risque d’AVC augmente avec la présence les facteurs de risque cardiovasculaires (hypertension artérielle, diabète, hypercholestérolémie, tabagisme, âge et sexe…). Certains sont modifiables et contrôlables (tabagisme, hypertension, diabète) et d’autres non (sexe et âge).
Il conviendra donc de stopper un éventuel tabagisme, de limiter sa consommation d’alcool (maximum deux à trois verres de vin par jour), de pratiquer une activité sportive régulière et de bénéficier d’un suivi médical régulier (dépistage de la tension, diabète, bilan sanguin avec dosage du cholestérol…).

Gilles – Niort
A-t-on plus de risque de faire un AVC quand on en a déjà fait un ?

Le risque de récidive dépend de la cause sous-jacente et du traitement mis en place. En effet, le traitement dépend de la cause de l’AVC (ex : aspirine ou anticoagulants). Le risque de récidive n’est donc pas nul, mais drastiquement diminué grâce à un traitement pour “fluidifier” le sang dit “antithrombotique”, un contrôle strict des chiffres de tension artériel, des glycémies en cas de diabètes, un sevrage tabagique, une limitation de la consommation d’alcool en cas d’excès etc.

Annie – Montamisé
Un AVC, même pris en charge rapidement, laisse-t-il toujours des séquelles plus ou moins importantes ?

Pas toujours. Cela dépend de l’artère atteinte et de la cause de l’AVC. En effet, l’atteinte d’une petite artère profonde laissera moins de séquelle de celle d’un gros tronc artériel vascularisant une plage étendue du cerveau.
Il est dans tous les cas démontré qu’une personne faisant un AVC prise en charge dans les 4h30 par thrombolyse, c’est-à-dire un traitement anticoagulant puissant, aura un meilleur pronostic et donc moins de handicap que si aucun traitement spécifique n’est réalisé dans l’urgence.
Il peut parfois exister une recanalisation spontanée avec disparition des symptômes en quelques minutes, c’est ce que l’on appel un AIT : accident ischémique transitoire, ne laissant ni symptôme, ni anomalie visible sur l’imagerie cérébrale (scanner ou IRM).

Laura – Poitiers
Bonjour, on m’a diagnostiqué récemment un syndrome de Mélas tardivement car j’ai fait deux accident vasculaires cérébraux qui pouvaient faire évoquer le diagnostic. Je suis sourde, diabétique, de petite taille, avec un retard mental. Pensez-vous que les médecins aient pu se tromper ?

Il existe effectivement des pathologies congénitales dites “mitochondriales” transmise par la mère qui peuvent entraîner des AVC comme le syndrome de Mélas. Les symptômes que vous mentionnez sont compatibles avec ce diagnostic. Certains tests génétiques et des analyses des fibres musculaires peuvent conforter le diagnostic. Tournez-vous vers votre neurologue qui pourra vous réexpliquer tout cela.

Jean-René – Pouziou-la-Jarrie
Bonjour docteur, je suis atteint d’une cavernomatose familiale selon mon médecin, mais personne d’autre que moi n’est touché dans ma famille. Est-ce possible ?

Cela dépend de la mutation ayant entrainé la maladie. Il peut exister des cas “de novo”, c’est-à-dire une mutation survenue chez vous uniquement, donc non transmise par vos parents, mais ces cas sont relativement rares. Peut être existe-t-il d’autres cas dont vous n’avez pas eu connaissance (censure familiale ?). Un dépistage pourrait se discuter dans certains cas.

Josette – Saint-Servin
Monsieur le docteur Lamy, je présente régulièrement, tous les jours, des maux de tête et des douleurs aux jambes (surtout à droite) depuis que mon médecin m’a donné du kardegic après avoir fait un AVC  l’année dernière. Est-ce que je dois l’arrêter ?

Il faudrait voir avec votre médecin la nature de ces maux de tête et s’assurer de l’imputabilité de ce traitement dans leur survenue, bien que des cas de céphalées peuvent survenir sous aspirine. Dans tous les cas, il ne faudra pas arrêter ce traitement sans l’accord de votre médecin et de votre neurologue. D’autres molécules peuvent parfois être mieux tolérés, comme le clopidogrel, mais cela dépend bien entendu de la cause de votre AVC et de vos antécédents médicaux.
À noter aussi que les apnées du sommeil peuvent entraîner des maux de tête quotidiens avec de la fatigue et favoriser la survenue d’AVC.

Micheline – Thouars
Bonjour monsieur le docteur, j’ai eu deux accidents vasculaires cérébraux du même côté, à droite. Aujourd’hui, je suis hémiplégique du côté gauche et je souffre énormément. Mon dernier écho-doppler montre une occlusion des deux carotides et un peu des artères vertébrales selon mon médecin angiologue. J’ai très peur d’un nouvel accident et le chirurgien veut m’opérer, doit-je me faire opérer ?

Votre cas est donc complexe et je ne peux donc pas vous donner une réponse sans connaitre votre dossier médical. Il faudrait donc en discuter avec votre chirurgien et votre neurologue qui prendront la bonne décision.

Michel – Thouars
Est-ce que le kardegic, c’est pareil que le plavix ?

Il s’agit de deux traitements “fluidifiants le sang” en jouant sur l’agrégation des plaquettes et évitant ainsi la formation des caillots de sang.
Ces deux traitements ont un mécanisme d’action différents mais aboutissent à un effet fluidifiant sur les plaquettes. L’indication dépend donc de vos antécédents médicaux et de certains cas particuliers.

François-Xavier – Desmaisons
Bonjour, pourquoi lorqu’on a des problèmes cardiaques, on peut avoir des accidents vasculaires cérébraux ?

Il existe de nombreuses causes d’AVC, notamment d’origine cardiologique. La fibrillation auriculaire ou “arythmie cardiaque” représente près de 20 % des causes d’AVC tout confondu. Le cœur en battant de manière irrégulière et incoordonnée peut favoriser une stase sanguine, puis la formation de caillots au sein des cavités cardiaques qui peuvent à terme être “catapultés” dans les artères du cerveau (et également ailleurs dans l’organisme: rein, rate…).
Un traitement anticoagulant est donc souvent proposé pour éviter la formation de ces caillots.

 

14 janvier

Les accidents de la main : retrouvez toutes les réponses du Dr Raphaël Rolland, chirurgien du membre supérieur et de la main au CHU de Poitiers.

 

Etienne – Niort
Je pratique la boxe presque quotidiennement, dois-je m’inquiéter de souffrir des mains plus tard malgré le fait que je porte des gants ?

Pas spécialement. Le principal risque consiste en un accident : la fracture du 5e métacarpien (os situé en dessous de l’auriculaire), qui sera évitée par le port des gants et une technique de boxe adéquate.

Anne – Mignaloux-Beauvoir
Porter des bagues augmente-t-il vraiment les risques d’accident de la main ? Si oui, existe-t-il des solutions ou des astuces pour diminuer ce risque ?

Il existe en effet un risque, si la bague vient à s’accrocher dans un obstacle et arracher le doigt (ce que l’on appelle un « ring finger »). Heureusement cet accident est rare, mais il n’existe aucun moyen de prévention.

Yves – Vouillé
Je suis cycliste et je me suis fracturé plusieurs fois le scaphoïde, je souffre maintenant de pseudarthrose, y a-t-il un traitement ?

Il existe un traitement qui consiste à greffer de l’os prélevé sur vous-même afin de tenter d’obtenir une consolidation. Le but de ce traitement est de restituer l’os, diminuer la douleur, et à long terme éviter l’apparition d’une arthrose.

Claude – Gençay
Je me suis fracturée plusieurs doigts quand j’étais ados. Ai-je un risque plus important de développer de l’arthrose en viellissant ?

Si les fractures ont touché une des articulations du doigt, en effet le risque existe.

Céline – Poitiers
Bonjour Docteur, je travaille toute la journée sur ordinateur et j’ai peur de développer des problèmes de canal carpien comme ont beaucoup de mes collègues plus âgées. Que faut-il faire pour les éviter ?

Il est préférable d’utiliser un repose-poignet à la base du clavier, qui incite à travailler les poignets en extension plutôt qu’en flexion. Cela peut permettre d’éviter à long terme l’apparition d’un syndrome du canal carpien.

Pascaline – Mignaloux
Quels sont les bons gestes à adopter lorsque l’on perd un doigt ?

C’est une question très intéressante dont il est important de connaître la réponse. Le doigt sectionné doit être placé dans un sachet, au sec. Ce sachet doit être lui-même placé dans la glace. Il faut ensuite se rendre le plus rapidement possible au CHU de Poitiers ou dans un centre pratiquant la chirurgie de la main si vous n’êtes pas dans la région.

Alain – Vouillé
Quels sont vos conseils de prévention pour les accidents de la vie courante ?

Par ordre de fréquence des accidents :
– Ne pas taper dans les murs, sinon c’est une fracture du 5e métacarpien (os situé en dessous de l’auriculaire) à coup sûr.
– Lors des travaux de bricolage, bien respecter les protections des machines-outils.
– Toute plaie, même minime, de la main (surtout sur la paume), doit amener à consulter si elle est profonde. En effet les nerfs et les tendons y sont très facilement lésés car peu profonds.

Christine – Thouars
En cas de brûlure, quels sont les bons gestes à adopter ?

Mettre la main tout de suite sous l’eau froide. Un vieil adage dit qu’il faut mettre la main 15 minutes sous de l’eau à 15°C à 15cm du robinet (règle des 15). En pratique quelques minutes sous de l’eau bien froide et consulter rapidement.

Christine – Montmorillon
Docteur, dans notre famille nous sommes assez maladroits et il nous arrive régulièrement de nous couper ou brûler au niveau des mains. Je ne vais jamais aux urgences car j’estime qu’on ne doit pas encombrer les urgences pour si peu. Ai-je raison ? A partir de quel moment une coupure ou une brûlure peut devenir grave ?

Au contraire il ne faut pas hésiter à consulter, toute lésion négligée peut prendre de plus amples proportions si non prise en charge.
En cas d’accident grave, il faut contacter le numéro SOS Mains: 05 49 44 47 33. Un chirurgien vous répondra directement.

Patrick – Pouzou
Bonjour, menuisier de métier, j’ai perdu un doigt dans un accident du travail il y a une trentaine d’année. A l’époque, il n’y avait pas les techniques de maintenant qui permettent de greffer le doigt coupé et je me suis habitué à vivre avec un doigt coupé. Je me demande quand même si je pourrais avoir une prothèse et si oui, s’il elle serait remboursé par la Sécu ? Merci.

Il existe des prothèses à visée purement esthétique. Elles n’améliorent en rien la fonction du doigt coupé, et ne sont remboursées que dans de rares cas après accord préalable de la sécurité sociale. Rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul. Les menuisiers sont très nombreux parmi nos patients!

Micheline – Saint Benoît
Il y a quelques années, j’ai subi une opération de la main, suite à un accident, depuis je ressens de vives douleurs à chaque « changement de temps ». Comment les soulager naturellement ?

Hormis les antalgiques classiques, il n’y a malheureusement aucun remède naturel qui ait fait preuve d’une réelle efficacité à grande échelle.

Adeline – Poitiers
Est-ce vrai qu’il vaut mieux taper sur un clavier plat (ne pas utiliser les « rehausseurs ») pour éviter les douleurs aux mains et aux poignets en vieillissant ?

Pas forcément, chaque individu a une position qui lui est plus favorable et qu’il faut respecter. On sait juste qu’une hyperflexion prolongée du poignet peut faire apparaître des symptômes de canal carpien.

Paul – Buxerolles
Bonjour, comment peut-on répousser les rhumatismes et engourdissements de la main, dûs à l’âge ?

C’est une vaste question à laquelle il est difficile de répondre. En effet les causes sont multiples, et se traitent au cas par cas. Le plus souvent, en cas d’arthrose ou de canal carpien modéré, des attelles peuvent être faites sur mesure, parfois combinées à une infiltration, afin de ralentir l’évolution.

Michel – Jaunay-Clan
Parfois les articulations de mon annulaire et auriculaire (main droite) se bloquent totalement pendant quelques minutes, avant de refonctionner normalement. Comment pouvez-vous l’expliquer ?

Il s’agit très probablement d’un blocage des tendons fléchisseurs du doigt. On appelle cette pathologie un doigt à ressaut. Cela se traite facilement. Cependant le diagnostic ne pourra être posé avec certitude qu’à l’issue d’une consultation !

Pierre – Jarnac
En vieillissant, j’ai une main qui est toujours plus froide que l’autres, et je peux de moins en moins serrer, et faire la pince avec mon pouce et mes doigts.

Il est malheureusement impossible de poser un diagnostic précis à partir de symptômes peu spécifiques. Je vous invite à nous consulter afin que nous puissions vous examiner et vous fournir une réponse plus précise!

Sophie – Poitiers
Je n’ai pas bien effectué ma rééducation après une opération du poignet il y a quelques années, puis-je rattraper ce retard aujourd’hui ou est-ce que mes facultés sont définitivement perdues ?

La kinésithérapie est une étape fondamentale et indispensable après la plupart des chirurgies de la main ou du poignet. Il y a peu de chances que votre retard de rééducation puisse être rattrapé.

Myriam – Montamisé
Bonjour, J’ai entendu dire qu’on pouvait opérer le canal carpien sans ouvrir à l’aide d’une caméra. Ça me paraît curieux. Est-ce vraiment possible ?

Oui cela est tout à fait possible grâce à une petite incision à la base du poignet. Dans certains cas cette solution n’est pas réalisable (poignet trop petit, certaines maladies associées), mais la plupart du temps nous pouvons le proposer! Il faut savoir que les suites sont identiques à la solution “classique”, de même que les résultats à long terme.

Manuella – Avanton
Bonjour Docteur, J’ai des douleurs dans le pouce droit. Mon médecin m’a parlé d’une arthrose. J’ai lu sur internet qu’on pouvait remplacer l’articulation par une petite prothèse comme une toute petite prothèse de hanche. Pratiquez-vous cette opération ?

Vous devez très probablement souffrir d’une “rhizarthrose”, ou arthrose du pouce. Votre médecin a tout à fait raison dans certains cas la solution réside dans une prothèse. Le Dr Caroline Lozi et moi-même pratiquons cette intervention au CHU.

Michel – Poitiers
J’ai 73 ans , j’ ai les deux derniers doigts de la main qui sont toujours pliés. Je n’arrive plus à les étendre depuis quelques années. je n’ai pas de douleur mais ça me gêne pour bricoler . Mon père avait été opéré d’une maladie de Dupuytren à l’époque. N’est il pas trop tard pour m’opérer ? Merci.

Non, il n’est pas trop tard. A partir du moment où la main ne peut plus être posée à plat sur une table, il existe une indication à opérer. Bien entendu, moins on attend meilleurs sont les résultats.

7 avril

La chirurgie plastique et reconstructrice : retrouvez toutes les réponses du Dr Vincent Huguier, chirurgien plastique au CHU de Poitiers.

 

Pauline – Mignaloux-Beauvoir
A 30 ans passés, il me reste beaucoup de cicatrices d’acné sur le visage, existe-t-il des solutions sûres et sans risque pour les estomper ?

Cela dépend des cas, mais un lissage cutané par dermabrasion (ou parfois peeling) peut améliorer les cicatrices sans les faire disparaître. Rarement, de petites greffes cutanées peuvent être réalisées. Enfin, l’injection de graisse ou d’acide hyalironique peuvent également être proposée. Mais il n’est pas possible à l’heure actuelle de faire disparaître une cicatrice.

Mathieu – Neuville De Poitou
Bonjour docteur, j’ai le ventre d’une femme enceinte avec les vergeture je ne supporte pas mon ventre ça me donne mal au dos j’ai du mal à m’habiller je trouve ça moche le frottement me blesse avec ma ceinture ça me fait des marques noires sur la peau je ne sais plus comment faire pour m’en débarrasser malgré de multiples régime je n’arrive pas à perdre de poids et tout cela suite à une forte dépression qui m’a bloqué pendant 4 semaines dans un hôpital psychiatrique ?

La chirurgie plastique peut enlever un excès cutané et graisseux, mais ne permet pas de perdre du poids. Nous opérons après amaigrissement et non avant. Si vous souffrez d’obésité, vous pouvez bénéficier d’un suivit par un centre de l’obésité (il y en a un au CHU). Après amaigrissement, il est probable que vous pourrez bénéficier d’une plastie abdominale (la fiche de l’intervention se trouve sur le site du CHU, service chirurgie plastique).

Aude – Poitiers
Après une grossesse et une perte de poids, est-il possible de se faire retirer le tablier, qu’elle est la prise en charge ?

Il est effectivement possible de réaliser une plastie abdominale qui consiste à retirer l’excès de peau et de graisse au niveau de l’abdomen (il existe différentes possibilités d’interventions). En général, cette intervention laisse une longue cicatrice au dessus du pubis et autour du nombril. Les critères de prise en charge sont d’une part l’amaigrissement, et, d’autre part, la peau doit tomber pour recouvrir le pubis (une demande de prise en charge est systématiquement réalisée dans ce cas).

Catherine – Royan
Peut-on enlever tache rouge sang sur nez qui disparaît en appuyant dessus ?

Il s’agit très probablement d’un angiome qui peut être enlevé par laser ou électrocoagulation.

David – Avanton
Faut-il toujours faire un régime avant de se faire opérer pour une lipoaspiration du ventre ?

Il est important d’être à votre poids définitif. L’amaigrissement, s’il est indiqué, permet de perdre de la masse grasse sur l’ensemble du corps, alors que la lipoaspiration ne corrige qu’une zone précise. Ainsi, il est possible de compléter l’effort d’amaigrissement par une lipoaspiration ciblée sur les zones résiduelles. Avant une lipoaspiration, il est important de vérifier la tonicité de la peau qui doit se rétracter convenablement par la suite.

David – Avanton
Après une dépression et une hospitalisation lors d’une reprise de poids importante, est-ce qu’une lipoaspiration du ventre peut-être prise en charge ?

Il n’y a pas de prise en charge possible pour une lipoaspiration, alors qu’il existe des critères (énumérés précédemment) pour une dermolipectomie (résection de peau et de la graisse).

Patricia – Poitiers
Bonjour, j’ai été opérée d’une reconstruction de sein. J’ai une tendance aux cicatrices chéloïdes. Aucun médecin n’a pu à ce jour me répondre sur le risque de chéloÏde sur un tatouage. Je vous remercie pour votre réponse.

Tout le monde ne cicatrise pas de la même façon, certaines personnes ont effectivement tendance à produire des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes. C’est un sujet très complexe que nous étudions avec le laboratoire LITEC et qui constitue le sujet de ma thèse de sciences. Parmi les facteurs de risque, il y a la profondeur de la plaie et l’inflammation locale. Si le tatouage est effectué par un professionnel, que les injections ne sont pas trop profondes, en l’absence d’infection ou d’allergie, vous ne devriez pas développer de cicatrice chéloïde, mais vous prenez tout de même un risque…

Marie – Poitiers
Après de multiples régimes et la pose d’un anneau gastrique, je n’arrive pas à maigrir correctement et même quand c’est le cas, je perds beaucoup des seins et ma poitrine n’est pas belle, que puis-je faire ?

Peut être pouvez-vous bénéficier d’un suivi auprès d’un centre de l’obésité (il y en a un au CHU). Après stabilisation de votre poids, il sera possible de corriger votre poitrine.

Sonia – Buxerolles
A partir de quel âge peut-on faire opérer un enfant qui a les oreilles décollées ?

Le facteur limitant est l’épaisseur du cartilage, variable d’un enfant à l’autre. Nous attendons souvent 5 à 7 ans.

Hélène – Chasseneuil-du-Poitou
Certaines chirurgies esthétiques (beauté) sont-elles prises en charge par la sécurité sociale ?

Non, la différence entre une intervention esthétique et reconstructrice est qu’une intervention esthétique n’est jamais prise en charge par la sécurité sociale.

Nicolas – Pompaire
Bonjour, j’ai entendu dire qu’on ne pouvait plus faire recoller les oreilles des enfants avant un certain âge. Je trouve ça dommage car je trouve que plus c’est fait jeune et moins il en souffrira et s’en souviendra. Existe-t-il des moyens de contourner cette interdiction ? A l’étranger peut-être ?

Le facteur limitant est l’épaisseur du cartilage, variable d’un enfant à l’autre. Nous attendons souvent 5 à 7 ans. Souvent à cet âge, les camarades sont encore assez sympathiques…

Sylvie – Niort
Pratiquez-vous des interventions où le sein est retiré et reconstruit dans la foulée ? Si oui, y-a-t-il des contre-indications à cette opération ?

Oui, nous le réalisons fréquemment. De façon générale, la reconstruction ne doit pas gêner un éventuel traitement complémentaire tel qu’une chimiothérapie ou radiothérapie (ces traitements peuvent aussi altérer le résultat de la reconstruction). Dans ces cas, il est plus prudent de se concentrer sur le traitement du cancer, puis de procéder à la reconstruction dans un second temps.

LC – Poitiers
Je désire depuis 2011 une intervention chirurgicale appelée abdominoplastie suite à une perte de poids de 20 kg, mais pour le médecin expert de la sécurité sociale, je n’ai pas encore perdu assez (encore 10 kg à perdre) pour une prise en charge des frais. Combien m’en coûtera-t-il d’une intervention au CHU de Poitiers sans cette prise en charge ?

Il s’agit effectivement d’une intervention esthétique, c’est à dire que tout vous est facturé selon le ou les actes pratiqués. je ne peux pas vous donner une tarification sans vous avoir examiné afin de déterminer exactement l’intervention à réaliser.

David – Avanton
Comment se passe une lipoaspiration du ventre pour un homme ?

En général bien si l’indication est bonne. De façon concrète, cette intervention peut être réalisée sous anesthésie générale en ambulatoire, puis une gaine est à garder jour et nuit pendant un mois. Il faut ensuite attendre six mois avant d’avoir le résultat définitif, le temps que l’œdème se résorbe

David – Avanton
Combien de temps dure l’hospitalisation pour une lipoaspiration du ventre et après y a-t-il des soins réguliers à une fois domicile ?

L’hospitalisation dure mois d’une journée (chirurgie ambulatoire), puis les soins peuvent être réalisés par le ou la patient(e) au niveau des petites incisions cutanées.

David – Avanton
Quels sont les délais d’attente pour se faire opérer pour une liposuccion du ventre des cuisses ?

Ce qui est important est de vérifier l’indication opératoire, puisque l’intervention peut être plus ou moins longue (éventuelle dermolipectomie associée), ce qui peut influencer sur le délai opératoire. les délais sont variables selon le chirurgien. Pour plus de précision, vous pouvez contacter notre secrétariat au 05.49.44.43.03.