| LES SPECIALITES DU MANIPULATEUR | |
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| LA RADIOLOGIE
CONVENTIONNELLE
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1/
PRINCIPE
On explore les organes du
corps humain par l'utilisation des rayons X. L'intérêt est diagnostique. Elle
nécessite une table télécommandée, un pupitre de commandes, une source de rayons
X (appelée le tube), un film et des écrans fluorescents. Le patient est placé
entre la source (tube à rayons X) et le film récepteur. Selon la nature des
tissus traversés les rayons X seront plus ou moins atténués et donneront au
final une image radiologique contrastée.
La qualité du cliché
radiologique importe beaucoup pour l'interprétation faite par le médecin.
L'image obtenue n'est autre qu'une image de niveaux de gris différents. En noir,
on reconnait en principe les structures gazeuses et en blanc, les structures
osseuses. On repère les contours des organes, des zones liquidiennes normales ou
pathologiques, des corps étrangers, des calcifications,
etc...
La radiologie conventionnelle est divisée
en deux grands domaines :
A/ La radiologie standard
B/ Les examens radiologiques avec produit de
contraste
A/ La radiologie
standard
Cela consiste à contribuer à une exploration par les rayons X des différents
éléments du corps à des patients de tout âge pour des raisons traumatiques
ou autres. C'est la raison pour laquelle le manipulateur doit avoir un bon
contact avec les enfants et leurs parents. Il doit respecter les règles de
radioprotection, adapter les doses, et avoir recours à de nombreux artifices
pour une bonne immobilisation des patients. La préparation
psychologique du patient est indispensable afin d'obtenir sa
collaboration et une radiographie de qualité.
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Aux urgences :
Dans ce secteur particulier, le manipulateur fait partie d'une
équipe pluridisciplinaire. Il doit savoir faire preuve de sang froid,
car il doit être capable de réaliser un examen radiologique de qualité et
dans un délai le plus bref possible. Néanmoins, il doit prendre le temps
de s'adapter à la pathologie du patient. Parfois, le manipulateur des
urgences doit aller faire des radiographies en chambre (contrôle
post-opératoire ou personnes alitées non mobilisables) ou au bloc
opératoire. Il utilise alors, des appareils de radiologie mobiles (conf
photos sur le menu " lieux de stages " ).
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Au bloc
opératoire :
Le manipulateur peut
intervenir au bloc opératoire. Il se sert d'un appareil
appelé " amplificateur de luminance mobile " qui permet
d'apporter des indications complémentaires au chirurgien. Là aussi, le
manipulateur doit connaître, respecter les règles d'hygiène, d'asepsie et
de radioprotection.
B/ Les
examens avec " produit de contraste
"
Cette branche de la radiologie conventionnelle consiste à
opacifier plusieurs types de structures
anatomiques.
-
Opacification
par voie intracavitaire : exploration digestives, utérine,
articulaire, rachidienne,
appareil urinaire.
-
Opacification
par voie intraveineuse : exploration de l'appareil urinaire, du réseau
veineux.
-
Opacification
par voie intra artérielle : études du coeur et des
artères.
Les produits de contraste digestifs sont à base de sulfate de
baryum (baryte). En cas de contre-indications, les hydrosolubles
remplaceront la baryte.
En ce qui concerne les autres types d'exploration, des produits de
contraste iodés hydrosolubles seront injectés seulement après vérification
de l'abscence de contre-indications. |
2/ QUELQUES EXEMPLES
D'ICONOGRAPHIE
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Radiographie pulmonaire |

Radiographie de la jambe droite |

Ragiographie de face du genou
droit |
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Lavement baryté( opacification de l' intestin
et du côlon) |

Hystérosalpingographie (opacification de
l'utérus et des trompes de Fallope) |

Urographie Intraveineuse(UIV) : opacification
de l'appareil
urinaire |
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| IMAGERIE PAR
RESONNANCE MAGNETIQUE
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1/ PRINCIPE
a) Technologie
L'IRM signifie Imagerie par Résonnance Magnétique. Il
faut savoir que les tissus du corps humain sont composés essentiellement d'eau,
soit la molécule H2O. Le proton H+ de cette molécule est l'élément de base de l'IRM.
En effet, sous l'action d'un puissant champ magnétique
émis par l'aimant et d'une onde de radiofréquence, les protons des atomes
d'hydrogène H+ vont être excités. Lorsque l'on arrête cette excitation, les protons vont revenir à
l'état initial. C'est la relaxation. Chaque tissu a
son propre temps de relaxation. Cette relaxation des protons va délivrer de l'énergie. Cette énergie est captée par une antenne
receptrice qui est située sur le patient pour être
transformée en signal
électrique, puis convertie en image numérique. Les images sont obtenues dans les
trois plans de l'espace (axial, frontal, sagittal). Cette technique connait
de nombreuses indications (cardiaque, tumeur, neurologie, vasculaire,
ostéo-articulaire, etc...).
b) Position du
patient
L'IRM est une technique
d'imagerie non irradiante. Lors de l'examen le patient est positionné
confortablement sur la table. Des moyens de contention seront utilisés
afin d'éviter tous mouvements involontaires de la part du patient. L'immobilité
du sujet est indispensable à la réussite de l'examen. Il est parfois
nécessaire de sédater les personnes atteintes de troubles psychiatriques et
les enfants. Le patient ne ressent rien mis à part un bruit répétif et variable
en intensité " comparable à celui d'un marteau piqueur ". Pour éviter le plus
possible ce désagrément, on met alors des bouchons dans les oreilles
ou on fait porter un casque antibruit au patient. L'IRM est un tunnel
étroit de 60 cm de diamètre environ et peut poser parfois un petit
problème pour les personnes claustrophobes. L'équipe soignante est en contact
permanent avec le patient par le biais d'un interphone et d'une caméra
permettant de voir tous les moindres gestes du patient.
c) Préparation du
patient
Avant
d'entrer dans l'IRM, le patient devra quitter tous les objets ferro-magnétiques
(montres, barrettes dans les cheveux, bijoux, carte bancaire, etc...) qu'il
possède, et les laisser dans la cabine. L'IRM possède quelques
contre-indications :
- stimulateur
cardiaque,
-
éclats métalliques dans les yeux,
-
femme enceinte,
-
quelques prothèses,
-
stent, clips chirurgicaux, agrafes,
etc...
Il est
parfois nécessaire de faire une injection intraveineuse de gadolinium (produit
de contraste) pour renforcer le signal et mettre en évidence quelques
lésions.
2/
RÔLE DU MANIPULATEUR
- Accueillir et d'expliquer le déroulement de
l'examen au patient. - Vérifier impérativement que le
patient ne présente aucune contre-indication et qu'aucun objet
ferro-magnétique ne pénètre dans la salle d'examen. -
Installer confortablement le patient. - Poser
une voie veineuse et d'injecter le produit de contraste s'il y a
lieu. - Réaliser l'examen (paramètres d'acquisition,
antenne utilisée, indications du radiologue) tout en surveillant et
rassurant le patient.
POUR EN SAVOIR PLUS
SUR LA PHYSIQUE DE L'IRM, VOUS POUVEZ CONSULTER LES SITES
:
http://irm-francophone.com/htm/liens.htm ou http://www.md.ucl.ac.be/rdgn/fr/animations_IRM.htm
3/ QUELQUES IMAGES OBTENUES PAR IRM
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Coupe coronale du rachis
cervical |
Coupe axiale du rachis |
Coupe sagittale du
rachis |
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Coupe axiale du
crâne |

IRM cardiaque |

IRM du
genou
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LE
SCANNER
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1/ PRINCIPE
Le scanner utilise les rayons X pour
réaliser des coupes de la zone à explorer dans les trois plans de
l'espace. Le scanner est une sorte d'arceau comportant à la fois un tube
à rayons X et à son opposé, une série de détecteurs (conf images). Le patient se
trouve à l'intérieur de cet arceau.
Lorsque l'on fait une acquisition, le tube émet des rayons X qui vont
traverser le corps du patient et qui en ressortent atténués pour terminer
leur trajet dans les détecteurs. Ces derniers ont la capacité de calculer
l'absorption des rayons X et ainsi faire une différence entre la dose de rayons
X émise et reçue. Cette différence permet de connaître la densité des
tissus traversés. Par un système de convertisseurs analogiques numériques, ces
différences de densité sont transcrites en une image analysable et
interprétable.
Ces images sont directement transférées sur la console de traitement des
images et ensuite imprimées sur un film ou encore gravées sur cd-rom. A partir
de ces images, il est possible de réaliser des reconstructions en 3D.
Des scanners sont réalisés avec injection de produit de contraste iodé et
d'autres sans. Il est nécessaire pour certains examens de faire boire au patient
de l'eau ou de la baryte diluée (sulfate de baryum) ou bien encore de la
gastrografine, afin d'opacifier l'appareil digestif.
Il est réalisé parfois des examens interventionnels sous anesthésie
locale ou générale comme par exemple pour des ponctions ou bien des
biopsies.
Le scanner est aussi nécessaire à la réalisation de repérages anatomiques
et calculs de dosimétrie à la base du traitement des cancers en
radiothérapie.
2/ RÔLE DU MANIPULATEUR
Comme pour tout examen, le manipulateur se doit d'expliquer
le déroulement de l'examen au patient. Dans un même temps, le manipulateur
vérifie les éventuelles contre-indications.
Le manipulateur doit être capable de poser une voie veineuse afin
d'injecter un produit de contraste. Il doit veiller au bon déroulement de
l'examen (contrôle de la perfusion lors de l'injection pour éviter une
extravasation, etc...) et de savoir faire face à des situations d'urgences
(réactions allergiques ou autres).
Derrière la console du scanner, le manipulateur programme et
prépare l'acquisition des images en choisissant des protocoles en
rapport avec les organes à explorer. Il imprime les images et fait les
reconstructions nécessaires.
Scanner
abdominal
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Scanner des
sinus |
Scanner
pulmonaire |
Reconstruction 3D d'un
anévrysme de l'aorte
abdominale |
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RADIOTHERAPIE
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1/ LE PRINCIPE
Il y a plusieurs types de radiothérapie et notamment
:
-
la radiothérapie externe,
-
la curiethérapie endocavitaire et
interstitielle,
-
la radiothérapie
métabolique.
La radiothérapie externe consiste à provoquer, à partir de
sources de rayonnements électromagnétiques ou particulaires, une irradiation de
la tumeur (cancer) tout en épargnant les tissus sains. Le
traitement s'étale sur 6 à 8 semaines avec des séances quotidiennes
excéptées les week-end et jours fériés.
La curiethérapie quant à elle consiste à délivrer une dose
d'irradiation par implantation de sources radioactives (fils d'Irridium, etc...)
au sein même de la tumeur ou à l'intérieur d'une cavité naturelle.
La radiothérapie métabolique est un
traitement qui détruit certaines tumeurs par prise orale de
gélules d'iode radioactives (I131). Le traitement est réalisé dans un service
spécial de l'hôpital où la personne devra séjourner seule dans sa chambre,
durant une semaine pour éviter toute irradiation d'autrui.
2/ RÔLE DU MANIPULATEUR
Le principal rôle du manipulateur sera d'avoir
un bon relationnel avec les patients et d'être à leur écoute. Le
manipulateur voit quotidiennement le patient pendant plusieurs semaines et
il est important de savoir rassurer le patient, de répondre à ses questions. Il
devra s'assurer du contrôle régulier des prises de sang, et de l'état de
forme du patient.
Le manipulateur participe à la réalisation du traitement
de différentes manières :
- Il réalise sous la responsabilité
du radiothérapeute la séance de simulation du traitement du patient
(repérage). Pour cela, il doit bien connaître l'anatomie. Il s'agit là de bien
placer les champs d'irradiation ainsi que les caches plombés
éventuels.
- Il participe à la
réalisation de la dosimétrie avec les physiciens et les dosimétristes. Le
principe consiste à calculer la dose reçue par la tumeur et à bien
répartir ces doses sur l'ensemble des tissus. Pour cela, il est nécessaire de
faire un scanner dosimétrique et c'est le manipulateur qui
l'effectue.
- Enfin, il réalise le traitement
toujours sous contrôle du radiothérapeute. En effet, chaque jour, le
manipulateur repositionne à l'identique le patient avec tous les accessoires
définis durant le repérage (bolus, cache, filtre, cales, masques, etc...)
et effectue le centrage des différents faisceaux d'irradiation à
l'aide de lasers, de points de tatouages réalisés sur la peau du
patient lors de la simulation. Le manipulateur doit alors être rigoureux et
précis. Aussi, il doit faire un contrôle systématique de ces données
informatiques, et un film de contrôle hebdomadaire avant la séance afin de
vérifier le bon paramétrage des différents faisceaux.
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Un cache plombé |

Scanner dosimétrique d'une
tumeur |
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Salle de traitement avec
illustration des mouvements
possibles de la tête de l'appareil |

Schéma d'une curiethérapie du
sein |
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| LA MEDECINE
NUCLEAIRE
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1/ PRINCIPE
Elle peut être à visée diagnostique ou thérapeutique. On
utilise des sources radioactives non scéllées et scéllées (crayon de cobalt,
pastilles de cobalt utilisées pour créer des repères anatomiques lors des
scintigraphies).
Le déroulement de l'examen commence par
une injection ou inhalation d'une substance radioactive (parfois combinée
avec une molécule vectrice dans certains cas) que le manipulateur aura préparée
à l'avance sous la hotte ventilée du labo chaud. Le labo chaud est le lieu de
préparation des produits radioactifs. Ce produit va aller se fixer sur les
organes, glandes ou sur le squelette du patient en fonction de la molécule
vectrice combinée avec le produit radioactif (le plus couramment utilisé étant
le Technicium 99m : Tc99m). Une fois la sustance radioactive ancrée dans
l'organe intéressé, le patient sera installé sous une ou plusieures caméras
qui capteront les rayonnements gammas émis par les tissus " inbibés de
radioactivité ". Ces rayonnements seront ensuite convertis en images sur un
écran d'ordinateur.
Grâce aux scintigraphies, il est
possible de contrôler le bon fonctionnement d'un organe, d'une glande
et d'en déduire s'il y a une anomalie ou non.
La Tomographie par Emission de
Positons
Vous aurez sans doute entendu parler de la
TEP ou du PET-SCAN. Il s'agit de la même chose et cela signifie Tomographie par
Emission de Positons. Cet examen est très récent. Il permet d'obtenir des images
du corps entier dans les 3 plans de l'espace, mais avec l'utilisation d'un
produit radioactif. Ce produit est un peu différent des produits utilisés en
scintigraphie simple. C'est le Fluor 18 FDG (FluoroDésoxyGlucose). On l'utilise
dans la recherche de métastases, dans le bilan et le
suivi post-traitement de certains cancers.
2/ RÔLE DU MANIPULATEUR
Le manipulateur a toujours comme
devoir fondamental d'accueillir le patient en le préparant de façon correcte
(questions d'usage et explications) pour
l'examen.
En médecine nucléaire, le manipulateur travaille en alternance sur
plusieurs postes. Il peut se trouver au labo chaud, à l'infirmerie, et sur les
consoles d'acquisition.
- Le labo chaud
C'est le lieu de préparation des produits radioactifs. C'est
un travail qui demande de la rigueur, de la précision et de la concentration. Le
manipulateur est muni d'un tablier plombé ainsi que d'un cache thyroïde, il
prépare des produits radioactifs sous hotte dépréssurisée. Il calcule
précisément la dose et le volume de produit utile à la scintigraphie (en
fonction du poids du patient, du type de scintigraphie, et de la décroissance
radioactive).
- Infirmerie
Le manipulateur administre ou injecte les produits
radioactifs aux patients.
- Consoles
d'acquisition
Le manipulateur est responsable de la réalisation des images
et du bon fonctionnement des caméras.

Une caméra double
tête
Un labo chaud et sa hotte
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Scintigraphie
thyroïdienne |

Scintigraphie
osseuse |

Scintigraphie
cardiaque |
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| L'ELECTROPHYSIOLOGIE
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1/ PRINCIPE
Pour ce genre d'examens, on
recueille des courants électriques, des ondes mécaniques, et des ondes
électromagnétiques non ionisantes. Le plus connu et le plus usuel de ces
examens est l'EEG (Electroencéphalographie), mais il en existe de nombreux
autres comme les potentiels évoqués auditifs ou bien les électromyogrammes,
etc... C'est pourquoi nous allons parler
uniquement de l'EEG pour expliquer ce qu'est
l'électrophysiologie.
L'EEG consiste à
enregistrer l'activité électrique du cerveau sur un temps défini. On
obtient un réponse sous forme de tracé (conf l'image ci-dessous).
On fait un EEG en majorité pour
l'épilepsie. Il sert également à établir le diagnostic de diverses
anomalies du cerveau telle que l'encéphalite, la mort cérébrale et à
déterminer l'origine métabolique ou toxique d'un syndrome confusionnel
(désorientation dans le temps et dans l'espace, troubles de la compréhension et
de la mémoire, agitation, etc...). Cet examen n'excède que très rarement la vingtaine de
minutes. Il est totalement indolore, sans effet
secondaire.
2/ RÔLE DU MANIPULATEUR
Le manipulateur accueille
et installe le patient de façon correcte, le prépare physiquement et
psychologiquement. Il dispose également des électrodes sur l'ensemble du cuir
chevelu du patient avec l'aide d'une pâte adhésive ou bien d'un casque de
caoutchouc et les relient à une boîte têtière par des fils. Il vérifie ensuite
si les connections sont bien faites et s'il n'existe pas trop de résistance. On
appelle ceci le test d'impédance correspondant à l'inverse de la résistance
(1/R).Si ce test est bon, le manipulateur lance l'acquisition du tracé. Comme le
signal est faible, il doit l'amplifier.
Il doit aussi prévenir le
patient de ne pas bouger durant l'examen. Tout mouvement occulaire, et chaque
contraction musculaire sont visualisés sur le tracé et peuvent masquer
l'activité cérébrale.
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Exemple de salle
d'électroencéphalographie |
Schéma
de positionnement des électrodes pour un EEG
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Exemple de tracé
d'électroencéphalogramme |
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| MAMMOGRAPHIE
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1/ PRINCIPE
Cet examen permet de visualiser la structure d'un sein. On
utilise des rayons X comme pour la radiologie conventionnelle, mais on utilise
un appareil bien spécifique, appelé mammographe.
Lorsque
l'on radiographie un sein, on réalise deux incidences minimum afin d'avoir une
analyse complète du volume de la glande mammaire. Ces deux incidences sont les
suivantes :
- une
face 
- un
oblique à 60° 
Comme on peut le voir sur les précédentes images, le sein est compressé
progressivement entre deux sortes de plaques afin d'obtenir un cliché de
bonne qualité et un diagnostic fiable. Une fois terminée la mammographie,
la patiente est accompagnée dans une salle d'échographie où le radiologue
affinera son diagnostic par un examen clinique et une échographie de la glande
mammaire. Parfois, il est réalisé des cytoponctions mais sur un mammotome (conf
images en bas de page).
Cet examen est prescrit dans le cadre du dépistage de cancer du sein
ou bien en cas d'anomalies constatées par les patientes elles mêmes (nodules,
grosseur, écoulement, apparition d'une lésion sur la peau).
N.B : Cet examen peut
être réalisé chez les hommes bien que celui-ci soit rare.
2/ RÔLE DU MANIPULATEUR
La
mammographie est la plupart du temps réalisée par des femmes et vous
aurez compris pourquoi. Le rôle de la manipulatrice ou du manipulateur est
d'accueillir la patiente, d'expliquer le déroulement de l'examen et de
vérifier les contre-indications (femme enceinte) et le motif de l'examen. Quand
le médecin radiologue fait des cytoponctions, le manipulateur est présent pour
l'assister.

Un
mammographe Un
mammotome
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Incidence de face |

Incidence de
profil |
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| LA RADIOLOGIE
VASCULAIRE
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1/ PRINCIPE
Cela consiste à opacifier le système vasculaire à l'aide
d'une injection intra-artérielle de produit de contraste. Pour cela, le médecin
radiologue mettra en place un guide permettant de monter une sonde dans le
réseau artériel afin d'injecter à l'endroit voulu.
La radiologie vasculaire possède 2 enjeux :
- une visée diagnostique,
- une visée thérapeutique.
1/ Visée
diagnostique
Elle permet l'étude de l'ensemble
des artères et des veines d'une partie de l'organisme. Par exemple, il y a
possibilité d'explorer le tronc supra aortique ou bien les vaisseaux des membres
inférieurs. Ainsi, ceci permet la mise en évidence d'éventuelles anomalies
telles que : les anévrysmes, les sténoses ou bien les
angiomes.
Cet examen est réalisable en présence d'un médecin
radiologue, de manipulateurs, d'infirmières et parfois quand il est nécessaire,
d'un médecin réanimateur anesthésiste.
2/ Visée thérapeutique
Lorsqu'il est constaté de graves anomalies lors de l'exploration du
système vasculaire, il est parfois fondamental, dans la mesure du possible, de
les soigner. Il est préférable dans certains cas d'effectuer une anesthésie
générale.
Le
traitement se fait par la mise en place de coils, d'embols artificiels pour les
artères autres que les artères coronaires. Pour ces dernières, les
interventions se réalisent en salle de coronarographie.
2/ RÔLE DU MANIPULATEUR
Le
manipulateur travaille en binôme avec le médecin. Il est chargé de préparer la
salle, la table et le matériel nécessaire à la réalisation de l'examen dans
des conditions d'hygiène et d'asepsie identiques à celles d'un bloc opératoire.
De même,
le manipulateur accueille le patient, vérifie les contre-indications, son
dossier médical et lui explique le déroulement de l'examen.
Le
manipulateur sera chargé également du réglage et de l'utilisation des appareils
permettant de suivre la sonde, le produit de contraste, la prise de clichés et
le traitement des images.

crosse aortique
réseau
artériel du corps
entier un
coil

salle de radiologie vasculaire
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