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QU'EST-CE QUE L' HAD ?
Selon le décret du
2 octobre 1992 : " Les structures d'hospitalisation à
domicile permettent d'assurer au domicile du malade, pour une période limitée
mais révisable en fonction de l'évolution de son état de santé, des soins
médicaux et paramédicaux continus et nécessairement coordonnés. Les soins en HAD
se différencient de ceux habituellement dispensés à domicile par la complexité
et la fréquence des actes. "
La circulaire du 30 mai 2000 précise : " L'HAD concerne les malades, quel que soit leur âge, atteints
de pathologies graves aiguës ou chroniques, évolutives et/ou instables qui, en
l'absence d'un tel service seraient hospitalisés en établissement de santé.
"
CE QU'APPORTE
L'HAD
■ Au malade
■ A sa famille
-
Une
possibilité d'assister son proche au quotidien
-
Une
réduction du temps passé à l'hôpital
-
La garantie
d'une prise en charge coordonnée
■ Au service hospitalier
■
Au médecin traitant
■
A la collectivité
L'HAD,
QUAND ?
L'HAD, POUR QUI ?
-
Pour les patients favorables à
cette alternative
-
Pour les patients domiciliés
à proximité du CHU, des centres hospitaliers de Montmorillon et de Lusignan,
vivant à leur domicile ou résidant en EHPAD.
QUELLES PATHOLOGIES TRAITÉES EN HAD
?
Toutes les
spécialités sont concernées sauf la psychiatrie :
-
Cancérologie
-
Hématologie
-
Affections
cardio-vasculaires
-
Affections
respiratoires
-
Affections
neurologiques
-
Affections
ORL |
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QUELS SOINS
DISPENSÉS EN HAD ?
Des soins lourds, continus ou ponctuels :
-
Antibiothérapie
-
Analgésie
-
Traitement
immuno-modulateur injectable
-
Alimentation artificielle (entérale ou parentérale)
-
Pansements de tous types
|
-
Surveillance
post-chirurgicale
-
Education
-
Assistance respiratoire
-
Essai de réinsertion au
domicile
-
Accompagnement de fin de vie
-
Prise en charge de la
douleur, etc.
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QUELS
ACTEURS POUR L'HAD ?
La prise en charge
en HAD implique des acteurs hospitaliers et libéraux
■ Les acteurs hospitaliers
-
Les praticiens hospitaliers sont des prescripteurs
d'HAD.
-
Le médecin coordonnateur ne prescrit pas mais organise le
fonctionnement médical de la structure ; il veille à l'adéquation des
prestations fournies au malade et coordonne les informations médicales
nécessaires à la continuité des soins.
-
Le cadre de santé est responsable de l'unité et de sa gestion.
Il assure le relais d'informations et de collaborations extérieures.
-
L'infirmière coordinatrice est responsable de l'organisation de
la prise en charge : admissibilité, évaluation des besoins, recours aux
partenaires extérieurs, coordination des soins, planification du travail de
l'équipe.
-
L'équipe soignante assure les soins du patient au domicile et la
gestion des stocks de matériel nécessaire au domicile. Elle est le relais
entre le domicile et la structure hospitalière.
-
La secrétaire est le correspondant
téléphonique des différents acteurs ; elle assure la transmission des
courriers et réalise la saisie du codage de
l'activité.
■ Les partenaires extérieurs
-
Le médecin traitant, choisi par le patient, assure la prise en
charge médicale du patient à son domicile. Il peut aussi être prescripteur
d'une HAD.
-
Les intervenants libéraux (infirmiers, kinésithérapeutes)
complètent et / ou renforcent la prise en charge paramédicale du patient à son
domicile.
-
Les services sociaux de secteur peuvent délivrer des prestations
d'aide à domicile.
-
Les associations de gardes-malades à domicile apportent le
soutien aux personnes en soins palliatifs sous condition de ressources.
-
Les prestataires de services livrent le
matériel nécessaire à la prise en charge du patient à son domicile.
QUELLES MODALITÉS D'ADMISSION EN HAD
?
Toute admission d'un patient en HAD se fait à partir d'une
prescription médicale précisant la demande.
A partir de là, une analyse de l'admissibilité du patient en HAD est
réalisée. Elle porte sur :
-
La validation
médicale par le médecin coordonnateur de l'unité
d'HAD,
-
L'accord du médecin
traitant,
-
La motivation du
patient et celle de sa famille pour le recours à
l'HAD,
-
La situation sociale
du patient.
Le médecin prescripteur et
l'infirmière coordinatrice de l'unité d'HAD élaborent un projet thérapeutique
tenant compte des aspects clinique, psychologique et social de l'état du
patient.
-
Après évaluation des
soins et estimation de leur faisabilité au domicile (association des
partenaires : infirmière libérale, kinésithérapeute, aide à domicile, loueur
de matériel...) le médecin coordonnateur prononce l'admission du malade pour
une durée limitée, réévaluable en fonction de l'évolution de son état de
santé.
-
Le médecin traitant
assure le suivi du malade au domicile : il effectue le nombre de visites
jugées nécessaires et au moins une visite par
semaine.
-
Les infirmières effectuent un ou plusieurs
passages quotidiens.
Les délais d'admision en HAD seront d'autant plus
courts que la demande en HAD aura été
anticipée.
QUEL FINANCEMENT POUR L'HAD
?
Les frais inhérents à
l'hospitalisation du patient incombent au CHU. Ainsi, sont pris en charge par
l'unité d'HAD :
-
Le paiement des partenaires
extérieurs,
-
Les médicaments prescrits par le
médecin traitant,
-
Les fournitures médicales
(aiguilles, seringues, pansements, perfusions...),
-
Les fournitures hôtelières (changes
complets, alèses...),
-
Le matériel médical loué (lit
électrique, fauteuil, déambulateur...),
-
Les transports nécessaires aux
soins liés a l'HAD,
-
L'enlèvement des déchets d'activité
de soins.
L'UNITE
HAD DU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE POITIERS
■ Capacité
■ L'équipe est
composée
-
d'un médecin coordonnateur
-
d'un cadre de santé
-
d'une infirmière coordinatrice
-
d'une équipe d'infirmièr(e)s
-
en fonction des besoins :
infirmières libérales, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychologue,
assistantes sociales...
■ La continuité des soins
■ Pour nous joindre
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L'EQUIPE DE L'HAD
-
Pascal Roblot, PU-PH, médecin coordonnateur de
l'HAD
-
Agnès
Charrier, cadre supérieur de santé du pôle médipool
-
Pascale
Pelletant, cadre de santé de l'HAD
-
Brigitte
Larre, infirmière coordinatrice
-
l'équipe
d'infirmièr(e)s
En fonction des besoins : infirmières
libérales, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychologue, assistantes
sociales....
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UN RENFORCEMENT DES
ALTERNATIVES A L'HOSPITALISATION
■ CHU-magazine n°60 - juin 2010
QUAND
L'HÔPITAL SE DEPLACE CHEZ LE PATIENT
■ Centre presse / La Nouvelle
république - 25 mai 2010
QUESTIONS
AU... Pr Pascal Roblot, coordonnateur médical du pôle médipool et de l'HAD
Le service
d'hospitalisation à domicile du CHU de Poitiers comptait 15 places à sa création
en 2006. Afin de répondre à la demande, cinq places de plus ont été ouvertes en
2008, puis en 2009, et l'HAD disposera de 30 places au 31 décembre prochain.
Le développement de cette alternative à
l'hospitalisation traditionnelle ne s'arrête pas là. Deux antennes HAD du CHU,
de 10 places chacune, seront mises en place progressivement à Lusignan (depuis
le 19 octobre) et à Montmorillon (à compter de janvier 2010), par coopération
avec les centres hospitaliers locaux.
Quelles sont les
conditions pour bénéficier de l'HAD ?
Pr Roblot : Les soins
en HAD se différencient de ceux habituellement dispensés à domicile par la
complexité et la fréquence des actes. Les besoins de soins doivent être
conséquents et ne relèvent pas de l'ambulatoire.
Toute admission d'un patient en HAD se
fait à partir d'une prescription médicale validée par le médecin coordonnateur
de l'unité d'HAD et en 00000000000accord avec le médecin traitant. Un projet
thérapeutique, tenant compte des aspects clinique, psychologique et social du
patient, est d'ailleurs défini par ces deux médecins et par l'infirmière
coordinatrice d'HAD : traitement de la douleur, chimiothérapie, soins
palliatifs& La motivation du patient et l'adhésion de son entourage pour le
recours à l'HAD sont indispensables. Une étude préalable est également menée
afin d'évaluer l'environnement du patient (logement, soutien, conditions de
vie&). Le médecin traitant assure le suivi du malade au domicile et les
infirmières effectuent un ou plusieurs passages quotidiens. Les patients doivent
habiter dans un périmètre situé à 30 mn de la structure d'HAD.
Quelles sont les
contraintes et les avantages de l'HAD ?
Pr Roblot
: Les témoignages des patients concernés par l'HAD et de leurs
proches sont majoritairement positifs quant au confort qu'apporte l'HAD : être à
domicile parmi ses éléments personnels, ses habitudes, entourés et soutenus par
leurs familles. Toutefois, certains proches nous font part de leur difficulté à
vivre la maladie au domicile et particulièrement dans les conditions de fin de
vie. Un certain épuisement moral et/ou physique peut alors apparaître. L'unité
d'HAD leur propose alors l'aide de l'équipe mobile de soins palliatifs,
partenaire de la structure, et des rencontres avec la
psychologue.
En quoi le développement
de l'HAD représente-t'il une évolution culturelle (doublement de la capacité et
extension géographique...) ?
Pr Roblot : L'HAD
représente une des alternatives à l'hospitalisation, développées ces dernières
années face à la demande croissante des patients. Elle permet aux professionnels
de santé de l'établissement de sortir des « murs » de l'hôpital pour aller à la
rencontre du malade et prendre en compte sa personne dans son ensemble avec son
environnement social et familial. Elle permet une collaboration constante avec
le médecin traitant, acteur du projet thérapeutique, ainsi qu'avec les réseaux
spécialisés déjà implantés sur le territoire et notamment en milieu rural
(réseau gérontologique, CLIC&). L'hospitalisation à domicile s'inscrit dans
le schéma régional d'organisation sanitaire, pour une offre de soins de qualité
accessible au plus grand nombre.
Les antennes de Lusignan et de
Montmorillon pourront s'organiser de manière autonome, sous la direction
administrative de la structure HAD de référence du CHU de
Poitiers.
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