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UN PEU D'HISTOIRE

 
 
Statut juridique
Compte tenu de sa vocation régionale liée à sa spécialisation, le Centre Hospitalier de Poitiers est un Centre Hospitalier Régional devenu Centre Hospitalier Universitaire depuis le 20 février 1961.
Conformément à l'ordonnance du 30 décembre 1958, c'est un Etablissement Public de Santé dont les missions de service public sont des missions de soins (curatifs et palliatifs), de prévention, d'enseignement et de recherche.
Comme tout Centre Hospitalier Universitaire, il est dirigé par un Directeur Général et administré par un Conseil d'Administration présidé par le Maire de Poitiers.
Le Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers compte deux sites : l'Hôpital de la Milétrie pour le court et moyen séjour et l'Hôpital gériatrique Louis Pasteur pour les soins de suite et le long séjour.
 
 
Evolution historique
C'est avec l'aumônerie Notre-Dame-la-Grande que commence l'histoire du Centre Hospitalier. Cette aumônerie, située en face de l'église du même nom, avant été fondée avant 1200 et était la plus importante de la ville. Au début du XVIe siècle, la municipalité en avait pris le contrôle pour en faire l'Hôtel-Dieu ou hôpital des malades de la ville de Poitiers. Un siècle plus tard, était créé l'Hôpital Général, rue Jean Macé, destiné aux indigents de la ville dont les vieillards.
 
L'Hôtel-Dieu
L'Hôtel-Dieu-Notre-Dame ne comprenait qu'une vingtaine de lits. Trop petit, et situé en face du marché de la ville, il fut vite question de le déplacer. Louis XIV, de passage à Poitiers, en le visitant, en fit la demande et avança même des fonds. Mais, pour des raisons diverses, ceci ne pu se faire, et l'Hôtel-Dieu dû s'agrandir sur place pour atteindre une centaine de lits à la fin du XVIIIe siècle. Les bâtiments existent encore et abritent la Faculté de Droit. C'est grâce aux guerres de Vendée et aux confiscations des édifices religieux, que la volonté du Roi-Soleil pu être exécutée. L'Hôtel-Dieu est alors transféré dans les bâtiments de l'ancien Grand Séminaire (l'Hôtel Pinet où siège actuellement l'Université). Hôtel-Dieu civil et militaire, il comprend alors 300 lits et gardera cette capacité jusqu'au milieu du XIXe siècle. On construit alors la Maternité, l'Ecole de médecine, puis le pavillon des contagieux, l'aile militaire, le sana et on réquisitionne une partie de la caserne Dalesmes. Dans les années soixante, l'Hôtel-Dieu devenant Centre Régional Universitaire, il lui faut encore s'agrandir... ce qui s'avère vite impossible sur place, entraînant le départ vers la Milétrie.

Ancien Hôtel-Dieu au XVlll eme siècle

 
L'Hôpital de la Milétrie
Dans les années trente, le domaine de la Milétrie est acheté par le département pour y construire l'hôpital psychiatrique. La guerre suspend ce projet qui ne reprendra qu'en 1950. Un peu plus tard, dans la partie ouest du domaine, se construisent des pavillons d'hospitalisation, René Le Blaye en 1954, Camille Guérin en 1965, René Beauchant, Georges Heuyer, Joseph Garnier et l'Ecole d'Infirmières en 1970. La " tour " Jean Bernard est ouverte en 1980. Dans les vingt dernières années, de nombreuses extensions ont été réalisées : le bâtiment de l'Etablissement Français du Sang (EFS), le satellite technique accueillant notamment les services de Réanimation chirurgicale et de Réanimation médicale. A René Beauchant, l'extension du pavillon permet la constitution d'un pôle "CSur-Poumons", répondant à de nouveaux besoins en matière de prise en charge dans cette spécialité. Actuellement, un pavillon se construit pour les urgences et un bâtiment se projette pour le cancer.


L'Hôpital Général 
Créé en 1657, il avait pour mission  "d'enfermer" les pauvres de la ville, de recueillir les enfants abandonnés et les vieillards invalides. Au XVIIIe siècle, lors de famines, il hébergera près de 700 personnes. Après la Révolution, il perd son caractère carcéral, garde son caractère social avec les enfants abandonnés et les vieillards et prend un caractère sanitaire avec les aliénés. Il sera fermé en 1927, les aliénés étant transférés transitoirement sur Pasteur. Il reprendra du service en 1937 comme lieu d'hébergement des réfugiés espagnols, et retrouvera une mission sanitaire en 1940 avec l'arrivée des malades de certains hôpitaux de la Moselle.


L'Hôpital gériatrique Louis Pasteur
Au milieu du XVIIIe siècle, dans le faubourg du Pont-Neuf, l'Hôpital des Incurables de la Province du Poitou avait été créé par des personnes charitables, sous l'égide du Père Grignion de Monfort et de l'Emery d'Echoisy, Grand Prieur d'Aquitaine. Il avait pour mission d'héberger les malades incurables qui n'étaient pas acceptés dans les autres hôpitaux. Les possibilités d'agrandissement étant plus importantes qu'à l'Hôpital Général, il va récupérer progressivement les fonctions de ce dernier et, pour ce faire, s'agrandir sur les anciens terrains de l'abbaye Saint-Cyprien. Les bâtiments de celle-ci avaient été démolis à la Révolution, laissant place au Jardin des Plantes et à une Magnanerie. En 1870, lors de l'installation du Jardin des Plantes à sa place actuelle, les Dominicains construisirent sur le site un couvent dont ils furent chassés en 1901 par la loi sur les congrégations. Le couvent, initialement occupé par l'armée, fut acheté par les Hospices en 1922, ce qui permit, quelques années plus tard, de fermer l'Hôpital Général. La même année, l'Hôpital des Incurables perdit son nom pour prendre celui de Louis Pasteur, dont on célébrait le centenaire de la naissance.

Les malades psychiatriques y furent soignés jusqu'en 1950, puis transférés sur les pavillons de La Milétrie. En 1970, le centre Psychothérapique de la Vienne fut séparé juridiquement du CHU et est aujourd'hui devenu le Centre Hospitalier Henri Laborit.

L'Hôpital Louis Pasteur a fait l'objet ces dernières années de nombreuses modifications avec la fermeture des locaux du XVIIIe, le réaménagement des locaux du XIXe et la construction de pavillons, à la fois sur son site et sur celui de la Milétrie, avec le pavillon Maurice Salles.

 

 

2 rue de la Milétrie 86000 Poitiers

Tél : 05 49 44 44 44

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Dernière mise à jour : 04/02/2012