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LE RESEAU HEPATITE C

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Les hépatites

 

 C'est quoi une hépatite ?

 Hépatite Virale C

 Est-ce-que c'est grave ?

 Comment fait-on le diagnostic d'infection au VHC ?

 Quels sont les modes de transmissions ?

 Comment peut-on l'éviter ?

 Y-a-t-il un traitement ?

 

C'est quoi une hépatite ?

L'hépatite est une inflammation du foie appelée communément jaunisse, mais en fait cette jaunisse est rare. Lorqu'il existe une hépatite, on trouve dans le sang une augmentation de certaines enzymes appelées transaminases. Les causes les plus fréquentes des hépatites sont une infection du foie par un virus surtout A, B ou C, certains médicaments ( et on dit hépatite "médicamenteuse" ), l'alcool ( hépatite alcoolique ).

 

L'hépatite virale C

Le plus souvent, il n'existe aucun signe clinique. L'hépatite aiguë peut se traduire par une fatigue d'intensité variée et rarement une jaunisse.
Dans 75 % des cas, les infections par le virus C ( VHC ) durent plus de 6 mois : c'est l'hépatite chronique. Si les transaminases ont augmenté, on fait une ponction biopsie hépatique ( vous pouvez voir une séquence :
Vidéo Biopsie Hépatique ).
La biopsie hépatique consiste à prélever un minuscule morceau de foie qui sera analysé au microscope afin de savoir s'il existe une inflammation, une destruction des cellules du foie appelée nécrose et des lésions de cicatrisations appelées fibroses. Cette étude histologique permet d'évaluer la gravité de l'hépatite et de prédire son potentiel évolutif. Ces éléments sont essentiels pour la prise en charge de la personne malade car ils permettent de savoir s'il existe une indication à un traitement. Ainsi, si l'hépatite n'est pas active, celui-ci n'est pas pour l'instant recommandé. Une nouvelle biopsie sera répétée 3 à 5 ans plus tard afin de juger l'évolution de la maladie. Par contre, si l'hépatite est active, un traitement est indiqué afin de stopper l'évolution vers la cirrhose.

Aujourd'hui, des méthodes moins invasives de mesure de la fibrose du foie ont fait leur apparition. Il s'agit de calculs réalisés à partir de marqueurs biologiques du sang. A partir d'une simple prise de sang, on peut donc évaluer le degré de fibrose du foie : il s'agit du FibroMètre et du FibroTest.

 

Est-ce-que c'est grave ?

Environ 20% des malades ayant une hépatite chronique développent une cirrhose après 10 à 20 ans d'évolution. Au stade de cirrhose, le risque de cancer du foie est de 3% par an. La consommation de plus de 2 verres de vin ou de boissons alcoolisées par jour favorise la survenue de la cirrhose.

 

Comment fait-on le diagnostic d'infection par un VHC Virus de l'Hépatite C ) ?

Le diagnostic biologique repose sur un test sanguin qui permet la mise en évidence d'anticorps anti-VHC. Ce premier test doit être confirmé par un deuxième. La positivité de ces deux tests indique que la personne a été en contact avec le virus. Une recherche du virus, plus exactement de son ARN par méthode PCR, permet de savoir si l'infection est toujours active. On peut préciser la "race" du virus (son génotype) et sa quantité (charge virale).

 

Quels sont les modes de transmission ?

Le VHC se transmet essentiellement par voie sanguine. Les 2 facteurs de risque principaux sont la transfusion sanguine avant 1991 et la toxicomanie, chez les utilisateurs de drogues intraveineuses. Le risque est lié au partage des seringues, des aiguilles, du coton et de matériels de préparation. Il existe aussi un risque élevé de transmission du VHC lors de l'utilisation intranasale de cocaïne avec échange de pailles par ulcérations de la muqueuse du nez. La transmission sexuelle est très rare. La transmission mère-enfant est également très rare ( inférieure à 5%).

 

Comment peut-on l'éviter ?

En cas de poursuite de la toxicomanie intraveineuse, il faut utiliser ses propres seringues et aiguilles, sa propre cuillère, son propre coton, et ne pas pomper à plusieurs la même solution de poudre. En cas de sniff, il faut utiliser sa propre paille. Bien entendu, nous recommandons d'éviter les toxicomanies. Les objets de toilette personnels ne doivent pas être prêtés ( brosse à dent, rasoir, coupe-ongles ).

La transmission du virus par voie sexuelle étant très rare, les relations sexuelles dans un couple stable ne nécessitent d'être protégées qu'en cas de lésions génitales susceptibles de saigner ou au moment des règles. En cas de partenaires sexuels multiples, il faut utiliser des préservatifs surtout pour le risque de contamination du VIH et du virus de l'hépatite B.

 

Y-a-t-il un traitement ?

Le traitement des hépatites chroniques virales C est pris en charge à 100% par la sécurité sociale.

1. Médicaments

L'association Interféron pégylé associé à la Ribavirine est le traitement optimal actuel.

L' Interféron pégylé

  • doit être injecté une fois par semaine dans un pli de la peau dans l'abdomen ou dans une cuisse.
  • Il existe sous deux formes :

Interféron alpha 2a commercialisé sous le nom de PEGASYS. La dose injectée est indépendante du poids du malade ;

Interféron alpha 2b commercialisé sous le nom de VIRAFERON PEG. La dose injectée est dépendante du poids du malade.

La Ribavirine est à avaler sous forme de comprimés ( COPEGUS ) ou de gélules (REBETOL).

Toute conception d'un enfant pendant le traitement et les 6 mois qui suivent doit être évitée car la Ribavirine peut être toxique pour le foetus. Le dosage est à adapter au poids lorsque les malades sont infectés par un virus de génotype 1 ou 4.

2. Durée du traitement

Si l'infection est due à un virus de génotype 2 ou 3, il dure 6 mois.
Si l'infection est due à un virus de génotype 1 ou 4, il dure 48 semaines.

En cas de responsabilité d'un virus de génotype 1, le traitement doit être évalué au bout de 3 mois ; s'il n'est pas efficace, le médecin propose de l'arrêter.

3. Résultats :

Chez les malades jamais traités ( appelés "naïfs" ), on obtient avec cette association ( bithérapie ) un taux de disparition du virus de 61% ( virus indétectable après 12 mois de traitement ).
Les résultats sont fonction du génotype du virus. Le taux de réussite est de 48 % avec les patients infectés par le virus 1, il est de 88 % pour les patients infectés par le virus 2 et 3.

La transplantation hépatique est indiquée en cas de cirrhose sévère et chez les malades chez lequels la cirrhose s'est compliquée de cancer du foie.

novembre 2006

2 rue de la Milétrie 86000 Poitiers
Tél : 05 49 44 44 44

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Dernière mise à jour : 11/03/2010